L’Avare, on y court !
20 Nov
2017

La langue reste si belle, si évocatrice, l’histoire intemporelle et le jeu des acteurs est formidable de justesse. Trois bonnes raisons d’aller s’enchanter au Théâtre 14 !


Quand l’amour se heurte à la sévérité d’un père doté d’une incommensurable radinerie, qui affiche un égoïsme terrible et refuse de voir ses enfants grandir et s’éprendre. Quand les enfants voient bafouer leurs purs sentiments, quand les domestiques s’en mêlent et veulent que l’amour triomphe…Molière nous régale de cette pièce fine, enlevée et drolatique dans ses accents, dans ces jeux de scène.

Le décor est sobre, presque dépouillé, un jardin a l’abandon où git, bien caché, un trésor figuré par une cassette, gardé par Harpagon. Ce jardin résonne d’orages à la fois passionnels et à la fois météorologiques, bien sonores.

Car la clé chez Molière est bien la passion double ici, passion amoureuse des enfants, passion destructive d’Harpagon pour sa cassette. Les acteurs, mené par Emmanuel Dechartre remarquable en son rôle de père-tyran, s’appellent Cédric Colas en Cléante, magnifique, notamment dans sa scène avec Mariane, incarnée par Katia Miran. Charlotte Durand-Rocher en Elise amoureuse de Valére, dit avec sincérité ses sentiments pour son beau gentilhomme. Celui-ci, Guillaume Bienvenu, occupe justement sa place. Frosine, Fréderique Lazarini également metteur en scène, joue l’intrigante qui persuade Harpagon que Marianne, sans dot, ignore les dépenses. Elle en espère une récompense. Maitre Jacques, avec faconde dit son ennui et sa difficulté à faire la cuisine avec si peu de moyen, il est Michel Baladi.

Bref, la mise en scène valorise chacun, le tonnerre gronde en arrière-plan et les acteurs donnent tout leur jus. Petit bémol, les costumes d’aujourd’hui qui resitue la pièce, à notre époque mais manque de charme.

L’Avare de Molière, mise en scène : F.Lazarini, dramaturgie : Henri Lazarini, avec Emmanuel Dechartre, Michel Baladi, Guillaume Bienvenu, Cédric Colas, Jean-Jacques Cordival, Charlotte Durand-Rocher, Denis Laustriat, Didier Lesour Katia Miran.
Théâtre 14, 20 av Marc Sangnier 75014 Paris. Tel : 01 45 45 49 77.

Blaye au comptoir à Paris aujourd’hui et demain !
8 Nov
2017

Encore ce soir et demain, des bistrots parisiens vous accueillent pour vous offrir un verre de Blaye, des vignerons sont la pour vous parler, avec amour de leur vin !


L’opération existe depuis 21 ans à Paris et 11 ans à Bordeaux. Elle contribue à faire connaître ce vin de Blaye côtes de Bordeaux. Une quarantaine de vignerons s’invite dans des bistrots et restaurants à Paris, Bordeaux et pour la première fois à Bruxelles cette année, pour célébrer ce vin à majorité rouge, soyeux, aux fins tannins.

Les Parisiens aiment cette opération et sont toujours heureux de déguster ce vin, de le mieux connaître, dans une ambiance toujours conviviale.

Le rapport qualité-prix est excellent et les vignerons savent en parler si joyeusement en faisant déguster leur production, que les Parisiens craquent et en redemandent.

Rappelons que Blaye est membre de l’Union des Côtes de Bordeaux qui regroupe 5 aoc : Blaye, Cadillac, Castillon, Francs et Sainte Foy Bordeaux

Plus d’info : www.blaye-au-comptoir.com

Plaisirs gourmands tout en rose !
1 Nov
2017

Vous connaissez le biscuit rose de Reims, autrefois trempé dans un verre de vin de champagne, il ne se délitait pas pour le plaisir des gourmands, mais fondait doucettement sur le palais! Voila aujourd’hui des recettes à base du fameux biscuit.

Son craquant, son petit goût vanillé, sa couleur appétissante en font, outre la joie de le croquer, la base formidable à des variations intéressantes, telles que soufflé, bûche, parfait, charlotte ou couronne…

Essayez donc le tiramisu façon champenoise, l’achat de biscuit rose réduit en poudre facilite grandement la confection de ce gâteau, originaire de Florence, qui signifie « Remonte-moi ». Le vacherin meringué, magnifiquement illustré, est une invite à la gourmandise ! Et que dire de la soupe aux fraises ou du macaron garni aux petits fruits des bois.

Mousseux, sablés, brioche, saint-honoré, fraisier ou succès, les desserts sont tous délicieux, faciles à réaliser dans l’ensemble.

La richesse de ce livre tient aussi aux encadrés historiques qui fourmillent et cultivent les gourmands. Ainsi l’histoire de la Chantilly, crème enlevée et aérienne autrefois crée semble t’il, par les cuisiniers de la reine Catherine de Médicis qui travaillaient la crème fraiche avec des tiges en genêts en guise de fouet.

Un ouvrage à avoir chez soi ou à offrir à sa belle-mère préférée pour qu’elle se mette au piano !

Variations gourmandes autour du biscuit rose, par Lise Béséme-Pia, Pascal Ferrat, Laurent Rodriguez, 25 euros, Editions de la Martinière.