La Maison du Chocolat : l’oeuf masqué
4 Fév
2019

La célèbre Maison a choisi, pour honorer Pâques, une série d’oeufs de pays producteurs de chocolat, joliment décorés et tellement gourmands !

Couleurs flamboyantes pour le Brésil, façon bois avec stries de cacao pour le Ghana, imitant la lave rouge des volcans de Java..les œufs de Pâques signés Maison du Chocolat affichent la couleur et la création innovante !

Le chef Nicolas Cloiseau, créateur et meilleur ouvrier de France (MOF) s’est déchainé en beauté sur le cru 2019. Et le résultat n’est pas que visuel, il est évidemment gourmand ! Saveurs épicées, goûts fruités, douceurs et plénitude du chocolat travaillé à merveille, on en redemande pour fêter la Résurrection par les cloches qui de Rome, vont faire tomber les oeufs dans les jardins de France ! Les enfants admireront les masques et les parents apprécieront les saveurs et la qualité.

Des tablettes merveilleuses



Par ailleurs, la Maison du Chocolat révolutionne ses tablettes avec six variétés épatantes. Tapage Noisette au lait fondant et éclats de noisettes grillées, Passion Vibrante avec bi-couche fruit de la passion très acidulé et chocolat crêpe dentelle, Pécan Blondinet, mon préféré ! Chocolat blanc caramélisé et chocolat lait noix de pécan, Cavale Fruits Secs avec chocolat noir, fruits secs, Noisettes Démentes avec noisettes entières et chocolat lait. Enfin, Blanc Frissonnant , du riz soufflé avec du chocolat blanc. Quand l’humour torride se mêle de gourmandise, c’est la gamme tablettes de la Maison du Chocolat !

Bref, il faut vitement les essayer.

« Comme en 14 », magnifique !
31 Jan
2019

Emouvant et drôle, vrai et un brin suranné vue de 2019, le théâtre La Bruyère nous régale d’un spectacle vibrant, juste et tellement bouleversant.Une infirmière, Mademoiselle Marguerite, la cinquantaine bien en chair, visage rond qui montre sa fatigue, en costume blanc début XXe siècle, s’affaire en maugréant, attrape un clope caché dans la commode, tire quelques bouffées en écartant d’un geste puéril la fumée..Une autre, Suzy, jeune, avenante, plutôt joyeuse entre à son tour, discute d’un patient…Elle est bénévole et engagée dans le mouvement pacifiste, elle aimerai tellement que les guerres cessent définitivement.

Nous sommes en 1917, derrière les lignes du front proche de l’Allemagne, dans un hôpital de fortune d’une petite ville, la guerre fait rage, les obus tombent dans un fracas d’enfer.

Cette mini société, composé de générations et de milieux différents, essentiellement féminine hors le jeune fils de la comtesse peu apte pour le combat, montre sa fatigue du travail harassant, la peur, l’inanité de la guerre, le courage, la lâcheté.. Avec des éclats de rire, la tristesse, le partage et la convivialité le soir de Noël, la vie est la qui veut triompher.

La pièce est un beau témoignage du travail, du courage de l’engagement sans faille des femmes pendant cette guerre atroce. On les appelait les « anges blancs », elles vont nous émouvoir, nous faire rire mais aussi nous faire essuyer furtivement une larme.

Malgré la guerre, l’espérance est sous-jacente

De leur accords ou désaccords, de leurs échanges vifs ou affectueux, de leurs ripailles partagées le soir de Noël, de leurs gestes posés entre amputation et soins précis, va monter s’élever cette pièce, véritable hommage aux anges blancs. Le décor est sobre, dans le goût de l’époque, on se croirait remonter il y a un siècle, la mise en scène de Yves Pignot, tout en réalisme mais sans voyeurisme.
Chacune joue avec justesse sa partition, de Marguerite alias Marie Vincent, très présente sur scène, à la Comtesse Adrienne jouée par Virginie Lemoine méconnaissable en dame digne effondrée de douleur pour son fils, de Suzy ou Ariane Brousse enjouée, fine et débordante de vitalité à Louise alias Katia Miran, si fragile en apparence qui aide du mieux qu’elle peut, attendant son fiancé parti au front. Sans oublier Pierre, fils d’Adrienne attardé mental, magnifiquement interprété par Axel Huet.
Bref, « Comme en 14 » est à voir absolument qu’on soit jeune ou vieux, femme ou homme… pour se rappeler !

Comme en 14, théâtre la Bruyère, 5 rue La Bruyère 75009 Paris, tel : 01 48 74 88 21 et www.theatrelabruyere.com

Voyage au bout de la nuit : une quête d’absolu !
23 Jan
2019

Le Lucernaire donne en ce moment un spectacle fort, dense, étonnant, Voyage au bout de la nuit, porté par un seul homme, saisissant de vérité !

Bardamu, incarné par Franck Desmedt seul sur scène, raconte sa vie avec sur la figure, dans ses expressions et dans sa gestuelle ses expériences vécues. La guerre de 14, l’Afrique du Nord et le colonialisme, les Etats-Unis des années trente…Et nous sommes saisis.

Saisis par sa voix nette ou sourde, ses accents variés selon les moments de vie racontés, selon ses souffrances, ses joies, ses rencontres..

Saisis par ses mouvements, ses gestes, sa façon de se mouvoir sur la scène qu’il habite entièrement.

Saisi par ses yeux clairs et pénétrants, ses regards intenses, presque d’un illuminé, forme d’insistance accentuée encore par la chaleur qu’il dégage de sa vêture.

Bref, cette recherche d’absolue vécue en direct par les spectateurs, cette recherche de vérité à travers le Voyage nous entraine dans une descente en « eau profonde » dans l’intimité de Bardamu, dans son âme, en profondeur.

Jusqu’à ce que du noir d’encre se lève une lumière douce et inattendue. La mise en scène du même acteur est magnifique et sert à merveille le texte adapté de Louis-Ferdinand Céline.

Une pièce drue, exigeante qui peut mettre mal à l’aise par moment, la preuve qu’on est touché, pari donc gagné !

Photos LOT.

Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris

Réservation : internet : www.lucernaire.fr,

téléphone : 01 45 44 57 34 et sur place.