Un coffret très gourmand !
20 Nov
2018

Les recettes sont ultra faciles et les mugs rigolos qui recevront cupcake, panna cotta, cake banane et noix…Bref, que de bonnes choses à partager au coin du feu !

Au total quarante deux recettes à faire fondre les becs sucrés, très afriolantes, chacune illustrée permette de se faire une juste idée du résultat !

 

 

Les tasses ou mug en anglais se remplissent du divin mélange, à base de farine, sucre, œufs, chocolat…et se glissent quelque secondes au micro-ondes. Et l’affaire est faite, il suffit juste de mettre la dernière touche, à savoir un nuage de chantilly agrémenté de Nutella, guimauve ou chocolat fondu !

Il n’y a plus qu’à déguster, c’est fameux !

A offrir pour Noël ou pour le plaisir sans raison, à ceux qui aiment les petits plaisirs sucrés.

Chantilly, Guimauve et Chocolat, 20 mug cakes à savourer devant la cheminée par Noémie Strouk, photo Amandine Honegger, Larousse, 15,95 €.

Signé Dumas ou l’intérêt bien compris de chacun !
8 Oct
2018

Que voila une pièce dense et presque existentielle dans SA question !

Qui est l’écrivain : celui qui apporte les idées

ou celui qui donne le style ?

Quand on le voit sur scène, imposant, important, insolent de santé avec son ventre saillant, ses cheveux en désordre et son sourire gourmand, on s’imagine sans peine Alexandre Dumas au pinacle du succès, connu, aimé, troussant dans la paille quelque créature peu farouche, toujours sans le sou, mais inventif dans sa résolution !

 

L’oeil se porte ensuite sur le deuxième personnage, assis devant son bureau, à la tâche, trempant sa plume dans l’encrier. Son exact contraire : tout de sombre habillé, mince tâcheron, méticuleux, tendu vers le travail, affligé d’une femme souffreteuse, précautionneux dans sa gestion financière… Il est Auguste Maquet le collaborateur de Dumas, sur la scène comme dans la vraie vie.
Bref, les deux se complètent, l’un voyant large, l’autre attaché au détail, l’un visionnaire, l’autre appliqué à l’écriture et ses limites. Le public assiste à l’avancée littéraire du « Vicomte de Bragelonne ».
Coup de théâtre en la personne d’un maréchal des Logis qui annonce le coup d’Etat de 1848. Aussitôt, Dumas veut écrire une missive, prenant le pari de la régence plutôt que la république, se voyant déjà ministre ! Et la Maquet marque le pas, refuse de rentrer dans ce jeu qui risque, dit-il « de mettre en danger NOS intérêts » C’est l’étincelle qui enflamme Dumas et révèle le nœud de l’histoire.

Et c’est le génie de l’écriture et du jeux des acteurs, un balancier qui fait éructer l’extravagant et colérique Dumas, lui l’auteur de tous ses romans, réclamé du public, face à un Maquet rétréci sous l’humiliation infligée, qui subit la salve des attaques furibardes du grand romancier. Balancier, quand Maquet, dans un jeu d’aller et retour, retrouve la verve pour prouver à l’autre qu’il n’est rien sans lui, pas capable d’écrire, de composer, d’organiser les chapitres…

Formidablement interprété par Xavier Lemaire en truculent Dumas et Davy Sardou, en Maquet besogneux bien utile, chacun joue son rôle. Qui domine l’autre ? Pas forcément celui qu’on croit !

Gardons le suspense, courrez au théâtre La Bruyère, vous ne serez pas déçus.

Signé Dumas, théâtre La Bruyère, 5 rue la Bruyère 75009 Paris, tel : 01 42 81 35 23. Mise en scène Tristan Petitgirard, texte Cyril Gély et Eric Rouquette.

L’art du plis !
5 Déc
2017

julien-cresp_ateliers_d_art_de_France

Etonnant, fascinant, jamais vu, une exposition de sculpture composée de plis, a lieu en ce moment à la chapelle Expiatoire rue Pasquier à Paris. Courez-y pour ne pas mourir idiot !


L’artiste s’appelle Simone Pheulpin, lauréate du prix Le Créateur de la fondation Ateliers d’Art de France, discrète et mince, elle répond aux questions des visiteurs qui s’émerveillent devant ses créations singulières, denses et inattendues.

Pour elle, le plis est une forme de langage, elle traduit avec ses bandes de coton écrus, sa poésie du monde : arbre, coquillage, écorce, corail, pierre fossilisée, végétaux…Sa dextérité rend souple le matériau et le transforme sous nos yeux médusés, en formes magnifiques, incongrues.

  • « Mes réalisations, dit-elle, sont le résultat d’une expression instinctive. La souplesse du matériau et le mouvement de superposition conduisent à des formes avec lesquelles jouent l’ombre et la lumière. Elles sont le reflet d’une harmonie avec le monde naturel. »

    L’ensemble des créations tient par des milliers d’épingles dont pas une n’apparait. Enchevêtrées, elles maintiennent les sculptures. Qui sont tantôt moussues, tantôt lisses, tantôt rigides… Si Simone Pheulpin, autodidacte, née à Nancy, sait ce qu’elle veut quand elle se lance à l’assaut de sa création, au fil des heures de travail où ses doigts s’activent, les choses prennent d’autres chemins..Mais le résultat est toujours remarquable !Enroulage, pliage, superposition, la résistance parfois s’oppose, mais l’artiste toujours triomphe !

  • La mise en scène dans cet endroit sacré de la Chapelle Expiatoire valorise les oeuvres, les font se refléter sur le noir support. On peut les admirer sous toutes les facettes. Chacune pèse entre 6 ou 7 kg et 20 kg pour les plus monumentales.

    Jusqu’au 16 décembre, il faut aller admirer ce travail tout à fait original et qui laisse rêveur.

    Chapelle Expiratoire, 29 rue Pasquier Paris 8e.