Des rosés pour l’été ! Oui da
5 Avr
2016

Idée fausse souvent répandue, tous les rosés se ressemblent et se boivent facilement !

Que non, la preuve par 5, qui, s’ils se plaisent à l’apéritif, raviront aussi une table estivale aux mets choisis !

Mon premier, une appellation coteaux d’Aix, le Château la Coste 2015 (14 euros), provient d’un beau domaine planté en vieilles vignes sur un sol calcaire. Il est issu des cépages grenache (95%) et vermentino, d’après une sélection parcellaire et élevé en cuves sur lies fines. Résultat : une couleur rose léger et délicat, des arômes de mirabelle, poire avec une note florale. En bouche, une plénitude, un velouté précieux, avec une certaine complexité marquée par la fraicheur, l’équilibre et la richesse. Un vin de qualité à associer à une pintade au thym, un rôti de veau aux olives, un miroir aux framboises, une dorade au fenouil…

CHATEAU ROSE 15

Mon second, cru classé rosé en AOP côtes de Provence le château Sainte Roseline 2015 (16,50 euros), issu d’un sol argilo-calcaire sur un vignoble de 30 hectares, provient des cépages grenache (40%), mourvèdre (35%) et tibouren (25%). Résultat : une robe pâle, un nez d’iris, avec une note girofle, une bouche très équilibrée entre acidité et rondeur, tout en finesse avec une belle expression de fraicheur, une persistance sur le palais. Un vin à servir entre 12 et 14°C avec un tartare de poisson, des sushis, des huitres cuisinées. A noter la beauté et l’originalité de la bouteille opalescente en forme de lampe de Méduse, emblème de la propriété.

 

Mon troisième, IGP méditerranée, Tendance Caladoc 2015 (14 euros la bouteille), du nom du cépage, mariage entre grenache et malbec, provient du clos Saint Michel entre Avignon et Orange à Sorgues. Il est élevé par les frères Mousset héritiers du domaine. Sa robe est délicate, rose soutenu, ses arômes de fruits rouges et de pamplemousse donne un vin à la fois soyeux, riche avec une fraicheur agréable et persistante. Dégustez-le entre 11 et 12°C à l’apéritif avec des gougères au fromage, des bouchées salines, et même un toast de foie gras. La bouteille à la base large à col fin est épurée et très belle. 

Mon quatrième, AOP Languedoc-pic saint loup (8 euros), cultivé par la famille Rambier depuis 1848, fait partie des domaines emblématiques de l’appellation : 95 hectares dans la garrigue, en terrasses et sur les pentes du Pic Saint-Loup, sous un climat ensoleillé idéal pour produire de jolis vins frais et vifs. C’est le cas de ce Haut-Lirou 2015, à la couleur framboise écrasée, au nez de fraise des bois et cerise, à la saveur de fruits rouges, aubépine, rehaussée d’une pointe de poivre. Une vivacité bien faite pour servir un veau tendre, une bouillabaisse, un plateau de chèvre frais. Servez-le à 10°C.

Enfin, mon cinquième encore un autre genre, un côtes du Rhône 2015, au joli jeu de mot Mademoiselle « R » Osez (4,70 euros), à base des cépage grenache (70%) et cinsault (25%) et Syrah (5%), de la Cave de Rasteau. Sa couleur saumonée vive, ses arômes de fruits rouges donnent un vin avec une ampleur généreuse en bouche, une personnalité riche idéal en apéritif avec une friture de la mer, une tagine de bœuf aux légumes de printemps, des fruits de saison en salade…Servez-le entre 10 et 12 °C.