10 Avr
2014
Tête à tête avec Jacques Letertre de l’hôtel littéraire le Swann

Rencontre inédite avec Jacques Letertre, propriétaire d’un vrai hôtel littéraire à Paris, le Swann, évidemment !

Les fanatiques de Proust doivent absolument aller loger une nuit dans la chambre « Gilberte » ou celle de « Madame Verdurin », dans cet hôtel décoré et façonné selon l’univers de la Recherche. Ils se plongeront dans l’élégance et la nostalgie de ce temps passé, qui fit le bonheur d’un monde évanoui. Il nous reste les trois mille pages de cette œuvre exceptionnelle que les étrangers lettrés du monde entier nous envie. Jacques Letertre, propriétaire de 12 hôtels, nous ouvrent les portes  de celui-ci.

   Swann PDJSwann Chambre 2

« Saviez-vous que les Japonais sont les plus  grands connaisseurs de Proust ? », raconte Jacques Letertre, qui a voulu dédié cet hôtel de la chaîne Best Western, au fameux écrivain. Situé au coeur de l’univers proustien entre plaine Monceau et l’église Saint augustin, le Swann offre à l’amateur une collection unique d’œuvres variées. Pas moins de 500 livres sur Proust  ou de Proust sont proposés à la lecture, quelques uns volés sont signe de l’intérêt suscité ! La  reliure, un métier d’art apprécié du « divin Marcel »  se voit honorée en la personne de Jean de Gonnet, qui a relié  merveilleusement les 13 tomes de la Recherche. Des reproductions de photos de Proust façon Warhol décorent les murs de la salle à manger.  A signaler également, un étonnant tableau  contemporain qui offre l’intégrale de la Recherche sur un seul panneau, 3000 pages vues à la loupe, créée  par un collectif canadien.

Swann Escaliers_01Votre Joie

« Faire aimer Marcel Proust, le faire lire et découvrir…une passion à partager, jubilatoire pour moi. Ainsi, nous avons voulu que les 6 étages de l’hôtel  soient dédiés à un lieu mythique décrit dans le roman : il y  a l’étage Faubourg Saint Germain, l’étage Combray, l’étage Venise … avec une citation  retraçant l’atmosphère du lieu. Et les 81 chambres, dans les tons gris pastel, portent le nom d’un personnage de la Recherche. Il devient si facile d’aimer  Proust à la lecture de ces passages tour à tour comiques et poétiques, toujours plein d’élégance et de finesse.

Ma joie c’est aussi ma bibliothèque personnelle, dont les fenêtres restent fermées pour ne pas nuire aux reliures. Il s’en dégage une odeur particulière que j’aime.

Ma joie c’est encore d’emmener en vacances tous les ans, un livre de la Recherche différent, j’y découvre toujours un détail, une idée qui m’avaient échappés.

Vos projets.

De mes 12 hôtels, je veux en destiner trois  à de grands  écrivains selon  moi. Après Proust, je souhaiterai en dédier un à Flaubert à Rouen, un à Marcel Aymé à Montmartre, un à Vialatte à Clermont Ferrand.

Et évidemment, développer des réunions  autour de grands hommes  liés  à l’art comme Jacques Doucet.

Savoir-Vivre sur le vif.
Ancien de l’Ecole Nationale d’Administration, j’ai dû effectuer des séjours en diverses préfectures. Une difficulté  fut de faire le discours de maires de villes qui n’avaient rien fait de très important au cours de leur mandat de maire. L’un d’eux était responsable de la première insémination chez le lapin, j’ai réussi à le placer… ! »

Premier hôtel littéraire, 81 chambres toutes à l’image d’un personnage de la Recherche du Temps Perdu, petits déjeuners servis dans la salle à manger Art Déco.

Hôtel Best Western, le Swann, 15 rue de Constantinople, 75008 Paris. Tel: 01 45 22 80 80.

6 Avr
2014
Ethical Coffee Company, des capsules biodégradables !

La technologie est en pointe qui refait quasiment par capsule interposée, le geste du barista, le spécialiste italien de l’espresso ! Résultat, un café fin, aromatique et puissant qui vous envoute. On aime !

Crée en 2010, la société Ethical Coffee Company s’est donné pour mission de faire partager sa passion du café bien réussi ! Une sélection des meilleures récoltes d’Arabica de Colombie, d’Amérique Centrale, d’Inde, d’Ethiopie, du Kenya et d’ailleurs, des mélanges subtils et une technologie de pointe donnent une capsule qui délivre un café intense, puissant et prenant qui délie les langues et ouvre les cœurs !

Arabica Forte - 3D horizontaleLight

Ces capsules ont une particularité unique, elles sont bio dégradable et s’adapte à tous les types de machine, et chose aujourd’hui unique, par le procédé de haute technologie, elles « reproduisent » le geste du barista : tassement de la poudre de café, humectage de l’eau puis pression, la membrane se perfore, c’est le fameux « pop » de la capsule Ethical Coffee Company, puis écoulement du café, vrai nectar ! Le résultat est à la hauteur des espérances.
La gamme des espressos est large, du Ristretto Supreme intense et puissant, à l’espresso Supreme à la touche chocolatée, de l’Arabica Forte Supreme légèrement fruité à l’Arabica Supreme soyeux et délicat. Un café décaféiné clôt la gamme. Dans un souci de qualité, la marque sort deux éditions limitées, un Lamari Supreme issu d’un terroir d’exception, en Papouasie, aux notes florales et fruitées, enfin un Mandheling Supreme issu de l’ile de Sumatra, fruité avec une pointe acide , un café rare et unique.

La gamme des capsules Ethical Coffee Company est disponible chez Auchan et Carrefour, à partir de 3,59 euros.  www.ethicalcoffeecompany.com

4 Avr
2014
Tête à tête avec Yves Gagneux, directeur de la maison Balzac

Depuis presque 15 ans, Yves Gagneux, brillant conservateur à la tête de la maison Balzac,  n’a de cesse de faire découvrir,  lire,  aimer Honoré de Balzac. Pour lui, un modèle pour notre temps.

Votre Joie ?

« Plusieurs sortes de joie m’habitent ici dans cette maison toute imprégnée de Balzac,  travailleur infatigable et si fin observateur de l’humanité  que ces livres sont des histoires de vie qui respirent la réalité.
Parmi l’équipe de collaborateurs  règne une très bonne ambiance, un climat de confiance mutuelle qui permet un travail efficace, en harmonie, chacun donnant le meilleur de lui-même, sous mon impulsion.
Par ailleurs, ma joie est d’être efficace la où je suis: oui, Honoré de Balzac est indispensable, ses livres sont fondamentaux dans leur message, leur exemplarité ! Ma jubilation : faire évoluer le sens de l’œuvre, dans le musée, d’une biographie utile mais linéaire et l’historicité de l’écrivain vers son message et son universalité. Comment en 2014, un écrivain fameux du XIX e siècle peut-il nous parler, que peut-il nous apporter, à nous lecteurs aujourd’hui ? C’est le message que j’essaye de faire passer au prés du public et au prés d’une association comme « cpossible » des jeunes  de 17, 18 ans en difficultés qui ignorent  tout de Balzac. Car, Balzac connaissait mieux que personnes tous les marqueurs sociaux, comment s’habiller, se tenir, les codes qui régissent les rapports humains, qui font qu’on est reconnu, reçu, épousé ou pas ! Regardez Lucien de Rubempré, ou Eugéne de Rastignac, ils arriveront par leur intelligence et leurs manières,  sans oublier les femmes, bien sûr  !

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Vos projets ?

Préparer d’autres expositions, à l’image de celle réalisée il y a 3 ans à Taiwan, avec 300 œuvres apportées de France ; nous avons dépassées les 120 000 visiteurs, en toute modestie, faisant mieux que l’exposition sur Gauguin ! Balzac était devenu Taiwannais, la gloire pour nous. Même un chauffeur de taxi avant lu un roman, vous imaginez ! Nous avons quelques projets dans ce sens, une exposition notamment à propos de la gourmandise au XIX e siècle, entre Flaubert, Stendhal, Balzac…Balzac

Savoir-Vivre sur le vif ?

Un souvenir cuisant vécu quand j’avais 20 ans. Etudiant en histoire de l’Art, j’avais rendez-vous dans un restaurant avec une dame, distinguée professeur de Muséologie. Et plongée dans un ouvrage passionnant, j’ai complètement oublié l’heure,  mangeant  mon sandwich, machinalement. Quand brutalement, le rendez-vous m’est revenu à la mémoire, il était 14h30 passé, la dame n’avait pas attendu, évidemment…J’étais rouge de honte. Ne savant pas trop comment réparé cet affront, un ami versé dans les bonnes manières m’a conseillé d’envoyer des fleurs avec un petit mot. Ce que je fis.

Autre chose, parfois invitant divers interlocuteurs  à déjeuner, ils me précisent eux, ne pas boire de vin. Pourquoi pas, mais plutôt que de faire la leçon  à ceux qui apprécient le vin, je leur conseille de se laisser servir du divin breuvage, tremper leur lèvre sans boire et ne pas parler de leur abstinence. Le savoir-vivre, ce n’est pas se singulariser en « culpabilisant » autrui ».

maison Balzac

Rendez-vous pour les séances de contes à la Maison de Balzac :
la canne d’Honoré le mercredi 7 mai à 14h

la canne d'Honoré de Balzac