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Mas de Libian: déguster les vins de l’Ardèche !

                  Depuis près de 350 ans, ce domaine familial fort de ses 25 hectares travaillés en agriculture biologique, se transmet de générations en générations. Sans pesticides, ni désherbants, le sol est labouré par trois chevaux comtois, sur un terroir de galets roulés et d’argiles rouges. Les vins sont joyeux, plus ou moins concentrés ou légers, souvent avec des parfums orientaux qui enchantent l’esprit.     Ils réchauffent le coeur et le corps, surtout au coeur de l’hiver.

La dégustation 

Vin de Pétanque 2024 (11 €) assemblage de grenache, Mourvèdre, Syrah, cournoise vaccarèse. Un vin festif, « sans façon » issu des jeunes vignes, un vin souple, agréable, tout en souplesse à déguster un peu frais avec des grillades, des tians de légumes, un gigot servi en tranche pas trop cuite…

Verticale de Khayyam, à base de grenache, Syrah, Mourvèdre.  Khayyam 2023 (17,50€), un jus sombre de fruits noirs, un nez concentré, sur le palais un vin rouge à la riche personnalité, aux saveurs d’épices très présentes, malgré tout soyeux avec une fraicheur bienfaisante. Il sera utile de le carafer deux à trois heures avant le repas.

Khayyam 2024 (17,50€), une robe aux nuances de rouge, un nez expressif d’une belle finesse qu’on retrouve en bouche. Longueur sur le palais et fraicheur se retrouvent pour servir une cuisine colorée et fleurant bon la garrigue comme  une tajine doucettement relevée.. 

A table  pour une cuisine savoureuse et originale proposé par Laurent Pichaureaux !

 

 

Avec pulpe de fenouil, émietté de crabe à l’huile d’olive, oeufs de truite et citronnelle: cave Vinum 2024 (17,50€). Viognier, roussanne, clairette…un vin blanc à la robe claire aux nuances dorées, un nez d’agrume, une bouche vive et fraiche, finale à la légère astringence.. A servir également avec coquillage, poissons nobles, fromages du terroir.

Avec le filet de canette jus à l’ail, racines d’hiver et shitaké: Bout’Zan 2024 (14,50 €). 75% grenache et 25% de syrah, ce vin rouge se boit facilement mais peut se garder quelques années. Une robe rouge rubis, un nez de fruits rouges, sur le palais une touche réglissée  Et aussi avec gigot aux fines herbes, tarte aux tomates, fromages de terroir

 

 

 

Avec la ganache au chocolat, crème glacée aux cèpes, crumble au sésame noir: Calade (24€). 80% de mourvèdre et 20%de grenache, la robe est rouge foncé, des arômes de fruits noirs et d’épices, une attaque où la riche personnalité du vin se laisse découvrir puis la finesse des tannins séduit les papilles et laisse longtemps son empreinte en bouche. A déguster aussi avec une brouillade de champignons, des truffes, des desserts chocolatés..

Chartres 2025 nunc et semper

       Nous fûmes 19 000 « jeunes » de tout âge à parcours la centaine de kilomètres de l’église saint Sulpice à la cathédrale de Chartres. Pour le quarante-troisième pèlerinage,  avec pour thème « pour qu’Il règne sur la terre comme au ciel ».

 A la suite des saints, avec la même fourgue et la même joie ! Et Dieu était la.

       Augustin, notre bien aimé chef de Chapitre nous a mené magnifiquement tout au long de ces trois jours vers le but ultime, Chartres ! Croix devant à l’effigie du bienheureux  Gikha un des chapitres de la paroisse saint Roch et bannière déployée en plein vent derrière, nous étions une trentaine à parcourir les 44 premiers kilomètres du premier jour par un climat tempéré, quelques gouttes d’eau nous rafraichissant utilement. 

           Belle ambiance entre chacun, prière en silence, chapelets égrenés, méditation selon le thème, énoncée par Augustin …tout était propice à notre édification renouvelée dans la Foi. Sans oublier les discussions, rires et échanges entre chacun.

  La messe de Pentecôte, dans cette immense champs, nous fait toucher le Ciel que les chants nous entrouvrent.

  

     Tout au long du chemin, marchant du même pas que nous, des prêtres nous attendaient pour confession ou discussion, selon.

A l’heure des bivouacs, soupe chaude et pain relevaient notre ordinaire, servis chaleureusement par d’accortes dames.

  Pas de problème d’endormissement, le sommeil vous saisit d’un coup.

 Le dimanche soir, la veillée et l’Adoration furent temps de grâce.

 Et enfin, après ces trois jours de marche, pieds un peu endoloris, les flèches de la cathédrale s’aperçoivent au loin ! On repense à Charles Péguy.

Malgré le nombre, saluons la parfaite organisation de Notre-Dame de Chrétienté. 

Bref, nous reviendrons l’année prochaine avec les mêmes, j’espère bien. Merci Augustin !Charles Péguy

Etoile de la mer, voici la lourde nappe

Et la profonde houle et l’océan des blés

Et la mouvante écume et nos greniers comblés,

Voici votre regard sur cette immense chape

Etoile du matin, inaccessible reine,

Voici que nous marchons vers votre illustre cour,

Et voici le plateau de notre pauvre amour,

Et voici l’océan de notre immense peine.

Vous nous voyez marcher sur cette route droite,

Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les

dents.

Sur ce large éventail ouvert à tous les vents

La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,

Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,

D’un pas toujours égal, sans hâte ni recours,

Des champs les plus présents vers les champs les plus proches.

Nous arrivons vers vous de l’autre Notre-Dame,

De celle qui s’élève au cœur de la cité,

Dans sa royale robe et dans sa majesté,

Dans sa magnificence et sa justesse d’âme.

Comme vous commandez un océan d’épis,

Là-bas vous commandez un océan de têtes,

Et la moisson des deuils et la moisson des fêtes

Se couche chaque soir devant votre parvis.

Nos Reines de France, leur rendre justice !

Quarante-huit reines capétiennes ont jalonné l’histoire de France depuis Adelaide d’Aquitaine femme d’Hugues Capet à Marie-Antoinette, la dernière à porter le titre de reine de France. Ces épouses de roi n’ont jamais « régné »  par elle-même, la loi salique les écartant de la souveraineté. Franck Ferrand nous dresse le portrait d’une quinzaine d’entre elles, récit savoureux et fort bien écrit qui vous passionnera.

  Si la reine peut remplacer son royal mari à la tête d’un conseil ou en audience avec un ambassadeur, son principal rôle est de donner à la couronne des héritiers, et évidemment de préférence mâle. « Elle assoit ainsi son autorité et gagne sa tranquillité » explique notre écrivain historien. Poursuivant par un mot de Marie Leczinska, épouse de Louis XV: « toujours coucher, toujours grosse, toujours accoucher » en soupirant.  

  Et pourtant,  c’est une vrai calamité que de ne pas engendrer vite et simplement ! Catherine de Médicis attendra dix ans, Anne d’Autriche vingt-trois ans et Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine onze ans. Etre souveraine sans fils est une vraie misère !

 Il n’est qu’une circonstance ou la reine peut jouir d’un certain pouvoir, c’est quand le roi meurt avec un héritier  trop jeune pour régner. Elle devient alors la régente, ainsi, entre autres, pour  Blanche de Castille  entre 1226 et 1235, Catherine de Médicis, et quelques autres…

  La reine assure deux fonctions d’importance 

Avec générosité, elle dispense pensions et gratifications selon son discernement. Elle secoure indigents et victimes de catastrophes diverses, participant ainsi activement à la dimension charitable d’une monarchie « très chrétienne ».

Ensuite, elle joue un rôle de mécène en commandant tableaux et décors, parures et robes auprès des meilleurs créateurs. Elle inspire et stimule, crée l’émulation et parfois lance un style.

Parmi ces quinze portraits, nous en avons sélectionnés quelques uns.

  Ingeburge de Danemark, qui épouse en 1193 Philippe Auguste, princesse venue du froid, elle vécut tristement un destin compliqué de reine.

Blanche de Castille, mère de Saint Louis, animée d’une foi profonde, est aussi réputée habile et forte. Elle tint fermement les rênes d’un royaume menacé par des barons puissants et avides.

Louise de Lorraine-Vaudemont, à la transition entre les Valois et les Bourbon, l’épouse d’Henri III, femme forte du XVI e siècle qui a marqué les grandes cours européennes.

Marie de Médicis, deuxième épouse d’ Henri IV, épouse et reine réputée possessive et colérique, fut choisie pour son argent. Elle fut bien sûr la mère de Louis XIII.

 

  Plongez-vous vite dans ce livre passionnant.

 

 

Nos Reines de France, par France Ferrand avec Pierre-Louis Lentes et Anne-Louise Sautreuil, Perrin, 28 €