Tourisme & Gastronomie (voyage, Hotels, vins, restos…)

15 Nov
2021
Colombelle, un côtes de Gascogne fier de l’être !

         Reconnu dans le monde entier depuis plus de 30 ans, ce vin  blanc sec aromatique épouse avec bonheur toutes les cuisines, de la France à l’Inde ou au Maroc. Ollé !

     Les vins de Gascogne sont fort appréciés depuis de longues années et à juste titre ! Le Colombelle, signé Plaimont, en est un produit phare, fameux depuis plus de 30 ans.

    Cette année, le millésime 2021, tient haut l’affiche avec une étiquette très révolutionnaire : Belle et Rebelle, Marianne tient la plume et attire l’œil avec son esprit frondeur, parée de jaune, effleurée de rouge, dans l’esprit « Collage Edition ». Une réussite visuelle qui veut traduire l’expression aromatique vive et dynamique sur le palais !

A majorité de colombard

         Le cépage fameux de ce vin blanc, Colombelle offre à l’œil une robe jaune pâle à reflets verts. Son nez est assez puissant traduisant une belle complexité qui révèle toutes ses nuances en bouche. Pamplemousse, fruit de la passion…la richesse aromatique dévoile au final, une touche croquante et citronnée.

         Vous le dégusterez à l’envi, à l’apéritif avec des bouchées marines, des toasts avocat-pamplemousse, une sautée de gambas, un poisson mariné et même une salade  de fruits de saison. N’oubliez pas avec la cuisine asiatique à base de  nem, potage ou riz gluant. Variez les saveurs pour variez les bonheurs !

Colombelle 2021 Belle et Rebelle Collage Edition, Plaimont, 5,90 € chez les cavistes.

16 Sep
2021
La Maison Mulot et Victor Hugo, quand l’un valorise l’autre, c’est un bonheur !

         Au 6 de la place des Vosges se trouve l’appartement que loua Victor Hugo pendant 16 ans. On le visite avec bonheur, découvrant meubles, objets et dessins qui rappellent ce célébrissime écrivain et homme politique. Depuis peu, la Maison Mulot a ouvert au rez de chaussée un café ou gourmandises salées et sucrées se dégustent dans la cour-jardin ou à l’intérieur. Moment de grâce !
       En 1832, Victor Hugo s’installe avec sa famille dans un vaste appartement, au 6 de la place Royale , devenue place des Vosges. Il loue le second étage de l’hôtel de Rohan-Guéméné, superbe endroit où il méne une vie mondaine, politique, recevant ses amis Lamartine, Vigny, Dumas, Honoré de Balzac, Mérimée et tant d’autres.

Dans le cabinet de travail , il écrira Lucrèce Borgia, les Chants du Crépuscules, une partie des Misérables, le début de la Légende des Siècles et des Contemplations et beaucoup d’autres oeuvres. Pendant cette période, il sera élu à l’Académie française, nommé pair de France et député de Paris.

L’appartement, après 1848, se transforme, ce qui empêche d’en reconstituer précisément le cadre d’origine. Le musée et les collections doivent beaucoup à Paul Meurice qui fit don à la Ville de Paris en 1902, année du centenaire de la naissance de Victor Hugo, de dessins de l’écrivain, de photographies, manuscrits, éléments de mobilier et nombreux souvenirs

La pause thé s’impose

Avant de parcourir cet unique endroit dans Paris, assoyez-vous dans la cour végétalisée si agréable et tranquille en plein cœur de Paris. Et la, laissez parler votre gourmandise ! Le chef Fabien Rouillard concocte une farandole de gâteaux aussi beaux que savoureux, des créations signatures bien nommées Coeur Frivole, Caribou, Délicieux, Amaryllis, Magie Noire. Et encore des tartes au fruits de saison, des clafoutis, un Saint Honoré joufflu, un Paris-Brest onctueux ou un Opéra fondant ! Et si le temps est chaud, choisissez un sorbet super fruité avec un macaron croquant !

Et pour déjeuner 

Un sandwich légume-jambon, un croissant garni délicatement, une quiche, un une salade fournie, un croque-monsieur dégoulinant de fromage fondu..oui tout est possible. Nous avons dégusté avec joie une salade composée de quinoa, lentille et pois chiche, délicieux !

Bref, quand la culture rencontre la pâtisserie sucrée ou salée, les amateurs se réjouissent et en redemandent !

Musée Victor Hugo, 6 place des Vosges, ouvert de 10 à 18h sauf lundi et jours fériés.

 

8 Sep
2021
Villa du Temps Retrouvé, un endroit hors du temps à Cabourg !

       Cet été, il nous a été fort agréable de découvrir, grâce aux soins diligents d’une chère amie, un musée d’un genre très innovant, en plein Cabourg. Quand l’Art rencontre la Littérature, ils ont un tas de choses à se dire !  Cabourg respire toujours le parfum de Marcel Proust ! Même si celui-ci, souffrant d’asthme, n’en usait qu’avec parcimonie.  Coup d’oeil dans le passé : à partir de 1851, la Côte normande connait de grandes transformations.  Cabourg, petit port de pêche devient le centre d’un engouement parisien effréné : avenues tracées, aplanissement du paysage, édification de centaine de villas  de style varié tels que chaumière, maison à colombage, palais florentins, façade espagnoles, c’est loufoque et grand genre, magnifique d’imagination. On construit un casino , un palace…bref, la Belle Epoque triomphe, le Pays d’Auge n ‘en revient pas, le tout Paris se presse, entre mer et campagne, les peintres peignent, les industriels savourent les effluves marines, les cocottes minaudent… Et Marcel Proust débarque.

 Les séjours à Cabourg

  Entre 1907 et 1914, à plus de 30 ans, le grand écrivain passe l’été au Grand Hôtel.
Laissons  la parole à Gilles Martin-Chauffier : « Des séjours interminables : trois mois au moins. En octobre, quand l’établissement ferme, il faut carrément le chasser. De ses souvenirs sortiront Balbec, les jeunes-filles en fleurs, le garden-tennis, le golf, les duchesses sur la digue, les jolis chauffeurs de taxi…  Et Cabourg se glissera  dans l’Histoire par la « RNF » la plus belle porte  d’entrée de la littérature française. »

Quand la villa Bon Abri devient la villa du Temps Retrouvé

  La Ville de Cabourg, par son dynamique premier édile Tristan Duval, a voulu dédier cette superbe bâtisse à façade à parements en croisillons de brique ocre, jaune et beige,  à l’écrivain célèbre. Passée la porte de cette ravissante maison, la magie opère ; on plonge dans un bain subtil et proustien, composé de tableaux, de films, de meubles choisis…Un décor  non pas figé ou défraichi, mais rendu vivant  par ces animations originales et bien venues qui ponctuent la visite.  La circulation est libre, passionnante entre les pièces, on admire au passage une lettre de Proust, un tableau de Monet, Helleu ou Jacques-Emile Blanche, une sculpture de Rodin. Et même, en plein temps retrouvé, un smoking de Reynaldo Hahn, grand amour de Marcel Proust !

La technologie se mêle à l’histoire !

Ce musée vivant recèle bien des surprises, la technique se glissant partout dans des meubles ou des bibelots. Ainsi, déambule t’on, grâce au grand écran, pendant la Belle Epoque dans les rues, sur la plage,  devant les cafés.  Les amoureux de l’écrivain seront passionnés par les pages de manuscrits de Proust avec ratures et fouillis, numérisés sur un feuilletoir numérique qui permet d’agrandir et de déchiffrer son travail, à l’envi . Vrai pépite pour amateur !

Cette Villa, vraie machine à remonter le temps, est pensée pour varier son décor, ces 350 œuvres et objets seront renouvelés périodiquement. Une invite à venir , revenir, flaner, respirer un air du divin Marcel Proust.

Villa du Temps Retrouvé, 15 avenue Raymond Poincarré à Cabourg. Info : villadutemsretrouve.com