Archives du mot-clé Art de la présentation

5 Jan
2021
A table, exposition à la Manufacture de Sévres








 La Manufacture de Sèvres accueille jusqu’à juin une exposition magnifique sur l’art de la table.  Comment et avec quels ustensiles nos ancêtres se nourrissaient-ils ? La où le nécessaire rejoint l’esthétique pour célébrer l’art de vivre à la Française !

  Avez-vous déjà bu ce royal breuvage appelé champagne dans un gobelet en plastique ? Aussi subtil soit-il, la saveur en aura été altérée par le récipient vulgaire. Et, oui, d’où la merveilleuse exposition qui célèbre la beauté des verre, plat, couvert…indispensable car ils magnifient le goût des mets et des breuvages.

    La direction de la Manufacture dresse un éventail de ces ustensiles à travers les âges, de monde romain, au Moyen-Age, pendant la Renaissance et le Grand Siècle, jusqu’à aujourd’hui et c’est jubilatoire.

Ainsi, au Moyen Age, les élites  sont-elles  servies selon un service dit « à la française », soit une succession de nombreux plats avec fruits de saison, pâtés, boudins, saucisses puis potages ou viandes cuites avec des légumes dans des pots. Puis viennent les rôts ou viandes rôties et enfin les préparations à base de fruits, tartes ou rissoles (beignets salés). On mange avec les doits, les mets étant posés sur une tranche de pain ou tranchoir. Nos ancêtres aiment des épices, les saveurs acidulées et sucrées.

Attrait du sucre sous la Renaissance

  La Renaissance ne semble pas connaître de grands bouleversements en matière de gastronomie : permanence des épices et des saveurs aigres-douces ou acidulées. Selon les quelques sources écrites, les élites s’entichent fort du sucre et apprécient de plus en plus le beurre. Salades et légumes plaisent aussi beaucoup à l’aristocratie. L’assiette individuelle fait son apparition mais la fourchette reste rare jusqu’au XVIIIe siècle.

 

Le Grand Siècle invente le repas français

Entre 1580 et 1650 s’élabore une nouvelle cuisine aristocratique, la saveur du bouquet garni l’emportant sur celle des épices lointaines, le beurre triomphe, le salé tend à se séparer du sucre et une pré-cuisine de bouillons , coulis et fonds de cuisson s’imposent. Le service à la Française du Moyen-Age se complexifie dés le XVIIe siècle, surtout à la cour de Versailles qui donne le ton. La table se couvre de plats selon un plan rigoureux et symétrique. Verres et bouteilles sont posées sur les guéridons. L’élégance consiste à utiliser des récipients en porcelaine ou argent… adaptés à chaque met ou boisson. Les services de table  comptent des centaine d’assiettes, des dizaine de plats, terrines, saucières, raviers, compotiers… Les services en porcelaine de Sèvres rehaussés d’or et peints de ravissantes couleurs sont d’un luxe suprême ! A partir de 1730, l’usage de la salle  manger se répand.

  Puis vint le XIX e siècle, époques ou les arts de la table connaissent un essor considérable. Une clientèle bourgeoisie accède largement  aux services en céramique, porcelaine, cristallerie, verrerie, argenterie…

L’exposition de la Manufacture ne néglige aucun détail : gastronomie en altitude avec le développement  de l’aviation, repas de luxe  en plein océan…

Bref, l’amateur de belle chose se régalera de tous ces objets jusqu’au service Bleu Elysée , crée en 2017 par Evariste Richer, un service de table résolument  contemporain destiné aux repas officiels donné par le président de la république.

Une exposition riche et très complète pour le bonheur de l’oeil et la célébration de l’art de vivre à la Française, olé !

A table ! Le repas , tout un art, jusqu’au 6 juin 2021,

Manufacture de Sèvres, 2 place de a Manufacture 92310 Sèvres.

23 Sep
2020
Champagne de Vignerons, la joie par les bulles, olé !

        Cette année, les Champagnes de Vignerons proposent une sélection de leurs champagnes dans un carnet d’Empreintes construit autour de trois dominantes : sol, fruit et cave !

      En effet, pour une découverte didactique du champagne, les vignerons ont imaginé de montrer leur diversité par une dégustation thématique fort bien faite.

Mettant en avant le SOL, une empreinte vive et minérale pour des champagnes vifs, aux notes d’agrumes et de fleurs comme aubépine, acacia, pivoine… A déguster avec  les coquillages, fromage, poissons et saveurs exotiques.

 Ou encore le FRUIT, une empreinte fruitée et gourmande pour des champagnes aux arômes de fruits à noyau comme prune, abricot, pêche et des notes de fleurs tels que rose, jasmin, chèvrefeuille, lilas…A associer à des viandes blanches, fromages à pâte molle ou à croûte lavée.

   Enfin, la CAVE, une empreinte  de temps et de maturité, pour des champagnes élevés parfois en fût, ce qui donne puissance et arômes de fruits confits, noix, miel, épices.. A déguster avec des viandes blanches en sauce, ris de veau, truffe, foie gras, poissons à chair ferme (thon, sole, rouget).

Parmi la belle sélection, retenons entre de belles trouvailles :

    Le champagne Pierre Brigandat, 21€ la bouteille, issu d’un domaine de 8 hectares de vignes à Channes et aussi aux Riceys et à Buxeuil. Le blanc de noirs, 100% pinot noir SOL, aux notes de pamplemousse et mandarine, à la bouche fraiche et vive, à la finale presque iodée, idéale avec  un carpaccio de daurade, un steak de thon mi-cuit.

     Le champagne Sanger, 20,50 € la bouteille,  est né en 1952, par la transmission et le partage du savoir-faire entre professionnels, enseignants et apprenants, dans le cadre du lycée de viticulture d’Avize. Seize vignerons ont créé dans l’enceinte de cette école une coopérative de vinification indépendante fournie par les raisins des vignerons coopérateurs, anciens élèves du lycée.  Résultat, Générosité Noire, un champagne CAVE, assemblage de pinot noir et meunier, aux arômes de fruits confits et d’épices, au palais long et net marqué par des notes fumées. Délicieux avec un du poulpe parfumé au sésame.

   

  Enfin, un champagne Delong Marlène, 33 € la bouteille, le Brut Nature SOL, à dominante chardonnay avec 26% de pinot noir et 4 % de meunier, un modèle d’équilibre, d’une belle vivacité, tout en fraicheur, à déguster avec un parmesan vieux, de la ricotta.

14 Juil
2020
Laudacius, louons ce Montlouis !

     Sans souffre ajouté, ce Montlouis-sur-Loire signe un vin effervescent d’une belle finesse aux arômes de fruits et à la fraicheur bien tentante au cœur de l’été. Une occasion de se réunir pour fêter l’amitié. Olé !

      Pas moins de 19 vignerons, réunis dans un même projet d’agriculture éco-responsable certifié par Terra Vitis, constitue la Cave des Producteurs de Montlouis. De la vigne jusqu’à la bouteille, ils veillent à chaque étape de la production, dans un même souci de préservation des écosystèmes.

Cette cuvée Laudacius en est un des fruits.

      Issu à 100% du cépage chenin, ce Montlouis-sur-loire à la robe dorée, exhale des arômes de fruits blancs comme pomme et poire et de fleurs blanches. Souple sur le palais, ce vin délicat est tout en fraicheur et en minéralité. Idéal servi entre 10 et 12° à l’apéritif avec des bulots, crevettes et autres bouchées marines. Ou encore à oser avec une blanquette de veau, une sole ou des chèvres secs.

9,20 € départ cave, AOC Montlouis-sur-Loire

Cave des Producteurs de Vin de Montlouis – 2 route de Saint-Aignan – 37270 Montlouis-sur-Loire www.cave-montlouis.com / contact@cave-montlouis.com / Tél 02.47.50.80.98.