8 Déc
2019
Quelques douceurs au cœur de l’hiver !

          Des confitures incroyables, des broyés du Poitou croustillants de tous les formats, des gaufres de Liège au sucre perlé..de quoi se reconstituer au coin du feu après la promenade du dimanche !



      Ces confitures ont des parfums résolument originaux, comme mara des bois-marmande, chataigne-poire, carotte-passion, rhubarbe à l’eau de rose, fraise-poivron-vinaigre balsamique, figue-miel-huile d’olive, abricot-lavande..  et encore orange-kumquat ou quatre agrumes. Ces confitures sont faites devant tout le monde dans le laboratoire-boutique, chaque recette étant fabriqué à la main, à partir de fruits de saison, sans produit chimique avec sucre de canne non raffiné, dans le respect du savoir-faire traditionnel.

Les cuissons sont courtes pour ne pas perdre en saveur et vitamines, en petite quantité, dans des chaudrons en cuivre. Les préparations sont ensuite versées dans des pots émaillés de blanc, à la louche. Confiture Parisienne collabore avec des chefs différents qui osent allier fruits, légumes, épices et aromates, à la recherche de saveurs nouvelles ou inédites.

Ces délicieuses confitures embelliront les gaufres de Liège artisanales au sucre perlé signées Gofrino, fondantes, encore meilleures réchauffées au four, elles sont denses et s’épanouissent dans la bouche. On sent grâce au travail artisanale, les petits grains de sucre perceptible sur le palais ! Une douceur savoureuse à associer à un chocolat chaud, une tasse de thé…

100% naturel, le Broyé du Poitou signé Goulibeur Made in France, est composé de beurre, farine, œufs, sucre et sel, rien de plus. Résultat : un biscuit croquant, relevé d’une pointe de sel très agréable ! Fabriqué en France , près de Poitiers, il se partage en toutes occasions. Et devient crumble à associer à un yaourt ou une compote, se glisse en tube de 12 galettes, en étui , en boite en fer. Il se décline au cognac, aux noix, aux amandes effilées. 

Confiture Parisienne a un lieu, la Confiturerie qui vous accueille toute la semaine pour gouter ou déjeuner, de mardi à dimanche, 17 av Daumesnil 75012 Paris, www.confitureparisienne

Gofrino Gaufre de Liège artisanale au sucre perlé, par quatre, 440 g

La Fabrique Goulibeur, Entreprise du Patrimoine Vivant, contact@goulibeur.com

8 Déc
2019
Kean, fête de l’oeil et de l’esprit !

Kean, son grand retour au théâtre après 32 ans d’absence..Un vrai challenge pour Alain Sachs, tant dans la mise en scène que la distribution, sachant que le dernier Kean été interprété par le grand Belmondo !


     Pour la mise en scène, le parti pris est simple et peu risqué. Nous sommes directement plongés dans le Londres du début du 19ème siècle, tant par le décor, la musique et les costumes. Le décor est plutôt minimaliste mais l’essentiel y ait. Le metteur en scène respecte le texte et le contexte de la pièce sans chercher à le moderniser pour faire écho à notre société d’aujourd’hui
Pour le jeu, Kean très justement interprété par Alexis Dusseaux qui est la force de cette pièce. Il joue ce célèbre comédien anglais qui triomphe dans tout Londres en incarnant à la perfection le répertoire de Shakespeare et faisant battre le cœur des femmes. Deux femmes en particulier : la première est la comtesse Eléna, épouse de l’ambassadeur Danois éperdument amoureuse de Kean. La seconde la jeune Anna Damby, héritière bourgeoise qui rêve de devenir comédienne et d’épouser la vedette du moment.

Les personnages de cette pièce ont tous des rôles très caractéristiques, monochromes, joués très premier degré sauf Kean qui nous offre une palette de couleurs surprenantes. Alexis Dusseaux sait nous saisir et nous surprendre en jonglant avec les émotions, toujours d’une justesse folle. Il nous laisse découvrir au fur et à mesure de la pièce le mal-être qui le ronge. Il se perd lui-même entre la réalité et la fiction du jeu. Kean nous livre un vrai mélodrame : celui de sa vie d’acteur, avec ses doutes, ses vides, sa solitude, ses blessures intérieures.

« On est acteur comme on est prince : de naissance »

Laure Jacob

Kean d’Alexandre Dumas, adaptation de Jean-Paul Sartre, mis en scène par Alain Sachs, au théâtre de l’Atelier 1 place Charles Dullin, 75018 Paris jusqu’au dimanche 5 janvier 2020.

4 Déc
2019
Seul en scène, dans le silence sibérien

    La Sibérie, ici, n’a rien de refroidissant, même si le narrateur nous égraine au fil des jours, la température tout de même polaire. Le texte est beau, bien troussé, même si l’idée n’est pas neuve, l’envie de solitude si séduisante  !

L’acteur, William Mesguich, joue, et avec talent, le rôle de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson, qui a fait choix de s’isoler plusieurs mois au milieu des forêts de Sibérie. Entre l’envie d’isolement et le fait, il faut sauter le pas. De l’idée à l’action, vraie ascèse sans superflue !

      Ici, on coupe son bois soi-même, se nourrit de poisson sans oublier quand même, un petit coup de vodka. On apprivoise une mésange, admire de très prés un ours, discute rarement avec un lointain voisin…Terrain propice à la réflexion, la lecture, regard sur le temps qui passe et les paysages enneigés.

     La langue est riche, mêlée de vraies pépites et d’humour, le fond le disputant à la forme poétique, « je ferai scintiller les méandres d’une pensée simple, pleine. Directe. Magnifique » explique William Mesguich, qui réussit bien son affaire !

      Entre sensation, le vent hurlant et cinglant sur sa figure, le goût de la rasade d’alcool, et recul sur sa vie, distanciation où se mêle souvenirs d’avant et impression de maintenant, la perte des repères associée à la prise de risque, favorise cette forme de recul sur soi. C’en est jubilatoire et vraiment on apprécie la musique, mais, mais, il manque un élément.


         En effet, bien dommage que cette soif d’absolu, favorisée par la solitude choisie, la beauté de la nature, la neige et la froidure, ne débouche pas sur la découverte d’une forme de transcendance. Le rejet de la compagnie des autres, de la consommation futile, du vain bavardage aurait tout naturellement pu déboucher sur la rencontre avec le Créateur. La poésie du texte, la beauté du verbe ne servent, pour finir, que le personnage tout plein de lui, ses états d’âme, ses lectures, ses occupations au ralenti. On en vient à penser aux moines du désert, ces ermites partis pour la vie, au IIIe siècle après JC, dans les déserts d’Egypte ou de Syrie tout concentrés, tendus vers le silence habité par Dieu.

    Sylvain Tesson n’a pas exploré ou voulu découvrir cette facette divine en tout homme. On peut le regretter.

   Néanmoins, cette pièce se dévoile avec plaisir et il faut y aller !

Dans les forêts de Sibérie, d’aprés Sylvian Tesson, mise en scène et jeu de William Mesguich, théâtre de la Huchette, 23 rue de la Huchette 75006 Paris

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