24 Mai
2021
Signé Wolfberger, un crémant d’Alsace rosé !

          Le temps maussade sur toute la France ne doit pas nous empêcher de déguster un verre de ce crémant rosé, idéal pour fêter les retrouvailles ! Bien au contraire.

  Il est frais et enveloppe les papilles de son petit côté acidulé, ses bulles sont fines, sa couleur délicatement rosée. Oui, c’est un crémant issu de l’agriculture biologique, créée par un assemblage de pinot noir, produit en Alsace d’un terroir à dominante  marno-gréseux bio.

           Sa robe rose pamplemousse à reflets soutenus, son nez aux senteurs de fruits rouges (groseille) et de fleurs, sa bouche à la fois d’une belle acidité et d’une délicate onctuosité  se mariera parfaitement avec un repas estival à base de poissons froids accompagnés de ratatouille, de volaille en chaud-froid, de fromages secs et de mousse de fraise, miroir au framboise, sabayon, pavlova aux fruits rouges…

Dégustez le entre 9 et 11°C dans des flûtes fines.

Wolfberger, coopérative exigeante

             Créée en 1902, la maison Wolfberger rassemble des vignerons alsaciens soucieux de produire les meilleurs raisins de leurs terroirs propres sur plus de 1300 hectares de vignoble. Résultat : Wolfberger se situe à la dixième place  des marques de vins tranquilles et effervescents  les plus vendues en 2018 en France. En pointe sur les méthodes de viticultures raisonnée, la maison Wolfberger est certifiée à la fois ISO 150 22 000 et ISO 50 001.

Crémant d’Alsace rosé bio, 8,50 euros en grandes surfaces.

12 Mai
2021
Un livre révélateur à lire absolument pour ceux qui aiment l’Art sans savoir !

Un livre révélateur à lire absolument pour ceux qui aiment l’Art sans savoir !

       L’Art en France serait-il la « chose » du ministère de la Culture qui en fait un art officiel, reconnu, fermé, réservé à quelques artistes dument sélectionnés, excluant les autres.  Comment, pourquoi, par qui ? Aude de Kerros, artiste peintre et graveur signe un livre dru, documenté, vécu qui révèle la vérité.
            C’est un livre à découvrir et à partager pour savoir le dessous des cartes de l’art en France. Aude de Kérros, peintre, graveur, essayiste,  nous décrypte comment le ministère de la Culture contribue à fabriquer un « art contemporain mué en produit financier ». Entre réseau, marché et décision publique réservé exclusivement  au profit d’investisseurs et d’auteurs, loin de la majorité des artistes, oubliés et bafoués. On découvre comment les prix de l’Art Contemporain s’envole vers des sommets tout à fait exorbitant  et simultanément, l’illusion d’art disparaît. Où est passé l’art s’interroge Aude de Kerros et « combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? »

          L’auteur explique par une analyse fouillée de l’Art Contemporain ou AC, cette véritable compromission avec la finance et le pouvoir. Une enquête passionnante pour ouvrir les yeux sur un vrai scandale.

       Aude de kerros, vibrante auteur, fut lauréate du prix Adolphe-Boschot de la critique d’art e, 2012, elle publie souvent des articles  de  décryptage sur l’art contemporain et sur l’art. Elle a écrit également « l’Art caché et art contemporain : manipulation et géopolitique » chez Eyrolles.



Interview d’Aude de Kerros par Jack Moyal

https://www.youtube.com/watch?v=oxCulpPrfGc

Trois questions à Aude de KERROS :

 Pour quelles raisons taxer l’art contemporain d’«imposture», user du terme «utopie» à son sujet ? 

Je renvoie aux définitions d’imposture -tromperie de qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas- et d’utopie -construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable- proposées par le « Larousse » ou le « Robert ».

Ce que l’on désigne couramment par le vocable d’ »Art contemporain » ne reflète pas toute la production artistique de notre époque, loin de là. L’appellation correspond à un label estampillant un courant parmi d’autres de la création: l’art conceptuel. Il a été choisi par le haut marché comme produit artistique à destination planétaire pour son caractère sériel, reproductible, peu identitaire. L’administration culturelle française en a fait l’art officiel de la République. Ses «inspecteurs de la création», ses conservateurs et universitaires décident de ce qui est de l’art et de ce qui n’en est pas, et ne distinguent plus très bien les frontières entre secteur Public et secteur privé.

L’art conceptuel -apparu dans les années soixante- s’est en effet imposé à partir des années quatre-vingts en tant que seule pratique «contemporaine» légitime, avant de devenir, à la fin de la décennie quatre-vingt-dix, un « financial art » globalisé.  Les œuvres sont devenues sérielles,  avec des produits d’appel haut de gamme pouvant atteindre des cotes astronomiques, déclinées en marchandise industrielle aux quantités et formats  divers, adaptés à tous les budgets. L’arbitraire des réseaux de collectionneurs qui en fabriquent la valeur remplace les critères et repères intelligibles de la valeur artistique. L’hyper-visibilité de ces produits, qui résulte de plans marketing et de communication, occulte les nombreux autres visages -« cachés »- de la création d’aujourd’hui, aussi divers que méconnus.

Afin de ne pas ajouter à la confusion -et par souci de clarté du propos-, je m’efforce au fil des pages de distinguer sémantiquement « Art contemporain » et « Art » tout court.

Quels « moments » marquants, emblématiques, identifiez-vous dans la genèse du système ainsi décrit ? 

Je fais remonter le récit à l’automne 2008, au moment de l’effondrement des marchés financiers,  là où je l’ai laissé dans L’Art caché. Je relate de quelles manières, dans le contexte de la crise bancaire et financière, les divers acteurs du marché de l’art ont volé au secours de la cote d’un art contemporain florissant « worldwide » : Investissement de Paris par les succursales des galeries new-yorkaises, facilitation par l’administration culturelle de l’accès aux lieux patrimoniaux de prestige et de mémoire, étapes phares du tourisme culturel, à la notoriété planétaire. En peu de temps la capitale française a été instrumentalisée en showroom, en vitrine « écrin », procurant aux produits la caution institutionnelle prescriptrice, leur conférant prestige et « glamour », la valeur ajoutée made in France.

Le cas d’école représentatif de ces « liaisons dangereuses », endogames, tissées de conflits d’intérêts ou l’on ne distingue plus le Service Public et les intérêts privés est le premier dîner de gala, en 2008, donné au château de Versailles en l’honneur de Jeff Koons, réunissant le réseau qui fabrique la valeur : critiques, galeristes, experts et leaders d’opinion, collectionneurs amis, autour de François Pinault et de Jean-Jacques Aillagon alors en charge de Versailles, ancien ministre de la Culture, ancien employé de Pinault à la direction de sa collection privée au Palazzo Grassi à Venise.

 Quelles intentions et motivations ont présidé à votre démarche éditoriale ?

Moi-même artiste et observatrice attentive des tendances et évolutions de la création et des idées qui animent le milieu de l’art, je ne reconnais pas, dans ce que les médias renvoient sous l’étiquette « d’Art contemporain », ce que je perçois de la pratique de mes pairs, vus de la fenêtre de mon atelier. Je souhaite pour cette raison témoigner depuis ce point de vue peu connu sur notre époque, celui de l’artiste. J’aimerais que soit levé le voile sur l’étonnante vitalité, la liberté irréductible qui existe à l’ombre des écrans médiatiques et à l’écart du storytelling mainstream. Ils sont sous évalués et dépréciés uniquement parce qu’ils sont invisibles. Je désire faire justice à cette création non officielle et non cotée en contribuant, à mon échelle, à la faire connaître.

J’ai voulu aussi décrire le paysage extrêmement divers de la « dissidence », de ses figures, ses livres et écrits. Ces esprits libres font un travail de fond sur la critique cultivée et argumentée de « l’Art contemporain ». Ils sont de plus en plus visibles, grâce aux moyens d’information alternatifs.

Enfin, je partage mon indignation de citoyenne déplorant ce qui s’apparente à un détournement, à une captation de ressources budgétaires disponibles au titre de l’aide à la création, au bénéfice de spéculateurs internationaux, de marchands, d’artistes « vivant et travaillant » partout, sauf en France qui pourtant accueille traditionnellement tous les artistes du monde.

Je prends à témoin nos compatriotes de cette politique contre leurs intérêts – sans contrepartie – sans les avoir consultés – sans la moindre transparence – et donc contestable.

3 Mai
2021
Un Mâcon Milly-Lamartine a découvrir vitement !

              Une collection de lieux-dits créée par 120 familles de Vignerons des Terres Secrètes nous offre de savoureuses bouteilles issues de terroirs situés au cœur du Mâconnais. Aujourd’hui, le Mâcon Milly-Lamartine, Clos du Four.

      Déjà au début du XX e siècle, s’organisa dans le Mâconnais un mouvement coopératif de vignerons. Dignes héritiers, les Vignerons des Terres Secrètes continuent la tradition depuis 1928 dans ce qu’on décrit souvent comme « le midi ensoleillé de la Bourgogne » ! Car nous sommes dans le périmètre du Grand Site Solutré-Pouilly-Vergisson. La ou les parcelles, clos distincts, concentrent la typicité des lieux-dits spécifique à travers vallons, coteaux ensoleillés, paysages magnifiques.

     Les vins sont le parfait reflet de ces terroirs situés sur 906 hectares de vignes AOC dont 439 ha en appellation Mâcon-Villages, 239 ha en saint Véran, 147 ha en Bourgogne, 72 ha en Mâcon Rouge, 9 ha en Pouilly Fuissé. Ils produisent 58 sélections parcellaires et domaines.

      La production de cette unique cave cooperative dans le périmètre du Grand Site, est durable et raisonnée par les « Vignerons Engagés » depuis 2013 dans le respect de l’environnement.

      La gamme de ces vins obéit à une palette aromatique variée : complexe, frais, chaleureux selon le terroir. Chaque cuvée est réfléchie par le maitre de chai qui choisit soigneusement le raisin pour en extraire le meilleur.

Mâcon Milly-Lamartine, Clos du Four 2018

Dégustons donc à bonne température 10° environ ce mâcon. La robe est d’or aux reflets vert, le nez d’agrume comme pamplemousse ou cédrat, la bouche tout en fraicheur sur le fruit avec une finale complexe, tonique et presque marine signe donc un bourgogne vif et long, minéral. Vous le dégusterez idéalement avec un poisson noble tel que turbot aux agrumes ou  encore une viande blanche façon suprême de volaille, filet de veau à la crème et même un feuilletée au ris de veau, des fromages rares…

Mâcon Milly-Lamartine, Clos du Four 2018, Vignerons des Terres Secrètes, disponible uniquement au caveau, 10,35 e. 158 rue des Grandes Vignes 71960 Prissé, tel : 03 85 37 64 89.