26 Mai
2021
Quelle est belle notre France !

       Voici une sélection d’une cinquantaine de villages de France, tous divers, humbles ou spectaculaires, sur la côte ou dans les terres. Découvrez donc ces villages et alentours, tous reflets de notre fier patrimoine.

       Comme on l’aime notre France ! Et ce livre en est un vibrant hommage : anecdotes, histoire, photos…chaque village est un morceau de France, émouvant, simple et grandiose

  Ainsi, sur Etretat, aux maisons de silex, bois, pierre et brique,  plane-t-il l’esprit de Maurice Leblanc, par la présence presque palpable d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur et son Aiguille Creuse.

Et l’ile de Bréhat, connaissez-vous ?  A mi-chemin entre Brest et Granville, 450 îliens vivent toute l’année sur cette île au climat doux baptisé l’île aux fleurs. On y fabrique de l’iode grâce  à l’amiral Cornic qui eut l’audacieuse idée de demander à Louis XVI la permission à chaque îlien de récolter le goémon, algue dont on extrait l’iode qui fertilisait les terres.

  Dans les terres, nous visiterons ensuite Mailly le Château, dominant une boucle de l’Yonne, petit village fortifié qui attire, à la belle saison, randonneurs, pêcheurs et amateurs de baignade.

  Et Laroquebrou, drôle de nom de ce village situé aux confins  du Cantal, du Quercy et du Limousin. Cette cité médiévale était située sur une voie importante pour les pèlerins allant à Saint Jacques de Compostelle. Vous y admirerez une  des rares églises de style gothique du Cantal. Dotée de  trois portes ogivales, elle est restée quasi intacte depuis le XIV e siècle.

  Bref, cet ouvrage, riche et édifiant, doté d’encadrés clairs et précis, est absolument à acquérir pour se promener en France, à la recherche de nos racines, loin des foules. Les sites remarquables à voir aux alentours des villages présentés sont mentionnés. A vous donc, cet été,  les ruelles pavées et les petites places accueillantes !

Le France des plus beaux villages, Glenat, 35 e

24 Mai
2021
Signé Wolfberger, un crémant d’Alsace rosé !

          Le temps maussade sur toute la France ne doit pas nous empêcher de déguster un verre de ce crémant rosé, idéal pour fêter les retrouvailles ! Bien au contraire.

  Il est frais et enveloppe les papilles de son petit côté acidulé, ses bulles sont fines, sa couleur délicatement rosée. Oui, c’est un crémant issu de l’agriculture biologique, créée par un assemblage de pinot noir, produit en Alsace d’un terroir à dominante  marno-gréseux bio.

           Sa robe rose pamplemousse à reflets soutenus, son nez aux senteurs de fruits rouges (groseille) et de fleurs, sa bouche à la fois d’une belle acidité et d’une délicate onctuosité  se mariera parfaitement avec un repas estival à base de poissons froids accompagnés de ratatouille, de volaille en chaud-froid, de fromages secs et de mousse de fraise, miroir au framboise, sabayon, pavlova aux fruits rouges…

Dégustez le entre 9 et 11°C dans des flûtes fines.

Wolfberger, coopérative exigeante

             Créée en 1902, la maison Wolfberger rassemble des vignerons alsaciens soucieux de produire les meilleurs raisins de leurs terroirs propres sur plus de 1300 hectares de vignoble. Résultat : Wolfberger se situe à la dixième place  des marques de vins tranquilles et effervescents  les plus vendues en 2018 en France. En pointe sur les méthodes de viticultures raisonnée, la maison Wolfberger est certifiée à la fois ISO 150 22 000 et ISO 50 001.

Crémant d’Alsace rosé bio, 8,50 euros en grandes surfaces.

12 Mai
2021
Un livre révélateur à lire absolument pour ceux qui aiment l’Art sans savoir !

Un livre révélateur à lire absolument pour ceux qui aiment l’Art sans savoir !

       L’Art en France serait-il la « chose » du ministère de la Culture qui en fait un art officiel, reconnu, fermé, réservé à quelques artistes dument sélectionnés, excluant les autres.  Comment, pourquoi, par qui ? Aude de Kerros, artiste peintre et graveur signe un livre dru, documenté, vécu qui révèle la vérité.
            C’est un livre à découvrir et à partager pour savoir le dessous des cartes de l’art en France. Aude de Kérros, peintre, graveur, essayiste,  nous décrypte comment le ministère de la Culture contribue à fabriquer un « art contemporain mué en produit financier ». Entre réseau, marché et décision publique réservé exclusivement  au profit d’investisseurs et d’auteurs, loin de la majorité des artistes, oubliés et bafoués. On découvre comment les prix de l’Art Contemporain s’envole vers des sommets tout à fait exorbitant  et simultanément, l’illusion d’art disparaît. Où est passé l’art s’interroge Aude de Kerros et « combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? »

          L’auteur explique par une analyse fouillée de l’Art Contemporain ou AC, cette véritable compromission avec la finance et le pouvoir. Une enquête passionnante pour ouvrir les yeux sur un vrai scandale.

       Aude de kerros, vibrante auteur, fut lauréate du prix Adolphe-Boschot de la critique d’art e, 2012, elle publie souvent des articles  de  décryptage sur l’art contemporain et sur l’art. Elle a écrit également « l’Art caché et art contemporain : manipulation et géopolitique » chez Eyrolles.



Interview d’Aude de Kerros par Jack Moyal

https://www.youtube.com/watch?v=oxCulpPrfGc

Trois questions à Aude de KERROS :

 Pour quelles raisons taxer l’art contemporain d’«imposture», user du terme «utopie» à son sujet ? 

Je renvoie aux définitions d’imposture -tromperie de qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas- et d’utopie -construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable- proposées par le « Larousse » ou le « Robert ».

Ce que l’on désigne couramment par le vocable d’ »Art contemporain » ne reflète pas toute la production artistique de notre époque, loin de là. L’appellation correspond à un label estampillant un courant parmi d’autres de la création: l’art conceptuel. Il a été choisi par le haut marché comme produit artistique à destination planétaire pour son caractère sériel, reproductible, peu identitaire. L’administration culturelle française en a fait l’art officiel de la République. Ses «inspecteurs de la création», ses conservateurs et universitaires décident de ce qui est de l’art et de ce qui n’en est pas, et ne distinguent plus très bien les frontières entre secteur Public et secteur privé.

L’art conceptuel -apparu dans les années soixante- s’est en effet imposé à partir des années quatre-vingts en tant que seule pratique «contemporaine» légitime, avant de devenir, à la fin de la décennie quatre-vingt-dix, un « financial art » globalisé.  Les œuvres sont devenues sérielles,  avec des produits d’appel haut de gamme pouvant atteindre des cotes astronomiques, déclinées en marchandise industrielle aux quantités et formats  divers, adaptés à tous les budgets. L’arbitraire des réseaux de collectionneurs qui en fabriquent la valeur remplace les critères et repères intelligibles de la valeur artistique. L’hyper-visibilité de ces produits, qui résulte de plans marketing et de communication, occulte les nombreux autres visages -« cachés »- de la création d’aujourd’hui, aussi divers que méconnus.

Afin de ne pas ajouter à la confusion -et par souci de clarté du propos-, je m’efforce au fil des pages de distinguer sémantiquement « Art contemporain » et « Art » tout court.

Quels « moments » marquants, emblématiques, identifiez-vous dans la genèse du système ainsi décrit ? 

Je fais remonter le récit à l’automne 2008, au moment de l’effondrement des marchés financiers,  là où je l’ai laissé dans L’Art caché. Je relate de quelles manières, dans le contexte de la crise bancaire et financière, les divers acteurs du marché de l’art ont volé au secours de la cote d’un art contemporain florissant « worldwide » : Investissement de Paris par les succursales des galeries new-yorkaises, facilitation par l’administration culturelle de l’accès aux lieux patrimoniaux de prestige et de mémoire, étapes phares du tourisme culturel, à la notoriété planétaire. En peu de temps la capitale française a été instrumentalisée en showroom, en vitrine « écrin », procurant aux produits la caution institutionnelle prescriptrice, leur conférant prestige et « glamour », la valeur ajoutée made in France.

Le cas d’école représentatif de ces « liaisons dangereuses », endogames, tissées de conflits d’intérêts ou l’on ne distingue plus le Service Public et les intérêts privés est le premier dîner de gala, en 2008, donné au château de Versailles en l’honneur de Jeff Koons, réunissant le réseau qui fabrique la valeur : critiques, galeristes, experts et leaders d’opinion, collectionneurs amis, autour de François Pinault et de Jean-Jacques Aillagon alors en charge de Versailles, ancien ministre de la Culture, ancien employé de Pinault à la direction de sa collection privée au Palazzo Grassi à Venise.

 Quelles intentions et motivations ont présidé à votre démarche éditoriale ?

Moi-même artiste et observatrice attentive des tendances et évolutions de la création et des idées qui animent le milieu de l’art, je ne reconnais pas, dans ce que les médias renvoient sous l’étiquette « d’Art contemporain », ce que je perçois de la pratique de mes pairs, vus de la fenêtre de mon atelier. Je souhaite pour cette raison témoigner depuis ce point de vue peu connu sur notre époque, celui de l’artiste. J’aimerais que soit levé le voile sur l’étonnante vitalité, la liberté irréductible qui existe à l’ombre des écrans médiatiques et à l’écart du storytelling mainstream. Ils sont sous évalués et dépréciés uniquement parce qu’ils sont invisibles. Je désire faire justice à cette création non officielle et non cotée en contribuant, à mon échelle, à la faire connaître.

J’ai voulu aussi décrire le paysage extrêmement divers de la « dissidence », de ses figures, ses livres et écrits. Ces esprits libres font un travail de fond sur la critique cultivée et argumentée de « l’Art contemporain ». Ils sont de plus en plus visibles, grâce aux moyens d’information alternatifs.

Enfin, je partage mon indignation de citoyenne déplorant ce qui s’apparente à un détournement, à une captation de ressources budgétaires disponibles au titre de l’aide à la création, au bénéfice de spéculateurs internationaux, de marchands, d’artistes « vivant et travaillant » partout, sauf en France qui pourtant accueille traditionnellement tous les artistes du monde.

Je prends à témoin nos compatriotes de cette politique contre leurs intérêts – sans contrepartie – sans les avoir consultés – sans la moindre transparence – et donc contestable.