Archives annuelles : 2017

Irving Penn, au Grand Palais.

Il est né en 1917, juste cent ans, et a marqué de son emprunte sensible la photographie du XX e siècle. Organisée par le Metropolitain Museum of Art à New York et la RMN-Grand Palais, l’exposition consacrée à Irving Penn (1917-2009) est simplement magnifique.
Que voici une belle retrospective d’un grand nombre de tirages réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, une sélection de 235 photo offrant une vision de son œuvre. Avec dessins et peintures tout à fait intéressantes.

Son œuvre est vaste et choisie, entre mode, nus, portraits, natures mortes, débris de la rue…

La personnalité de l’artiste apparait bien au travers de ses photos, guidées par une grande exigence, une rigueur acérée et un grand soin dans le tirage de ses œuvres. Scènes de rue à New York, natures mortes en couleur marquent le début de sa carrière de photographe. Il connait ensuite un succès mérité avec ses portraits de personnalités diverses voulus par le magazine Vogue. Spencer Tracy, Dali, Charles James, Alfred Hitchcock..il se plait à révéler la vraie personnalité de chacun en les faisant parler et saisissant tout d’un coup l’image.

Pour Vogue il réalisera des photos de mode, révélant les mannequins, les sublimant par son art, les rendant célèbres par son style. Il voyagera à travers l’Afrique et le Pacifique, en vrai reporter fixant les indigènes, leurs mœurs, leurs métiers.

Il se passionne ensuite pour les détritus, mégots, boites de conserve, se laissant prendre par l’éphémère et le processus de désintégration.

Elégance, soin, originalité, recul et réel talent, ainsi peut-on qualifier son acheter du cialis en ligne oeuvre.

Irving Penn, au Grand Palais du 21 septembre au 29 janvier 2018.

Entre bistrot et gastronomie

Pléthore et Balthazar, un bistrot « distingué » au cœur du Lyon restauré accueille les amateurs de produits vrais bien travaillés ! Une table initiée par Fabien Chalard passionné de cuisine et Vincent Galy, grand amateur de vin.


Espace, plénitude et décor de bouteilles, plus de 4000, voici planté le décor de ce restaurant au nom curieux, animé par une chef talentueuse Jessica Attar et une chef pâtissière inventive Yoo Lin Lee Leclercq . Rue Mercière la concurrence est rude, il s’agit de se distinguer du voisin. L’équipe s’y emploie vaillamment et sort du lot, entre terrasse ensoleillée et intérieur cosy.

Qu’on en juge. Ici toutes les envies sont satisfaites : apéro-tapas avec un des 30 vins au verres proposés, diner façon bistrot à la terrasse ou choix plus haut-de gamme à la carte ? On s’occupe de vous.

La jeune chef a un objectif «  sublimer les produits sans les dénaturer », des produits tout droit venus de la région, volailles de l’Ain, escargots des Monts du Lyonnais, fromages de proximité.  Sans oublier des poissons ou viandes de plus loin mais dument sélectionnés.

Le vin, la passion de Vincent Galy, est entre les mains d’Hugo chef sommelier, il puise dans un joli vivier de prés de 450 références et 4000 bouteilles, issus des grandes régions du Bordelais ou de Bourgogne mais aussi de petites appellations proches. Un menu consacré aux accords mets et vins est mis en avant, servi au verre, permettant ainsi de découvrir des aoc plus confidentielles.

La chef pâtissière, elle, joue entre les textures, les saveurs, les couleurs, entre chocolat, fruits frais, fruits secs..

Le premier jeudi de chaque mois, une viande d’exception est mise en avant et travaillée avec inventivité et modernisme par la chef Attar. Le premier mardi du mois, le sommelier lui, propose des dégustations commentées à l’heure de l’apéritif. 5 vins sont dégustés avec 3 tapas.

Pléthore et Balthazar, 72 rue Mercière 69002 Lyon, tel : 04 72 16 09 21,

Menu à 17€ et 22 €, diner menu à 30€ et 39€.

Le vin compliqué ? Mais non facile !

Que voici un précieux livre ! Précis, didactique, simple et gourmand ! Disons-le sans emphase, il n’y avait qu’une femme pour écrire si justement, si exactement sur un sujet dont les hommes s’arrogent trop souvent la science exclusive.


Et pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à déguster dans des salons professionels, à être sélectionnées dans des jurys…N’ont elles pas le palais aussi fin et l’odorat bien développé ? Donc, dame Ophélie Neiman, journaliste du vin au Monde, a commis la un ouvrage bien utile qui fera référence.

Qu’on en juge : pour coller à son titre, elle dépoussière tous les livres gros et indigestes pour réduire l’expression à son minima. 6 chapitres avec 6 personnages pour tout comprendre. Juliette organise une soirée, elle répond à des questions : quels verres pourquoi, quel usage ? Un gobelet ou un verre à pied ? Quel vin pour quelle soirée ? Du champagne, comment l’ouvrir ? Un diner, quand ouvrir le vin rouge? A quelle température le servir ? Chaque page est claire, ludique avec les illustrations parlantes, des encadrés en a-plat donnent des infos pratiques, des clins d’ yeux historiques..

Gustave, lui, nous apprend la dégustation : la robe du vin, ses parfums, ses saveurs, le vin de ses rêves ? Selon ses gouts…pourquoi et comment.

Nous découvrons ensuite les vendanges avec Hector, la vigne, les cépages, l’élevage…Les vignobles avec les terroirs de France et du monde.

Clémentine nous fait découvrir les accords met-vin, les aliments qui assassinent les vins, quel plat avec quel vin ?

Enfin, Paul fait l’acheteur : le prix du vin, au restaurant. Comment décoder une étiquette et constituer sa cave.

Chaque page est assortie de dessins ludiques, parlants, simples et clairs. On pige en un instant.

Bref, ce livre est une mine d’infos pratiques, à lire, à feuilleter sans modération, surtout !

Le vin c’est pas sorcier » par Ophélie Neiman, illustrations de Yannis Varoutsikos, Marabout, 19,90€.