Un château chargé d’histoire, qui offre l’espace d’un séjour une plongée dans le passé, dans un environnement magnifique. Depuis le château de Bessonies, le Lot déploiera ses mystères, Rocamadour, Cahor, Saint-Cirq-Lapopie, des bastides, des églises…dans une nature préservée riche d’une gastronomie savoureuse.
Laissez vous tenter dans la douceur automnale propice aux découvertes.
Sous l’apparence d’une discrète gentilhommière aux confins du Quercy et de la Châtaigneraie cantalienne, l’ancien château des barons de Bessonies convoque le souvenir de vieilles familles chevaleresques, édiles, magistrats, conseillers et gouverneurs du roi. Remontant à l’aube du XIIIe siècle, puis quand le seigneur du lieu guerroyait contre les Anglais, et selon une filiation établie dès 1520 avec noble Géraud de Bessonies, la vieille demeure a connu nombre d’outrages et de reconstructions. Mais c’est au comble de la Terreur blanche en 1815, lors de l’arrestation du maréchal Ney, duc d’Elchingen, prince de la Moscova et “Brave des braves” de Napoléon, que le château doit sa notoriété…
Qui était le maréchal Ney
Victime expiatoire de la Restauration – il s’était rallié à Louis XVIII en 1814 avant de revenir vers Napoléon lors des Cent jours -, Michel Ney, stature héroïque de l’épopée napoléonienne, était venu se réfugier chez Anne Marie Joséphine de Bessonies, cousine germaine de sa femme Eglé Auguié, elle-même nièce de la célèbre Mme Campan, naguère première femme de chambre de Marie-Antoinette. La maréchale étant aussi l’amie de jeunesse de Caroline et Pauline Bonaparte, et d’Hortense de Beauharnais. Tôt dénoncé puis arrêté au château, ensuite escorté jusqu’à Paris pour y être jugé pour trahison par la Chambre des pairs, le maréchal sera condamné à mort et fusillé le 7 décembre 1815 dans les allées de l’Observatoire. Une exécution pour “expier”, au dire de la duchesse d’Angoulême, le prétendu louvoiement politique de l’infortuné…
Une statue hommage du sculpteur François Rude, le figure aujourd’hui brandissant son sabre, à l’angle du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire ; elle fut inaugurée le 7 décembre 1853, en date anniversaire et en manière d’une réhabilitation déjà initiée sous Louis-Philippe.
Bessonies réhabilite sa mémoire
Le Château de Bessonies, entre jardin et mobilier, cultive la mémoire de ce grand officier fougueux de l’Empereur, devenu “populaire” par son martyr, dans un petit musée qui lui est consacré parmi les personnages de cire conçus par les ateliers du Musée Grévin, et quelques tableaux, sculptures et archives.
Ainsi en est-il de Michel Ney, gloire des champs de bataille, que les couloirs tragiques de l’Histoire ont exhaussé en figure romantique, et qui vécut dans ce château ses dernières heures de liberté.
Séjourner à Bessonies chez Philippe Pierre et Christophe Boffety
Deux chambres et une suite, Floréal, Prairial et Messidor vous accueilleront. Le petit déjeuner est compris avec le prix de la chambre. Dîner d’accueil proposé au prix de 35 euros cette année.
Tarifs et photos du château sur le site chateaudebessonies-maisonsdempire.com (en construction), ou sur Booking.com.
Le château de Bessonies est situé au croisement de plusieurs sites touristiques importants dans un rayon de 30 km : Figeac (musée Champollion), Saint-Céré (châteaux de Montal et de Castelnau, Saint-Laurent-les-Tours/musée Lurçat), gouffre de Padirac, Autoire et Loubressac ; et à 50-70 km : Salers et le Puy-Mary dans le Cantal limitrophe, Villefranche-de-Rouergue et sa collégiale dans l’Aveyron, Collonges-la-Rouge, Turenne et Curemonte en Corrèze, enfin et bien sûr, Cajarc, les vallées du Lot et du Célé, Rocamadour et Saint-Cirq-Lapopie, lieux emblématiques du Lot.
L’ensemble de ces destinations appelle une diversité de paysages, de reliefs et de climats, entre causses calcaires et piémonts de l’Auvergne, ainsi qu’une richesse partagée entre histoire et architecture.
Le Château de Bessonies est favorablement disposé pour permettre cet éventail de curiosités et destinations patrimoniales.



