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Marco Polo et l’Hirondelle du khan.

Un spectacle complet entre danse et théâtre, nous est donné d’admirer au théâtre La Bruyère. Surprise, beauté et parfois malaise, des sentiments contradictoires se côtoient !

 

Un décor minimaliste constitué d’un grand lit recouvert d’une couverture épaisse et d’un banc compose la scène. Un grand Khan magnifiquement grimé habillé à l’orientale, souvent torse nu, semble souffrir d’un mal étrange. Sa concubine préférée, l’Hirondelle, superbe jeune femme élégante et déliée, l’assiste, l’entoure, l’aide. Des personnages étranges, habillés de soie vive, évoluent, chantant ou jouant d’instruments. Nous sommes à la cour de Khan, petit-fils du Mongol Ghengis Khan, qui entreprend d’agrandir encore son empire.

Le souverain accueille Marco Polo de la lignée des grands marchands. L’histoire nous enseigne que ce dernier resta 16 ans à la cour du Mongol.

Entre les trois protagonistes se noue sous nos yeux, un jeu subtil de domination, séduction, emprise charnelle. L’ambiance passe de maléfique avec le chant lyrique qui accentue le côté tragique, une certaine violence du Khan qui joue parfaitement du sabre ; à comique par le texte parfois plein d’humour. Le trio évolue fluidement, magnétiquement, subtilement entre les trois personnages chantant ou jouant d’instruments à corde de belle résonance.

On reste fasciné, presque médusé de l’enchainement. Entre l’oeil qui admire, l’ouïe charmée par les accords mélodieux, l’histoire qui parle à la connaissance, le spectacle enchante. Nous ne dévoilerons pas l’intrigue et la fin un peu rapide de cette belle tragédie. Courez-y !

Marco Polo et l’Hirondelle du Khan, écrit et mis en scène par Eric Bouvron avec Jade Phan Gia, Kamel Isker en alternance avec Eliott Lerner et laurent Maurel, musique et chants Ganchimeg Sandag, Bouzhigmaa Santaro, Cécilia Meltzer et Didier Simione
Théâtre La Bruyère, 5 rue La Bruyère 75009 Paris, 01 48 74 76 99. 

Irving Penn, au Grand Palais.

Il est né en 1917, juste cent ans, et a marqué de son emprunte sensible la photographie du XX e siècle. Organisée par le Metropolitain Museum of Art à New York et la RMN-Grand Palais, l’exposition consacrée à Irving Penn (1917-2009) est simplement magnifique.
Que voici une belle retrospective d’un grand nombre de tirages réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, une sélection de 235 photo offrant une vision de son œuvre. Avec dessins et peintures tout à fait intéressantes.

Son œuvre est vaste et choisie, entre mode, nus, portraits, natures mortes, débris de la rue…

La personnalité de l’artiste apparait bien au travers de ses photos, guidées par une grande exigence, une rigueur acérée et un grand soin dans le tirage de ses œuvres. Scènes de rue à New York, natures mortes en couleur marquent le début de sa carrière de photographe. Il connait ensuite un succès mérité avec ses portraits de personnalités diverses voulus par le magazine Vogue. Spencer Tracy, Dali, Charles James, Alfred Hitchcock..il se plait à révéler la vraie personnalité de chacun en les faisant parler et saisissant tout d’un coup l’image.

Pour Vogue il réalisera des photos de mode, révélant les mannequins, les sublimant par son art, les rendant célèbres par son style. Il voyagera à travers l’Afrique et le Pacifique, en vrai reporter fixant les indigènes, leurs mœurs, leurs métiers.

Il se passionne ensuite pour les détritus, mégots, boites de conserve, se laissant prendre par l’éphémère et le processus de désintégration.

Elégance, soin, originalité, recul et réel talent, ainsi peut-on qualifier son acheter du cialis en ligne oeuvre.

Irving Penn, au Grand Palais du 21 septembre au 29 janvier 2018.

Entre bistrot et gastronomie

Pléthore et Balthazar, un bistrot « distingué » au cœur du Lyon restauré accueille les amateurs de produits vrais bien travaillés ! Une table initiée par Fabien Chalard passionné de cuisine et Vincent Galy, grand amateur de vin.


Espace, plénitude et décor de bouteilles, plus de 4000, voici planté le décor de ce restaurant au nom curieux, animé par une chef talentueuse Jessica Attar et une chef pâtissière inventive Yoo Lin Lee Leclercq . Rue Mercière la concurrence est rude, il s’agit de se distinguer du voisin. L’équipe s’y emploie vaillamment et sort du lot, entre terrasse ensoleillée et intérieur cosy.

Qu’on en juge. Ici toutes les envies sont satisfaites : apéro-tapas avec un des 30 vins au verres proposés, diner façon bistrot à la terrasse ou choix plus haut-de gamme à la carte ? On s’occupe de vous.

La jeune chef a un objectif «  sublimer les produits sans les dénaturer », des produits tout droit venus de la région, volailles de l’Ain, escargots des Monts du Lyonnais, fromages de proximité.  Sans oublier des poissons ou viandes de plus loin mais dument sélectionnés.

Le vin, la passion de Vincent Galy, est entre les mains d’Hugo chef sommelier, il puise dans un joli vivier de prés de 450 références et 4000 bouteilles, issus des grandes régions du Bordelais ou de Bourgogne mais aussi de petites appellations proches. Un menu consacré aux accords mets et vins est mis en avant, servi au verre, permettant ainsi de découvrir des aoc plus confidentielles.

La chef pâtissière, elle, joue entre les textures, les saveurs, les couleurs, entre chocolat, fruits frais, fruits secs..

Le premier jeudi de chaque mois, une viande d’exception est mise en avant et travaillée avec inventivité et modernisme par la chef Attar. Le premier mardi du mois, le sommelier lui, propose des dégustations commentées à l’heure de l’apéritif. 5 vins sont dégustés avec 3 tapas.

Pléthore et Balthazar, 72 rue Mercière 69002 Lyon, tel : 04 72 16 09 21,

Menu à 17€ et 22 €, diner menu à 30€ et 39€.