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30 Mar
2024
Et un Mâcon Verzé, un  !

Les Vignerons des Terres Secrètes ont désigné un terroir particulier, lieu-dit nommé Croix-Jarrier d’ou est produit un vin blanc interessant et subtil à connaître absolument.

Au sud de la Bourgogne, la commune de Verzé, située à 290 mètres, est orientée plein ouest sur une surface d’un peu plus de 6 ha sur des sols crayeux.

La robe de ce Mâcon Verzé Croix-Jarrier 2021 présente une couleur or jaune paille avec des reflets argentés. Des arômes de chèvrefeuille, et verveine, poire et pomme Granny s’en dégage avec un côté minéral bien présent. Sur le palais, la première gorgée surprend par sa belle fraicheur à note d’agrumes (pamplemousse, mandarine) suivie d’une vivacité plaisante et d’une vraie longueur en bouche.

Servez-le à 12°c, à l’apéritif avec des gougères, des débris de chèvre sec. Avec un thon poëlé, une truite aux amandes, une viande blanche en sauce, une salade de fruits rouges…

Les 120 familles des Vignerons des Terres Secrètes

Depuis 1928, travaillent au cœur du Mâconnais, qualifié souvent de «  midi ensoleillé de la Bourgogne », sur 906 hectares de vignes dont 439 ha en appellation Mâcon-Villages, 239 ha en Saint-Véran, 147 ha en Bourgogne, 72 ha en Mâcon Rouge, 9 ha en Pouilly Fuissé.

Mâcon Verzé Croix Jarrier 2021, 11,70 € Vignerons des Terres Secrètes.

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23 Fév
2024
Somptueux diner aux vins de Virginie

 

En cette période dédié aux vins de France et du monde à Vinexpo, il nous a été donné de déguster à la résidence de Madame l’ambassadeur Denise Campbell-Bauer des vins de Virginie, tout à fait interessants. Breuvages en rouge et blanc  associés à des mets délectables concoctés par le chef français Yves Roquel et le chef américain Tim Moore.

Des vins de Virginie  blancs subtils, légers ou plus présents, des rouges structurés et expressifs, ces vins sont issus d’un vignoble de plus de 5 000 acres de raisins disséminés sur l’ensemble de la Virginie. On compte sur cet Etat plus de 30 types de raisins cultivés dans dix régions, d’ou la diversité des conditions de cultures .

Dans les années 1990, il y avait environ 50 établissements vinicoles en Virginie. La qualité des vins et le développement économique du pays ont contribué au succès de ces vins de plus en plus appréciés. Aujourd’hui plus de 300 établissements vinicoles produisent des vins largement appréciés dont nous avons pu déguster quelques échantillons choisis et sélectionnés avec soin pour s’allier pleinement avec les mets du diner.

Déambulant dans les magnifiques salons de la résidence des Etats-Unis, l’hôtel de Pontalba construit au milieu du XVIIIe siècle, nous dégustons une coupe du Brut Vintage, 100% chardonnay, de la King Family Vineyards en Virginie. Nez subtil de litchi, saveur délicate finement fruité, ce vin pétillant est léger, plein de fraicheur, très agréable sur les papilles.

Nous passons à table

Avec trois petites bouchées : la gaufre de patate douce de Caroline du Nord et pickles de légumes aux grains de caviar ; le tatare de bœuf au caviar osciètre royal, crème de Koji, seigle au levain, ail deux façons et la pancake de maïs, gelée de pomelos de Floride, homard du Maine. Nous dégustons un Petit Manseng, Michael Shaps 2021, à base de Petit Manseng à 95% et complété par 5% de Roussanne. Nez de fleurs blanches, jolie concentration sur le palais, ce vin frais et gouleyant donne du peps à ces trois petites entrées raffinées.

Avec le carpaccio de Saint-Jacques

tartare d’avocat, cacahuète de Virginie, plat tout en saveur et finesse de belle composition, nous dégustons un sauvignon blanc 2021 de la king Family Vineyards. Sec avec une acidité naturelle, ce blanc tout en fraicheur avec des notes d’agrumes exprime une tension bienvenue sur la Saint Jacques. Une alliance agréable avec une pointe d’amertume en finale.

Le filet de boeuf black angus

roti au poivre, mille-feuille de pommes de terre et échalotes confites, fondant en bouche est un plat trés parfumé. Il est proposé avec pas moins de quatre vins.


  Cabernet Franc 2013 de la Maison Rosemont Vineyards, concentré de fruits rouges surmuris, suavité en bouche et belle longueur.

Un Rise 2017 propriété d’Early Mountain Vineyards, d’une couleur profonde, tout en équilbre, joliment fruité.   Un PVT 2019 de Paradise Springs, sur le fruit rouge, long en bouche. Enfin, le Trianon 2019 de The Williamsburg Vinery, frais, facile, agréable sur le palais.

Avec le dessert, douceur chocolatée,

avec sa glace à la mélasse de sorgho et ses mignardises, un liquoreux Raisin d’Etre 2015, de Michael Shaps à la saveur de miel, finement épicé, servi à parfaite température, idéal avec le chocolat dont il équilibre l’intensité.

Bref, une soirée dégustation des vins de Virginie, magnifique avec des vins qu’on trouvera bientôt en france.



3 Jan
2024
Et ce fut le quatrième jour !


       De Fages au Lauze, le Chemin me reprend, il me tient au corps et à l’esprit. Car la marche quotidienne pour rallier l’étape ultime, Avignon en l’occurence, vous tient tout le long en tension. Chaque jour, un pas devant l’autre, le paysage change, restant dans le grandiose, le sauvage, l’escarpé et toujours, dans la solitude.

 

 

 

 

 

 

 

Petit déjeuner terminé, je sors sans revoir mes hôtes tôt déjà partis. La bourrasque fait claquer ma cape, la pluie gifle mon visage, c’est l’aventura ! Brume diffuse, plafond bas, vent violent.., à 9h il fait si sombre qu’on distingue à peine à quelques mètres. J’avance seule sur le bord de la route, pas une voiture à l’horizon. Sur ma carte, il faut aller tout droit. Hélas, en fait il fallait tourner à gauche au milieu des menhirs, m’indique un charmant monsieur et son fils qui touché par ma mine défaite et dégoulinante, s’arrête pour me proposer de monter. Je refuse avec la dignité d’une pélerine qui prie avec ses pieds et le climat quelqu’il soit, en le remerciant de sa sollicitude.

La Cham des Bondons est la plus grande concentration de menhirs du midi, 154 pierres debout érigées par les habitants de ce plateau calcaire à 1100 mètres d’altitude il y a plus de cinq mille ans à l’époque Néolithique.

 

Nous sommes entre le mont Lozère et la vallée du Tarn. Le chemin descend raide, traversant quelques petits hameaux de maisons trapues faites de gros blocs de granit, avec des toits de lauze. Il s’agit pour l’homme de se protéger d’une nature belle mais parfois hostile et rude.

Arrive Ispagnac, à la croisée du parc national des Cévennes et du Grand site des Gorges du Tarn. Ce village est situé sur la route des pélerins affluant vers la collégiale de Quézac. Notre cher Urbain V, s’inquiétant pour ces « fous de Dieu » allant à pieds hâvres et presque pieds nus, s’inquiétant donc des difficultés de traversée de la rivière avait fait construire un beau pont constitué de six arches magnifiques. Les travaux commencèrent en 1395 pour s’achever en 1450 !

D’Ispagnac on rallie Quézac, bien connue des amateurs d’eau gazeuse, elle jaillie de la source Diva. L ‘ancienne collégiale fortifiée du XIV e vous accueille, ancien lieu de pélerinage en l’honneur de la Sainte Vierge.

Et l’on arrive à Florac !

Petite ville de 2000 habitants marquée par les guerres de religions. Du reste comme parfois, l’église est adossée au temple protestant. Empruntant ses venelles, je circule au milieu de beautés architecturales, comme cet ancien couvent capucin monument historique, ou le château de Florac, aujourd’hui siège du Parc national des Cévennes. Je traverse rapidement la ville sous une petite pluie insidieuse, photographiée par une charmante jeune- fille Fatima à qui j’offre une image pieuse. Le gite, explicitement nommé relais des Cévennes est parfait, un grand dortoir de 5 lits où je serai seule ce soir la. Un couple et un duo d’amis venus de Dijon marcher sur le Chemin de Stevenson partagent avec moi ce grand gite. Chacun chez soi, la nuit est calme.

 

 

En route vers Grisac et son château ou naquit Urbain V

Départ du relais des Cévennes après un solide petit-déjeuner, sur mes pas d’hier pour monter vers Bédouès. Et la, catastrophe, je remonte vaillamment et stupidement le chemin de la veille qui grimpe raide, sans voir qu’il fallait prendre l’embranchement de droite en bas…Une heure perdue qui fait réaliser les mauvais choix, l’inconséquence de mon empressement… Je frappe au carreau d’une maison apercevant une jeune-fille qui vaque d’une pièce à l’autre. Enfin, elle me voit et avec courtoisie m’indique la bonne voie.

Et en moins d’une heure, j’arrive à Bédoués. Et découvre avec ravissement la petite chapelle saint Saturnin, merveilleuse de beauté !

 

La ou fut baptisé Guillaume de Grimoard, futur pape Urbain V. Bédouès, petit village dans la haute vallée du Tarn, tout à fait remarquable par deux monuments. Sa collégiale fortifiée érigée au XIV e siècle par Urbain V qui y fit ensevelir ses parents, les Grimoard. La collégiale aura pour mission de prier pour sa famille. De la forme d’une croix grecque en schiste, elle servira de refuges aux habitants pendant les guerres de religion. Et une petite chapelle, véritable joyaux, nommée saint Saturnin.  unique, couleur des vitraux, motifs, représentation tout est d’une rare splendeur.

 

Les fresques sont extraordinaires, d’une rare beauté, inspiré de l’art byzantin. La richesse de sa décoration est tout à fait

 

 

 

Le chemin monte sans excès

Les paysages sont grandioses avec vue plongeante sur le Tarn et ses boucles plus ou moins tranquilles. Pour arriver à Grisac, le petit chemin devient plus escarpé, fatalement ! C’est le dos mouillé de sueur, que j’aperçois les hôtes du gite, joliment appelé « Le Gai Soleil ».


 

Ils m’y conduisent en discourant avec faconde sur le château de Grizac, lieu de naissance du futur pape, restauré magnifiquement par le Marquis de Laubépin, descendant du frère du pape Urbain V. Sa fille,  Gilda de Cumond,  y séjourne régulièrement. Elle n’est hélas pas la en ce moment. On me dit que je peux aller faire le tour du logis pour voir l’époustouflante vue de la terrasse. Cette demeure familiale, construite au XIII e siècle, donc, a été classé monument historique en 1984. Il est bien certain qu’habiter ici, grandir dans cet environnement préservé, au milieu de cette nature magnifique, forge le caractère

Le village de Grisac

 

La Fage, chez des agriculteurs charmants, tel : 04 66 48 14 63

A Florac le Relais des Cévennes, 06 44 96 33 68

Grisac : le gai Soleil, 06 61 00 21 00