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5 Déc
2017
L’art du plis !

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Etonnant, fascinant, jamais vu, une exposition de sculpture composée de plis, a lieu en ce moment à la chapelle Expiatoire rue Pasquier à Paris. Courez-y pour ne pas mourir idiot !


L’artiste s’appelle Simone Pheulpin, lauréate du prix Le Créateur de la fondation Ateliers d’Art de France, discrète et mince, elle répond aux questions des visiteurs qui s’émerveillent devant ses créations singulières, denses et inattendues.

Pour elle, le plis est une forme de langage, elle traduit avec ses bandes de coton écrus, sa poésie du monde : arbre, coquillage, écorce, corail, pierre fossilisée, végétaux…Sa dextérité rend souple le matériau et le transforme sous nos yeux médusés, en formes magnifiques, incongrues.

  • « Mes réalisations, dit-elle, sont le résultat d’une expression instinctive. La souplesse du matériau et le mouvement de superposition conduisent à des formes avec lesquelles jouent l’ombre et la lumière. Elles sont le reflet d’une harmonie avec le monde naturel. »

    L’ensemble des créations tient par des milliers d’épingles dont pas une n’apparait. Enchevêtrées, elles maintiennent les sculptures. Qui sont tantôt moussues, tantôt lisses, tantôt rigides… Si Simone Pheulpin, autodidacte, née à Nancy, sait ce qu’elle veut quand elle se lance à l’assaut de sa création, au fil des heures de travail où ses doigts s’activent, les choses prennent d’autres chemins..Mais le résultat est toujours remarquable !Enroulage, pliage, superposition, la résistance parfois s’oppose, mais l’artiste toujours triomphe !

  • La mise en scène dans cet endroit sacré de la Chapelle Expiatoire valorise les oeuvres, les font se refléter sur le noir support. On peut les admirer sous toutes les facettes. Chacune pèse entre 6 ou 7 kg et 20 kg pour les plus monumentales.

    Jusqu’au 16 décembre, il faut aller admirer ce travail tout à fait original et qui laisse rêveur.

    Chapelle Expiratoire, 29 rue Pasquier Paris 8e.

5 Oct
2017
Irving Penn, au Grand Palais.

Il est né en 1917, juste cent ans, et a marqué de son emprunte sensible la photographie du XX e siècle. Organisée par le Metropolitain Museum of Art à New York et la RMN-Grand Palais, l’exposition consacrée à Irving Penn (1917-2009) est simplement magnifique.
Que voici une belle retrospective d’un grand nombre de tirages réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, une sélection de 235 photo offrant une vision de son œuvre. Avec dessins et peintures tout à fait intéressantes.

Son œuvre est vaste et choisie, entre mode, nus, portraits, natures mortes, débris de la rue…

La personnalité de l’artiste apparait bien au travers de ses photos, guidées par une grande exigence, une rigueur acérée et un grand soin dans le tirage de ses œuvres. Scènes de rue à New York, natures mortes en couleur marquent le début de sa carrière de photographe. Il connait ensuite un succès mérité avec ses portraits de personnalités diverses voulus par le magazine Vogue. Spencer Tracy, Dali, Charles James, Alfred Hitchcock..il se plait à révéler la vraie personnalité de chacun en les faisant parler et saisissant tout d’un coup l’image.

Pour Vogue il réalisera des photos de mode, révélant les mannequins, les sublimant par son art, les rendant célèbres par son style. Il voyagera à travers l’Afrique et le Pacifique, en vrai reporter fixant les indigènes, leurs mœurs, leurs métiers.

Il se passionne ensuite pour les détritus, mégots, boites de conserve, se laissant prendre par l’éphémère et le processus de désintégration.

Elégance, soin, originalité, recul et réel talent, ainsi peut-on qualifier son acheter du cialis en ligne oeuvre.

Irving Penn, au Grand Palais du 21 septembre au 29 janvier 2018.

7 Avr
2017
La collection de joyaux Al Thani au Grand Palais, époustouflant !

Affiche-joyaux

C’est une exposition fastueuse à laquelle nous convie le Grand Palais jusqu’au 5 juin. Celle d’un somptueux univers constitué des bijoux indiens de la période moghole à nos jours, plus de 270 pièces exceptionnelles de la collection Al Thani, magnifiquement mis en scène.

Arcot II BD Coupe à vin BD ornement turban (jigha) BD

L’histoire de la joaillerie en Inde connait un premier âge d’or au XVII e siècle, les artisans, vrais artistes, bénéficient alors du mécénat éclairé des empereurs moghols. Après une période plus sombre du chaos politique et des débuts de la colonisation au XVIII e siècle, l’âge des Darbâr, fastueuses cérémonies organisées sous l’égide du Raj britannique, permet aux monarques indiens de montrer au monde leurs parures inouïes.

ornement turban Cartier (sarpech) BD

Comment rester insensible aux diamants exceptionnels comme le diamant rose de Golconde, l’Agra ou l’Oeil de l’Idole et l’Arcot II, issus des légendaires mines de Golconde. Des émeraudes gravées d’une taille magistrale, d’une eau magnifique. Les pendentifs incrustés de pierres précieuses, les colliers, les turbans aux ornements d’or, rubis, perle, diamant et revers émaillé, les bagues, broches, boucles d’oreilles, tous travaillés magnifiquement. L’exposition met en avant également le travail du jade et du cristal de roche, fort prisé à la cour des empereurs moghols.

Dague de Shah Jahan BD

La mise en scène est merveilleuse qui valorise tous ces joyaux avec mystère et  légèreté, à la hauteur du précieux contenu.
C’est une vraie leçon d’histoire de la puissance et du rayonnement des Indes par ces joyaux, doublée d’une vision extraordinaire de la beauté à l’état pure, une concentration de si belles choses, que s’en est poignant. En ces périodes troublées, oui vraiment la Beauté sauvera le monde !

Grand Palais, des grands moghols aux maharajahs, joyaux de la collection Al Thani, jusqu’au 5 juin.