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5 Oct
2017
Irving Penn, au Grand Palais.

Il est né en 1917, juste cent ans, et a marqué de son emprunte sensible la photographie du XX e siècle. Organisée par le Metropolitain Museum of Art à New York et la RMN-Grand Palais, l’exposition consacrée à Irving Penn (1917-2009) est simplement magnifique.
Que voici une belle retrospective d’un grand nombre de tirages réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, une sélection de 235 photo offrant une vision de son œuvre. Avec dessins et peintures tout à fait intéressantes.

Son œuvre est vaste et choisie, entre mode, nus, portraits, natures mortes, débris de la rue…

La personnalité de l’artiste apparait bien au travers de ses photos, guidées par une grande exigence, une rigueur acérée et un grand soin dans le tirage de ses œuvres. Scènes de rue à New York, natures mortes en couleur marquent le début de sa carrière de photographe. Il connait ensuite un succès mérité avec ses portraits de personnalités diverses voulus par le magazine Vogue. Spencer Tracy, Dali, Charles James, Alfred Hitchcock..il se plait à révéler la vraie personnalité de chacun en les faisant parler et saisissant tout d’un coup l’image.

Pour Vogue il réalisera des photos de mode, révélant les mannequins, les sublimant par son art, les rendant célèbres par son style. Il voyagera à travers l’Afrique et le Pacifique, en vrai reporter fixant les indigènes, leurs mœurs, leurs métiers.

Il se passionne ensuite pour les détritus, mégots, boites de conserve, se laissant prendre par l’éphémère et le processus de désintégration.

Elégance, soin, originalité, recul et réel talent, ainsi peut-on qualifier son acheter du cialis en ligne oeuvre.

Irving Penn, au Grand Palais du 21 septembre au 29 janvier 2018.

7 Avr
2017
La collection de joyaux Al Thani au Grand Palais, époustouflant !

Affiche-joyaux

C’est une exposition fastueuse à laquelle nous convie le Grand Palais jusqu’au 5 juin. Celle d’un somptueux univers constitué des bijoux indiens de la période moghole à nos jours, plus de 270 pièces exceptionnelles de la collection Al Thani, magnifiquement mis en scène.

Arcot II BD Coupe à vin BD ornement turban (jigha) BD

L’histoire de la joaillerie en Inde connait un premier âge d’or au XVII e siècle, les artisans, vrais artistes, bénéficient alors du mécénat éclairé des empereurs moghols. Après une période plus sombre du chaos politique et des débuts de la colonisation au XVIII e siècle, l’âge des Darbâr, fastueuses cérémonies organisées sous l’égide du Raj britannique, permet aux monarques indiens de montrer au monde leurs parures inouïes.

ornement turban Cartier (sarpech) BD

Comment rester insensible aux diamants exceptionnels comme le diamant rose de Golconde, l’Agra ou l’Oeil de l’Idole et l’Arcot II, issus des légendaires mines de Golconde. Des émeraudes gravées d’une taille magistrale, d’une eau magnifique. Les pendentifs incrustés de pierres précieuses, les colliers, les turbans aux ornements d’or, rubis, perle, diamant et revers émaillé, les bagues, broches, boucles d’oreilles, tous travaillés magnifiquement. L’exposition met en avant également le travail du jade et du cristal de roche, fort prisé à la cour des empereurs moghols.

Dague de Shah Jahan BD

La mise en scène est merveilleuse qui valorise tous ces joyaux avec mystère et  légèreté, à la hauteur du précieux contenu.
C’est une vraie leçon d’histoire de la puissance et du rayonnement des Indes par ces joyaux, doublée d’une vision extraordinaire de la beauté à l’état pure, une concentration de si belles choses, que s’en est poignant. En ces périodes troublées, oui vraiment la Beauté sauvera le monde !

Grand Palais, des grands moghols aux maharajahs, joyaux de la collection Al Thani, jusqu’au 5 juin.

 

 

 

9 Mar
2017
Beauté des kimono exposés au musée Guimet

La maison Matsuzakaya, crée en 1611, expose pour la première fois en France, des pièces magnifiques qui font rêver.  Une collection rare et précieuse.

Unknownmusée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

Démonstration en 150 chefs d’oeuvre de la beauté, du raffinement, de la créativité japonaise des kimono. Chatoiement des couleurs, impressions originales, virtuosité des enchainements et de la broderie laissent béa le visiteur.

Délicat et complexe est l’art de fabriquer ces pièces en forme de T qui présentent des thèmes fondés sur la nature : terre, mer et ciel, une trilogie logique dans cette société animiste. Puisé dans la végétation, on reconnait la, bambous, fleurs de cerisier, camélias ou pin, érable ou pivoine dessinés avec des animaux variés comme carpe, coq, papillon ou hirondelle. Et selon les saisons, résonnent les couleurs du printemps, la blancheur de la neige en hiver, l’éclat de la nature en été…

Unknown-1

Saviez-vous que le kimono était porté comme un vêtement de dessous par l’aristocratie japonaise avant que les samouraïs ne s’en revêtent chez eux ?

C’est à partir du XIXe siècle, que les Françaises élégantes l’adoptent comme vêtement d’intérieur, séduites par ce goût du japonisme mis en avant par les couturiers Paul Poiret ou Madeleine Vionnet

Au fil des salles, il nous est donné de voir l’évolution de la mode au Japon et de l’interdépendance avec la mode française sous l’égide de créateurs tels que Kenzo Takada, Yohji Yamamoto ou Junko Koshino.

Maintien et carcan.

On sait aujourd’hui comme était contraignant le port de ces kimono destinés à la noblesse militaire, à la bourgeoisie marchande ou à l’aristocratie impériale. Vrai carcan qui gênait la marche, raidissait les membres, empêchait de s’asseoir dans un fauteuil.

Bref, cette exposition nous plonge dans un univers assez inconnu qui, au dé la de la mode, achaten-suisse.com ouvre de vastes horizons sur la sociologie du pays.
Courrez-y.

Kimono au bonheur des dames, musée national des arts asiatiques-Guimet, au musée Guimet, Paris XVIe. www.musée.guimet.fr