Archives annuelles : 2022

1 Mai
2022
Vin sur le vif: bulles ou tranquilles, choisissez !

Le radieux mois de mai pointe son nez, vite quelques jolis flacons pour égayer ces temps incertains (covid trainant encore !) et fêter fiançailles, mariages et baptêmes. Alleluia !

A déguster deux champagnes rosés mais différent, un rasteau rouge et un rosé gris du Vendômois.

A l’apéritif, avec les bouchées  marines et les toasts de foie gras, essayez donc ce champagne rosé Nicolas Feuillatte à la magnifique bouteille sérigraphiée d’une branche de cerisier !

 

 

Composé de meunier et pinot noir à 90% (45% chaque cépage), et de chardonnay (10%), ce vin de champagne, à la robe rose pâle, exhale le parfum de la groseille et des petits fruits rouges.  Myrtille et framboise rejoignent les senteurs de fruits rouges,  enchantant le palais de leurs saveurs soutenues et éclatantes. La fraicheur le dispute à la tension magnifique de ce jus à la belle personnalité. Associez-le à des dés de saumon épicés, des gougères bourguignonnes pour un apéritif conséquent et même à un dessert « assorti » comme une pavlova, une salade de fruits rouges.

 

 

 

Et un Chassenay d’Arce, un  !

La belle marque Chassenay d’Arce qui réunit nombre de vignerons, est située sur la Côte des Bar. Cette Maison de Vignerons comme se définit cette association de 130 familles vigneronnes,  exploite depuis 1956, plus de 300 hectares  de vignoble. Soucieuse de l’environnement et du mieux-faire en matière écologique, la coopérative a investi largement en cuverie et cave d’élevage…Et la première cuvée Bio  est sortie en 2019 !

Dans cet esprit, les coffrets et étuis sont entièrement recyclage.

Ce rosé, à 65% pinot noir et le reste en chardonnay,  frappe par la couleur soutenue de sa robe saumonée, bien brillante. Au nez, l’expression est vive, fruitée, le parfum de framboises et cassis domine. On retrouve en bouche cette fragrance des fruits rouges.
Le conseil : dégustez entre 10 et 11°C, ce champagne vif et long en bouche avec des tapas comme gambas légèrement épicés, toasts de rouget grillés, blinis de tarama, dés de chèvre sec…

 

 

Rosé gris, vin de Vendôme

Saviez-vous que la région de Vendôme produit de jolis vins, trop peu connus ! Celui-ci, du Domaine Brazilier, rosé typique de la région, affiche une couleur pâle, son nez est à la fois sur le fruit (pêche blanche) et sur la fleur (pivoine)  avec une senteur poivrée en finale. Vous apprécierez son attaque sur la fraicheur et le dégusterez à 9-10°C sur un repas de dorade ou crevettes grillées et de salade de légumes de saison. A garder jusqu’à 3 ans.

 

Un rasteau signé Domaine Brusset





Avec la typique daube provençale, à déguster au 15 août, sous la feuillée, vous servirez ce vin rouge sur les fruits noirs, à la fois épicé, avec quelques accents réglissés. Les cépages grenache et mourvèdre, traditionnel sur ce terroir, favorisent la couleur  grenat, sombre et les arômes soutenus et complexes de ce vin plein de soleil ! Sa puissance servie par une très belle longueur en bouche, accompagnera  à merveille la daube de sanglier et des plats épicés qui résisteront ! Tannins bien présents, boisés, avec une finale de myrtille et réglisse. Un conseil : on pourra le déguster  un peu rafraichi entre 16 et 18°C.

  • Champagne rosé Nicolas Feuillate Réserve Exclusive, 35 €
  • Rosé gris Tradition 2021 AOC Coteaux du Vendômois, Domaine Brazilier, 6 € départ cave
  • Rasteau Domaine Brusset la Bastide 2020, 16 €, départ cave
  • Champagne Chassenay d’Arce, cuvée Rosé Brut, 27,80€

 

 

11 Avr
2022
Au Petit Palais, Giovanni Boldini, maître de l’élégance


           Son trait de peinture est inimitable ! Il joue des formes, des tissus, des silhouettes à grands coups de pinceaux, virevoltants, rapides,  entrainés. Lui c’est Boldini, un italien, virtuose de la peinture arrivé en France vers 1870.

Il nous enchante par le mouvement, l’agilité, l’élégance qu’il donne à ses portraits, ses scènes de vie intérieure ! Mais qui est Giovanni Boldini ? Né en 1842, à Ferrare en Italie, d’une famille nombreuse, il est initié à la peinture par son père peintre et restaurateur. Très vite repéré par son talent, il s’installe à Florence pour compléter ses études. Au contact du groupe des Macchiaioli, peintres influencés par les impressionnistes qui préconisent la fraicheur et l’instant, il fait ses classes, se liant avec  les peintres influents de l’époque.

 

A Paris en 1867, il voit l’Exposition universelle, connaît Edgard Degas, Edouard Manet, Sisley, Caillebotte et admire Jean-Baptiste Corot. Il s’installe enfin, à Paris en 1872, prend un atelier place Pigalle, travaillant avec le marchand d’art Adolphe Goupil. C’est à ce moment qu’il commence à portraiturer le Tout-Paris, expose au Salon et vend ses tableaux très avantageusement.

C’est par ses rencontres d’artistes européens, ses voyages nombreux en Hollande, en Espagne, au Maroc et ailleurs qu’il puise une forme d’inspiration dans sa peinture. Il retourne ponctuellement en Italie comme à Florence où il réalise son autoportrait pour la Galerie des Offices. Au début du XXe siècle, il produit nombre de portraits et paysages. Puis, sa vue s’affaiblit, il meurt en janvier 1931, laissant des œuvres figurants dans les plus grands musées du monde, comme au Metropolitain à New York, la National Gallery à Londres, le Musée d’Orsay à Paris…

Son œuvre

150 peintures, dessins, quelques robes du soir et accessoires de mode sont présentées également. A travers ses oeuvres, on découvre un Boldini non seulement portraitiste chic et mondain, mais aussi un  artiste plus secret, original, à contre-courant d’un mouvement avant-garde tout en restant moderne. Car il savait travailler  discrètement et explorer d’autres facettes de la peinture.

Par ses relations, ses amis, il met en scène cocottes comme duchesses, grande bourgeoise ou paysanne au potager, sans oublier des portraits d’hommes du monde, voir son célèbre portrait du comte Robert de Montesquiou.

 

Son grand ami Sem, caricaturiste célébrissimme aussi en son temps, décrit à merveille son style :

« Ses femmes crispées, arquées, retournées sur des sofas de satin blanc, nacrés comme des ventres de poisson, ont des torsions de truites au bleu au sortir de l’eau bouillante. »

Bref, lisez Proust et courez voir l’exposition Boldini, vous passez un moment exaltant.

Boldini au Petit Palais, du 29 mars au 24 juillet 2022.

4 Avr
2022
Vins sur le vif

Pâques bientôt après ce Carême de quarante jours, la  Résurrection triomphe ! Ce dimanche de Pâques nous fêtons dignement l’événement autour de mets choisis et de vins affriolants. En voici une sélection aux deux couleurs avec quelques bulles dorées !

Le champagne blanc incarne la pureté et l’élégance pour initier la rencontre en famille. Le rosé, complexe et pâle, s’alliera à merveille aux entrées du repas. Le blanc, un bordeaux bien élevé, rehaussera la chair nacrée du poisson.

Madame est servie.



Les invités, la famille  arrivent, vite les bouchons sautent ! Ayala Brut Nature, nous enchante les papilles de sa  pureté. A 45% chardonnay, 35% pinot noir et 20% pinot meunier, ce champagne sans dosage, est doucement vieillit  en cave, pendant 4 ans. Le temps façonnant les meilleures choses,  permet aux raisins issus d’excellents crus de la Champagne, de révéler leur qualité. Résultat, une robe dorée aux reflets argentés, un nez iodé aux notes de pamplemousse et citron, à la bouche nette, tendue, à la saveur de poire et pamplemousse. Servez ce vin ciselé avec des bouchées marines d’œufs de truite, des bulots, poulpes assaisonnées, et même des toasts au foie gras.

Poursuivons avec un rosé de grande classe

Ce côtes de Provence rosé Minuty Prestige, réunit des cépages locaux, chacun précieux pour servir la saveur du vin: une syrah qui donne la complexité aromatique, un grenache pour l’élégance,  le cinsault pour la fraicheur, enfin le rolle , cépage blanc, bien utile pour la touche minérale.

Résultat, un vin à la robe claire, bien  brillante, aux arômes d’oranges sanguines, de fruits rouges comme groseille, framboise. En bouche, vous serez séduit par le rappel de fruits rouges et d’agrumes, rafraichie par la touche iodée en finale. Un vin franc et net, sur la fraicheur à déguster avec la cuisine pascale, des huitres juste sorties de l’eau, des poissons grillés ou en ceviche, des chèvres un peu secs. Servez ce Minuty Prestige aux alentours de 10°C.

Après les entrées marines, servez donc un noble poisson à chair blanche comme un saint-pierre, turbot ou une sole. Pour servir sa chair fondante et nacrée, ouvrez un Alto de Cantenac Brown, vin de gastronome. Sa robe or, son expression aromatique portée sur les notes  de fruit de la passion, mangue ou ananas magnifient une bouche ronde, aux arômes beurrés de fruits murs et de brioche. La touche fraiche, minérale se fait vibrante en fin de bouche pour s’allier à la chair du poisson. Magnifique accord !

  • Ayala Brut Nature, chez les cavistes, 38,90 €
  • Minuty Prestige 2021, 18,50 €
  • Alto de Cantenac Brown 2019, chez les cavistes, 23,50 €