15 Mar
2021
La permaculture, quelle trouvaille !

        Petite surface, balcon, jardin de curé… tout est possible pour fleurir et embellir votre environnement avec  cette technique de culture qui séduit de plus en plus d’amateurs. La permaculture pour tous !

 

       Un guide  sur la permaculture aussi lumineux que facile et pédagogique, grâce à l’auteur Philippe Chavanne à l’écrit parfait et simplifié ! Il suffit de suivre et tout paraît limpide tant cet ouvrage clair et simple dans sa forme comme dans sa présentation agrémentée de photos affriolantes de  verdure, fleurs et fruits.

     Tout commence par un historique de la permaculture qui n’est pas qu’une technique mais aussi « une manière positive, éthique et durable d’envisager le monde » relate l’auteur. Dans les années 1930, un  économiste et géographe , Joseph Russel Smith publie un livre qui fera date «  Culture d’arbres, une agriculture permanente ». Il se base sur son expérience et son observation de la nature au gré des saisons, expérimentant divers système de culture dont des systèmes mixtes mêlant arbres et cultures sous leur ombrage.

Douze principes de base

      Et l’auteur de dérouler tous les principes qui régissent la permaculture : observation, collecte de l’énergie, obtenir des résultats, utiliser les ressources et services renouvelables…

Le tout sans engrais ni pesticides de synthèse.

       La permaculture est basée sur la réflexion et cela est passionnant: observer et agir avec en tête l’idée que tout est lié dans la nature. Ainsi, ne pas violenter la terre  avec des bêchages intensifs, au contraire travailler le sol avec souplesse  et légèreté.

      Une des régles édictées qui fera bien plaisir aux paresseux : «  travailler le sol un minimum et laisser faire la nature ».   L’auteur insiste également sur la biodiversité favorisée par l’apport tellement bénéfique des animaux. En associant vies végétales et vies animales, la nature s’en trouve beaucoup mieux !

Bref, cet ouvrage est une vraie mine d’informations pour réussir son jardin en permaculture.

Je m’initie à la permacultuee, spéciale balcons et petits jardins, guide visuel, par Philippe Chavanne, Editions Leduc, 20  euros.

25 Jan
2021
Les Apprentis Vignerons à Bordeaux, belle trouvaille !

        Bonne idée qu’ont eu ici les Vins de Bordeaux ! Associé cinq personnalités hétéroclites venues du spectacle, de la mode de l’entreprise, de la cuisine à cinq vignerons du Haut-Médoc, Côtes de Bordeaux, Fronsac ou Bordeaux.

                 Ainsi sont nés les Apprentis Vignerons à Bordeaux ! Car en constituant des duos, chacun apprend de l’autre, s’enrichit, partage son art et en sort grandi ! Pari réussi pendant plus d’une année, le vigneron a t’il ainsi apprit à son « élève » à élaborer un élixir  unique, dans le respect de l’environnement.

                 Ainsi Maxime Saint-Martin  vigneron en Haut-Médoc avec son château Vieux Gabarey  a t’il ouvert les yeux sur le monde du vin à Joséphine Berry comédienne. Marie-Pierre Lacoste Duchesne, vigneronne  en Sauternes et Barsac, château La Clotte-Cazalis,   a t’elle échangé et partagé avec la chef Alexia Duchêne. Benoit Souliès vigneron à Fronsac pour château la Brande a t’il instruit Amélie Pichard designer. Eugénie Degas, vigneronne à Bordeaux a t’elle fait route pour le meilleur avec Guillaume Gibault, entrepreneur. Enfin, Bastien  Pestourie vigneron  en Côtes de Bordeaux a t’il ouvert à l’art du vin ,  Adrien Gallo auteur-compositeur-interprète.

             Nos cinq duos ont formidablement marché, chacun trouvant grande joie et dynamisme à partager autour du vin et de son élaboration.  « Faire découvrir la dynamique de Bordeaux, expliquer ce que sont les crus artisans ou montrer ma façon de concevoir un vin, sont de très beaux challenges que je suis ravi de relever avec Joséphine » a expliqué Maxime Saint-Martin.

             Tandis-que le fondateur du Slip Français, Guillaume Gibault  partageait son expérience en disant : « le vin est un univers qui m’a toujours intéressé. Le travail de la vigne, le lien à la terre, au temps…C’est un des plus vieux métiers du monde et pourtant, les vignerons le réinventent sans cesse, ils expérimentent chaque année ».

               Les années 2020 et 2021 seront rythmées par des visites bordelaises répétées pour les 5 Apprentis Vignerons. Ils pourront suivre les différentes phases de l’élaboration du divin produit jusqu’à la naissance de leur futur  vin.

  Rappelons que le vignoble bordelais, le plus vaste vignoble AOC de France,  jouit d’une diversité très enviée avec 8 grandes familles d’appellations et bénéficie de 65 appellations d’origine contrôlées. Vin doux, sec, rosé, crémant, côtes, saint-émilion-pomerol, fronsac et médoc et graves. 5660 vignerons  dans une majorité d’entreprise familiale travaillent sur le vignoble bordelais qui compte 300 maisons de négoce, 29 caves coopératives et 3 unions. 65% du vignoble est certifié par une démarche environnementale.

5 Jan
2021
A table, exposition à la Manufacture de Sévres








 La Manufacture de Sèvres accueille jusqu’à juin une exposition magnifique sur l’art de la table.  Comment et avec quels ustensiles nos ancêtres se nourrissaient-ils ? La où le nécessaire rejoint l’esthétique pour célébrer l’art de vivre à la Française !

  Avez-vous déjà bu ce royal breuvage appelé champagne dans un gobelet en plastique ? Aussi subtil soit-il, la saveur en aura été altérée par le récipient vulgaire. Et, oui, d’où la merveilleuse exposition qui célèbre la beauté des verre, plat, couvert…indispensable car ils magnifient le goût des mets et des breuvages.

    La direction de la Manufacture dresse un éventail de ces ustensiles à travers les âges, de monde romain, au Moyen-Age, pendant la Renaissance et le Grand Siècle, jusqu’à aujourd’hui et c’est jubilatoire.

Ainsi, au Moyen Age, les élites  sont-elles  servies selon un service dit « à la française », soit une succession de nombreux plats avec fruits de saison, pâtés, boudins, saucisses puis potages ou viandes cuites avec des légumes dans des pots. Puis viennent les rôts ou viandes rôties et enfin les préparations à base de fruits, tartes ou rissoles (beignets salés). On mange avec les doits, les mets étant posés sur une tranche de pain ou tranchoir. Nos ancêtres aiment des épices, les saveurs acidulées et sucrées.

Attrait du sucre sous la Renaissance

  La Renaissance ne semble pas connaître de grands bouleversements en matière de gastronomie : permanence des épices et des saveurs aigres-douces ou acidulées. Selon les quelques sources écrites, les élites s’entichent fort du sucre et apprécient de plus en plus le beurre. Salades et légumes plaisent aussi beaucoup à l’aristocratie. L’assiette individuelle fait son apparition mais la fourchette reste rare jusqu’au XVIIIe siècle.

 

Le Grand Siècle invente le repas français

Entre 1580 et 1650 s’élabore une nouvelle cuisine aristocratique, la saveur du bouquet garni l’emportant sur celle des épices lointaines, le beurre triomphe, le salé tend à se séparer du sucre et une pré-cuisine de bouillons , coulis et fonds de cuisson s’imposent. Le service à la Française du Moyen-Age se complexifie dés le XVIIe siècle, surtout à la cour de Versailles qui donne le ton. La table se couvre de plats selon un plan rigoureux et symétrique. Verres et bouteilles sont posées sur les guéridons. L’élégance consiste à utiliser des récipients en porcelaine ou argent… adaptés à chaque met ou boisson. Les services de table  comptent des centaine d’assiettes, des dizaine de plats, terrines, saucières, raviers, compotiers… Les services en porcelaine de Sèvres rehaussés d’or et peints de ravissantes couleurs sont d’un luxe suprême ! A partir de 1730, l’usage de la salle  manger se répand.

  Puis vint le XIX e siècle, époques ou les arts de la table connaissent un essor considérable. Une clientèle bourgeoisie accède largement  aux services en céramique, porcelaine, cristallerie, verrerie, argenterie…

L’exposition de la Manufacture ne néglige aucun détail : gastronomie en altitude avec le développement  de l’aviation, repas de luxe  en plein océan…

Bref, l’amateur de belle chose se régalera de tous ces objets jusqu’au service Bleu Elysée , crée en 2017 par Evariste Richer, un service de table résolument  contemporain destiné aux repas officiels donné par le président de la république.

Une exposition riche et très complète pour le bonheur de l’oeil et la célébration de l’art de vivre à la Française, olé !

A table ! Le repas , tout un art, jusqu’au 6 juin 2021,

Manufacture de Sèvres, 2 place de a Manufacture 92310 Sèvres.