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Angelina, calme et volupté au cœur de l’été !

Le chef, Christophe Appert, multiplie les créations, avec audace et talent. Le chocolat chaud et onctueux devient, avec les beaux jours, frappé et parfumé. Et le Mont Blanc s’aromatise au citron. Les essayez pour les adopter.


Chocolat frappé-Angelina Paris

Fondé en 1903 par un confiseur autrichien, Antoine Rumpelmayer, la célèbre maison Angélina de la rue de Rivoli s’acclimate au climat et transforme ses spécialités.

Le chocolat devient mousseux et frais et les pâtisseries se parfument aux fruits de saisons. Essayez donc l’Africain : sa teneur en chocolat noir rend l’onctuosité ferme et subtile à la fois, on le déguste à la petite cuillère pour en goûter toute la fraicheur et la saveur parfumée. Le Mont Blanc reste à la crème de marron mais le goût du citron transcende et rafraichie l’ensemble, ce qui comble l’amateur de saveur acidulée.

Bref, l’alliance de la pâtisserie et du chocolat frappé forme un joli plaisir sur le palais.

 

Chez_Angelina_pour_le_thé

Les gourmands pourront, quand à eux, essayer le précieux éventail des gâteaux. La tarte au citron à la crème onctueuse et à la guimauve à la vanille, le Paris-New York composé d’une pâte à choux, d’une crème praliné et de noix de pécan, le mille-feuille faussement léger, si subtil et à la fois fondant et croustillant, l’éclair à la crème de marron et à la crème fouettée, le cheesecake…

Les touristes et les parisiens connaisseurs ne s’y trompent pas qui viennent déjeuner ou goûter entre visite du musée du Louvre ou affaires place Vendome.

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Rappelons

que depuis 2005, le groupe Bertrand a racheté cette pépite de style Belle Epoque, l’œuvre de l’architecte Edouard-Jean Niermans. En y allant déjeuner, vous occuperez peut-être la place autrefois tenue par Marcel Proust ou Coco Chanel.

Angélina, 226 rue de Rivoli 75001 Paris, tel : 01 42 60 82 00.

Un restaurant tout à fait original !

« Ici le vin est offert » précise le propriétaire, « on peut même goûter plusieurs verres avec un plat ! » ajoute t’il. Ou donc s’enquière le curieux gourmet ? Dans un petit coin du XVIe protégé par des oliviers, le Midi à Paris.

Enclos -Salle

Nicolas Frezouls, brun au franc sourire, explique avec force enthousiasme la création de ce restaurant à la carte courte mais parfumée par la garrigue qui court sur le domaine l’Enclos de la Croix et par la magie créative du chef Antonella.

Et oui, le premier restaurant à Paris qui offre le vin, prolongement du domaine situé depuis 1814 en Languedoc, au cœur de la petite Camargue entre l’Etang de l’Or et les Cévennes. Un domaine qui s’est modernisé, en favorisant aujourd’hui une culture douce des sols, en bio, sans pesticide, ni engrais chimique et sans sulfites dans le vin. Les moutons broutent l’herbe dans les vignes, vraie tondeuse bio !

Vin (1)Pari réussi,

pour cet établissement qui allie la dégustation de plats gouteux et méditerranéens et la découverte de jolis vins, pas toujours connus des Parisiens.

Nous avons dégusté avec plaisir en entrée, la royale de petits pois frais, plat fin et tendre au palais et la salade de petites crevettes rose, avocat, pamplemousse et vinaigrette aux fraises. Enchainons ensuite avec un filet de barbue français saisi sur peau avec ses courgettes vertes et jaunes au thym citron. Côté viande, les côtelettes d’agneau rôties au romarin, servies avec le velouté de petits pois de Provence, carottes jaunes et blanches, savoureux.
En dessert, les becs sucrés aimeront la mousse aux fraises et compoté de rhubarbe, et son crumble de spéculos, d’une part et la tuile de pistache farcie à la crème légère au citron et zestes d’agrumes.

Enclos - Terrasse (1)

Pour accompagner ces plats vifs et frais, côté vin, essayez avec confiance l’Enclos de la Croix rouge 2013, à robe grenat, aux tanins fondus, à la bouche ronde et douce. Ou encore le Cadet, vin lourd, aux arômes de cuir et d’animaux et de fruits rouges mûrs. La bouche est puissante et riche avec ses notes de pruneaux et d’Armagnac.

Pour les blancs, le Blanc des Filles, léger à l’attaque et fin avec une bouche charnue, un brin vanillé. La Folie, aux reflets d’or, au nez complexe, au palais suave, au profil liquoreux avec ses saveurs de miel.

Les rosés s’appellent le Cadet Rosé, vinifié en fûts donc assez hors du commun et les Fraicheurs rosé, presque gris, frais et rafraichissant, à robe très clair

Bref, voici une adresse originale à découvrir fissa à déjeuner ou à diner.

L’Enclos de la Croix, 18 Boulevard Exelmans – Paris 16è restaurant@enclosdelacroix.com
Métro : Exelmans, Porte de Saint Cloud (l.9) Chardon Lagache (l.10)
RER : Pont du Garigliano (RER C, tramway T3) Ouvert du mardi au samedi, midi et soir

Le premier jeudi de chaque mois, une soirée gastronomique thématique est organisée : une véritable découverte gourmande et gustative. Ne manquez pas les «Je dis» de l’Enclos de la Croix

Au déjeuner et au dîner, les convives peuvent choisir à la carte, avec un accord vins offert sur chaque met. Plat du jour : 19 euros. Déjeuner : formule déjeuner entrée, plat, dessert et deux verres de vin
à 33 euros. Formule entrée, plat ou plat dessert (Choix entre viande ou poisson) 25€. Diner : Menu « Découvrir l’Enclos » 65 euros

restaurantenclosdelacroix.com

La Haute-Provence à déguster

Avec humour et bonne humeur, l’auteur, Jany Gleize, chef distingué et talentueux de la Bonne Etape, nous présente ses gouts et merveilles avec un parfum sous-jacent. Cueillette, chasse, pêche… tout est prétexte à choisir les bons produits et savoir ensuite les valoriser pour l’assiette. Et le bonheur du gourmet !

VISUELCOUVJANYGLEIZE

50 recettes choisies parmi tant d’autres, qui « mêlent le rustique et le sophistiqué, le traditionnel à peine remanié et le créatif pur et dur. Elles (ces recettes) reflètent des envies, des émotions, des instants de vie partagés. » Voici que tout est dit en quelques mots par Jany qui présente par ces plats, l’accent du pays, la Haute-Provence.

Ce livre est en deux parties. La première raconte avec poésie et sincérité l’histoire de sa vie, de son restaurant Relais et Châteaux entre Manosque et Sisteron. Il y défile également quelques produits phare, comme l’agneau, le poisson, le gibier, les légumes, la truffe, les herbes, les épices, le miel et les amandes avec force détails savoureux, souvenirs de vie…

La seconde propose des recettes pleines de parfum et de couleur. Les fleurs de courgettes farcies embaument la menthe, le persil, l’ail…La faisselle de brebis aux herbes fines et tomates tricolores, l’œuf de poule brouillé aux truffes dans sa coque…chaque recette est assortie de sa photo, superbe, pleine page. Les poissons fleurent bon le terroir, si l’on peut dire ! Le filet de muge au jus de romarin à la poutargue, avec son encadré « qu’est ce qu’on boit ? » et ses conseils judicieux de Jany Gleize. L’auteur ne craint pas l’originalité et le prouve avec son rouget à l’aïoli au chocolat subtile alliance avec les rattes et vitelottes.

Nous avons aimé aussi le filet d’agneau de Sisteron en croute d’herbes, jus à la tapenade et le ballon de cuisse de lapin à l’hysope.

N’oublions pas les fromages et desserts : la brousse de Laragne, la crème glacée au miel de lavande si odoriférant, le dôme de chocolat noir et le délice aux marrons de l’Ardèche, entre autres merveilles culinaires.

Cet ouvrage, grand et beau, devra plaire aux amoureux de la Haute-Provence tant il est tout imprégné de saveurs et de poésie. Avec ce trait d’humour « Ne suivez pas ces recettes à la lettre, vous courez droit à la catastrophe ! » Sans oubliez d’ aller faire un tour  à la Bonne Etape, dans ce merveilleux pays, histoire de déguster  en vrai ,  ces fameuses recettes !

Bref, offrez-le sans tarder à qui de droit !

La Bonne Etape, par Jany Gleize, Editions Brigitte Eveno, 35 euros.