Tous les articles par ALIXBJ

Et oui, prenez soin de votre âme, elle vous sauvera !

 

Un ouvrage unique, dense, exigeant, précieux qu’il s’agit de lire fissa pour remettre dans l’axe corps, esprit et âme. Et ainsi, repousser ces maladies psychiques et spirituelles qui nous coupent de l’essence même de notre être : la vie en Dieu.

Médecin, biologiste, psychanalyste, Jean-Ghilhem Xerri a commis cet ouvrage fondamental, d’après son expérience de thérapeute au prés de patients atteints de divers maux : dépression, addictions, obésité, mal être généralisé…

Le Dr Xerri commence son ouvrage par nous poser cette question si simple et si compliquée « qu’est ce que l’homme ? » Et de remonter le temps, la première figure : l’homme antique définit par le grec Aristote qui le premier pensa «  l’homme, un animal rationnel  ». Puis vint « l’homme classique » au XVIIe siècle, celui-ci, selon Galilée, Descartes puis Newton, fait la distinction réelle de nature entre l’âme et le corps. « L’homme moderne » au XIX et XX e siècle, issu du structuralisme se définit par ses déterminismes internes ou externes. la psychanalyse inventée par Freud et l’approche systémique modèlent un homme de moindre densité qui va laisser la place à l’homme neuronal. Ce dernier, à partir de la fin du XXe siècle, est un simple vivant, un animal comme les autres ! Il semble vouloir s’épanouir vers des programmes de robotisation et de transhumanisme, immergé dans le numérique, se dirigeant vers les thérapies cognitives et comportementales.

Un homme coupé de son intériorité

Ce postulat posé, Jean-Ghilhem Xerri prend de la hauteur pour constater la souffrance actuelle de ses congénères : l’homme réduit, par sa propre responsabilité, à deux composantes le corps et l’âme, se coupe donc de son intériorité. De par sa vision partielle de lui-même, il développe toute sorte de troubles, conséquence d’une société basée sur l’hyper-consommation, une société dépressive, une société qui prône voyages incessants, superficialité, culte vain de son corps…

Narcissisme, perte du sens de la vie, manque d’exigence conduisent tout naturellement l’homme vers la vanité, l’acédie ou paresse spirituelle, vers l’avidité alimentaire, sexuelle, matérielle…

La solution et même la guérison : décider de vivre en trois dimensions avec son corps, son âme et son esprit.

« La vraie révolution, précise l’auteur de l’ouvrage, serai de décider de ne rien acheter ou consommer pendant quelques temps. De vivre dans la sobriété, se contenter de ce dont on a besoin pour se nourrir, se vêtir. D’apprendre à dire non aux sollicitations incessantes. » Sagesse et bon sens.

Grâce à ce livre, vrai mode d’emploi pour aller mieux et même bien, il suffit, selon nos maitres, les Père de l’Eglise au IV e siècle, de changer modestement de vie, à notre mesure. Etre vigilant, être attentif à soi-même pour contrôler ses pensées, ne garder que les bonnes ! Être sobre dans sa vêture comme dans sa nourriture. Dans cette recherche d’aligner corps-âme-esprit, Jean-Ghilhem Xerri préconise, à l’instar des Père de l’Eglise, l’hospitalité. Vivre la charité, le sens de l’autre, l’ouverture. Tout ceci n’est possible que dans la prière, descendre dans son « moi profond » car « la prière est le médicament du salut ». « La guérison est d’ordre spirituel et non pas mental » précise t’on..

Pour nous aider dans cette recherche d’alignement, l’auteur nous propose des petits intermèdes très concrets pour réfléchir, assimiler, intérioriser les chapitres lus et les mettre en pratique dans le calme de sa maison…

Bref, ce livre bien compris peut sauver les hommes en souffrance. Fruit d’un gros travail de recherche et de consultations, il est une vraie planche de salut pour tous, croyants comme athées. Car tout le monde a une âme !

« Prenez soin de votre âme, petit traité d’écologie intérieure,  » Jean-Ghilhem Xerri, 20 € Cerf

Chantegrive, nom enchanteur pour vins délectables !

Fort de son domaine de 96 hectares, le château de Chantegrive s’affirme comme un des plus prestigieux dans l’appellation graves avec une jolie gamme de blanc et rouge. A connaître fissa !
Chantegrive, domaine associé depuis 1966 à la famille Leveque, est désormais mené avec brio par Marie-Hélène en collaboration étroite avec sa famille. Dans le souci de ne pas abimer l’harmonie de la nature, et à l’issu d’un gros travail, le château de Chantegrive a reçu en 2017, la certification HVE 3 (Haute Valeur environnementale niveau 3), qui prouve l’engagement du domaine dans des démarches respectueuses de l’environnement.

Une gamme de vins pour tout le repas

La cuvée Caroline 2017, à base de sauvignon blanc et sémillon, offre un nez intense de pamplemousse. En bouche, une belle explosion de mangue et ananas associée aux agrumes. Un équilibre entre minéralité et vivacité qui incite à déguster ce vin avec des fruits de mer cuisinés, une viande blanche, un foie gras.

Nous avons aimé également le Graves Blanc 2014, aux arômes de fleurs blanches, à la bouche vive et ample à la fois, à boire avec un feuilleté, des huitres sorties de l’eau, un chèvre presque crayeux.

Côté rouge, le Graves Rouges 2016 à base de merlot et cabernet-savignon à part égale, nous a plu par sa couleur dense, ses arômes de mûres et cassis, sa tension élégante et équilibrée qui se marieront à plaisir avec un filet de bœuf, une terrine de sanglier, une poule au pot.

Enfin, nous terminons en beauté avec ce Henri Leveque 2014, production de 6000 bouteilles issue d’une parcelle de 3 hectares de vigne âgée de 35 ans. Une robe rubis, un nez de fruits noirs, une rondeur au palais séduisante avec des tannins qui se fondent, un vin généreux idéal avec un lièvre à la royale, un magret au cèpe, un fromage fort…

Cuvée Caroline 2017, 15 e la bouteille.

Graves Blanc 2014, 12,50 e

Graves Rouge 2016, 14,50 e

Henri Levêque 2014, 26 e.

Château de Chantegrive, www.chnategrive.com

Beurk mais délicieux, courons-y ?!

Le titre est déjà une promesse de bonheur gastronomique ! Des produits moches, laids, puants et repoussants mais, une fois apprêtés, qui livrent des délices culinaires. Essayez-vite.

Des couilles d’agneau grillées, de la cervelle de veau en beignets, des hampes et oreilles de cochon, des tripes en friture, des grenouilles en risotto… ces noms sont évocateurs et ne riment pas forcément avec gourmandise de prime abord ! Et pourtant ? Les auteurs font œuvre utile en décomplexant le péquin gourmand et en le prenant par la main pour lui apprendre le bon.

Ne pas se fier à l’apparence et comme disent-ils « ..Ce n’est pas parce que le poulpe fait peur avec ses longues tentacules pleins de pustules, qu’il n’est pas succulent en salade ou en ragoût…La nature regorge de produits bizarres, laids, biscornus, rabougris, puants, bref dégoutants et malgré tout savoureux. »

Bien sûr, encore faut-il savoir les cuisiner !

L’enjeu de ce livre, apprendre à cuisiner et à se délecter de produits beurk.
Pour se faire, 46 recettes vous attendent qui vous feront devenir un vrai aficionado du produit beurk !

Sélection de ces recettes mirifiques : daube de joues de bœuf à l’orange et aux gnocchis, gâteau de foie de lapin, tartine de lard tiède au pesto, os à moelle gratinés salade de poire et fenouil, friture de tripes au ketchup maison, langue d’agneau tiède, sauce ravigote, ragoût de poulpe au vin, queues de boeuf aux anchois et salsifis, cassolette d’escargots en croûte… et tant d’autres !

Un liver a se procurer sans tarder.

Beurk ! C’est bon, Cuisine délicieuse de produits repoussants , par Julien Fouin et Blandine Boyer Rouergue, 16 €