Archives de catégorie : Culture

Culture (expo, cine, musée…)

Une somme sur la cuisine !

Ce livre est une mine, mine d’images, d’info, de recettes, d’anecdotes. Vrai « copieux mille-feuille de nourritures terrestres »   comme dit son auteur et qui pèse plus de 3 kg !

Et pourtant il est digeste ! François-Régis Gaudry ne cache pas sa bonne humeur et son humour en justifiant une pareille somme d’un « la beuchelle tourangelle, la fondue savoyarde et le saint-honoré, c’est quand même plus sympa que les energy balls de nos amis vegan… » Et comment !

Son ambition semble essentiellement épicurienne : empiler avec gourmandise la face « boire et manger » de la France, la France qu’on aime, des traditions, des banquets, des fêtes religieuses avec le gigot et la buche de Noël. Une aventure qui a nécessité deux ans de travail et l’expertise de tas de journalistes, artisans de bouche, sommeliers et autres cuisiniers et pâtissiers pour dresser un inventaire « vagabond  et différent de notre patrimoine comestible » comme dit toujours l’auteur inspiré.

Le résultat est passionnant car on trouve de tout et tout ! De la fonte des fromages pour confectionner tartiflette, aligot ou fondue, aux accords terre-mer comme le boeuf-anchois, huitres et crépinette, encornet et boudin ou veau et huitres.

Par exemple, connaissez-vous les diverses confréries qui embellissent la France ? Vous en avez ici une liste longue et savoureuses comme la confrérie viagra discount des Galants de la Verte Marennes (fana d’huitres), la confrérie du Royal Vin Jaune, la confrérie des Maitres Chouquettiers du Gatinais, la confrérie des Taste-Cuisse de Grenouilles…On s’enrichit et on rit.
Le livre est si riche, (rappelez-vous plus de 3 kg !) qu’on ne peut parler de tout. Encore une info passionnante, les inventions en cuisine comme l’appertisation par Nicolas Appert en 1795, la chaptalisation en 1819, la cafetière à percolation vers 1800…

Oui, vraiment ce livre est à acheter, à lire et même à dévorer dans son canapé quand dehors souffle la bise …

On va déguster la France, par François Régis Gaudry, Edition Marabout, 39€.

Le Café Pouchkine vous attend !

A un jet de pierre de la Madeleine, le Café Pouchkine vient d’ouvrir ses portes. Pâtisseries, tasse de thé ou salade, les mets sont choisis, le décor comme on aime. Courrez-y !




A voir l’affluence le jour de l’inauguration du Café Pouchkine, le propriétaire franco-russe Andrey Dellos était tout sourire. Et pour cause : tout était raffiné, musical et délicieux. Les meilleurs artisans moscovites avaient donné le plus bon d’eux-même pour monter stuc, marbre ou bois et rendre l’endroit dans le plus pur style fin XVIIIe ou XIX e siècle.

La carte inspirée par les équipes de Maison Dellos et de Ducasse proposent des produits raffinés et luxueux, réunissant les deux cultures russe et française. http://www.viagrabelgiquefr.com/ Ainsi les confitures sont signées Quentin Bailly, le café un blend du Brésil torréfié à Paris, les pains viennent de chez Fréderic Lalos Meilleur Ouvrier de France. Le bœuf vient de l’Aubrac, les œufs de la ferme du Mont Saint Père à Savigny en Braye, les volailles des Landes.

Le club blinis au saumon est une merveille fondante, les oeufs brouillés magnifiques, les macarons redoutables pour le tour de taille et que dire du koulich perdu !

 

Bref, donnez-y rendez-vous à votre chère belle-mère, elle va adorer !

Café Pouchkine, 16 place de la Madeleine Paris 8e, tel : 01 53 43 81 60.

Feydeau en trois pièces

Trois courtes pièces signées Feydeau, enlevées et joyeuses, pour réfléchir et se divertir !

« Feydeau(x) » photo Mirco Maglioca

Le théâtre du Lucernaire ouvre ses portes sur trois pièces écrites comme des partitions musicales, relatant les différentes étapes de la vie du couple.

La première, « Amour et Piano », interprétée par des comédiens jeunes, alertes et déliés, est basée sur le quiproquo d’une jeune-fille avec son professeur de piano qui s’est trompé d’étage.

Feydeau(x) » photo Mirco Maglioca

Comme dit Georges Feydeau, « l’amour, ça demande le plein feu. Ce n’est pas une chose qu’on entretient au bain-marie ! ». On rit de bon coeur, on apprécie le brio et la rapidité.

Feydeau(x) » photo Mirco Maglioca

La seconde,  « Par la Fenêtre » présente une brésilienne sans complexe qui dérange un pauvre avocat qui souhaiterai tellement manger son plat chaud ! Humour et rythme la caractérisent.

Enfin, la dernière « Fiancés en Herbe » offre le tableau de deux jeunes enfants qui parlent mariage, avec innocence mais pas que !

Bref, Thierry Harcourt, le metteur en scène, s’est régalé à mettre en perspective un texte peu connu du grand maitre de la comédie. Nina Poulsen en Henriette, Sébastien Baulain en Baptiste, Laurence Facelina en Lucile, Louis Victor Turpin en  Edouard,
 Feydeau(x) » photo Mirco Maglioca


Mathilde Hancisse en Emma et Basile Alaïmalaïs en René sont les interprètes facétieux de cette bouffade en trois pièces.

Lucernaire, Feydeau produit par Nouvelle Scène, 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6e, tel : 01 40 81 35 23. www.nouvelle-scene.com