Archives annuelles : 2017

Un vaudeville très XXI e siècle

Les portes claquent, les acclamations fusent, les comédiens s’interpellent. On rit de bon coeur à cette farce drôlement jouée !

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Eternelle intrigue du mari trompeur, pour finir trompé, cette pièce virevoltante se passe dans un hôtel. Un député bel homme attiré par la gente féminine vient à Paris pour discuter à l’Assemblée Nationale, en commission, des problèmes sexuels de la campagne et des villes moyennes. On rit déja au thème ..Sa femme, en goguette, espère bien faire aussi de joyeuses rencontres. Bref, les deux protagonistes ont des perspectives extra-conjugales évidentes mais gardées secrètes évidemment. L’attaché parlementaire , un peu naif, un peu lourdaud, portera la pièce, servant de prête nom et dépassant largement ses fonctions. Comme de bien entendu !

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La pièce tient beaucoup au jeu des acteurs, Pierre Cassignard dans le rôle du député, Lysiane Meis celui de l’épouse, Sébastien Castro de l’attaché parlementaire, qui tous mouillent leur chemise, abondamment. Scènes cocasses, rebondissements et clin d’oeil du jeune serveur pimentent le déroulement de la comédie. On ne s’ennuie pas un instant, tenu en haleine par les répartis, les colères du directeur et les affolement du mari comme de l’attaché parlementaire.

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Joli jeu d’escamotage des décors qui glissent en silence, trouvailles de mise en scène avec arrêt sur image amusant et musique entrainante au début de la pièce, on s’amuse tout au long de cette comédie burlesque, légère et plaisante.

C’est encore mieux l’après-midi, pièce de Ray Coonez, adaptation française de Jean Poiret, mise en scène José Paul, théâtre Hébertot, tel : 01 43 87 23 23.

Tous au potager

La permaculture vous connaissez ? Ce petit ouvrage précis et complet vous l’apprendra. Une sorte de synthèse entre traditions et sciences nouvelles aux fins d’élaborer un potager fructueux. Lisez vite.

Couv_Débuter son potager en permaculture

 

L’auteur, Nelly Pons, connait la nature et le jardin depuis sa naissance. Elle es devenue assistante de Pierre Rabhi qu’on ne présente plus, le chantre sage du bien vivre dans la Nature, en harmonie et équilibre.

Des pages de dessin très pragmatiques ponctuent le texte, un visuel amusant et très accessible. Même les enfants sont concernés avec une initiation très concrète avec pot de confiture, terre et vers de terre. De quoi s’amuser en s’instruisant !

L’auteur pense à tout : l’échange d’outils bien pratiques, parfois coûteux, le partage de compost, outre celui d’idées et de trucs …

Des définitions aussi bien précieuses comme celle d’écosystème, base de tout sont proposées au fil des pages.

Une fois les préambules affichés, il s’agit de se lancer. La aussi, on vous prend la main et vous guide vers le but.

Bref, ce petit livre est précieux et peut rapporter gros ! Gros en récolte, gros en apprentissage de la nature, gros en respect des cycles de la vie.

Débuter son potager en permaculture, je passe à l’acte, par Nelly Pons, Actes Sud, 8 €.

Beauté des kimono exposés au musée Guimet

La maison Matsuzakaya, crée en 1611, expose pour la première fois en France, des pièces magnifiques qui font rêver.  Une collection rare et précieuse.

Unknownmusée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

Démonstration en 150 chefs d’oeuvre de la beauté, du raffinement, de la créativité japonaise des kimono. Chatoiement des couleurs, impressions originales, virtuosité des enchainements et de la broderie laissent béa le visiteur.

Délicat et complexe est l’art de fabriquer ces pièces en forme de T qui présentent des thèmes fondés sur la nature : terre, mer et ciel, une trilogie logique dans cette société animiste. Puisé dans la végétation, on reconnait la, bambous, fleurs de cerisier, camélias ou pin, érable ou pivoine dessinés avec des animaux variés comme carpe, coq, papillon ou hirondelle. Et selon les saisons, résonnent les couleurs du printemps, la blancheur de la neige en hiver, l’éclat de la nature en été…

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Saviez-vous que le kimono était porté comme un vêtement de dessous par l’aristocratie japonaise avant que les samouraïs ne s’en revêtent chez eux ?

C’est à partir du XIXe siècle, que les Françaises élégantes l’adoptent comme vêtement d’intérieur, séduites par ce goût du japonisme mis en avant par les couturiers Paul Poiret ou Madeleine Vionnet

Au fil des salles, il nous est donné de voir l’évolution de la mode au Japon et de l’interdépendance avec la mode française sous l’égide de créateurs tels que Kenzo Takada, Yohji Yamamoto ou Junko Koshino.

Maintien et carcan.

On sait aujourd’hui comme était contraignant le port de ces kimono destinés à la noblesse militaire, à la bourgeoisie marchande ou à l’aristocratie impériale. Vrai carcan qui gênait la marche, raidissait les membres, empêchait de s’asseoir dans un fauteuil.

Bref, cette exposition nous plonge dans un univers assez inconnu qui, au dé la de la mode, achaten-suisse.com ouvre de vastes horizons sur la sociologie du pays.
Courrez-y.

Kimono au bonheur des dames, musée national des arts asiatiques-Guimet, au musée Guimet, Paris XVIe. www.musée.guimet.fr