Un restaurant tout à fait original !

« Ici le vin est offert » précise le propriétaire, « on peut même goûter plusieurs verres avec un plat ! » ajoute t’il. Ou donc s’enquière le curieux gourmet ? Dans un petit coin du XVIe protégé par des oliviers, le Midi à Paris.

Enclos -Salle

Nicolas Frezouls, brun au franc sourire, explique avec force enthousiasme la création de ce restaurant à la carte courte mais parfumée par la garrigue qui court sur le domaine l’Enclos de la Croix et par la magie créative du chef Antonella.

Et oui, le premier restaurant à Paris qui offre le vin, prolongement du domaine situé depuis 1814 en Languedoc, au cœur de la petite Camargue entre l’Etang de l’Or et les Cévennes. Un domaine qui s’est modernisé, en favorisant aujourd’hui une culture douce des sols, en bio, sans pesticide, ni engrais chimique et sans sulfites dans le vin. Les moutons broutent l’herbe dans les vignes, vraie tondeuse bio !

Vin (1)Pari réussi,

pour cet établissement qui allie la dégustation de plats gouteux et méditerranéens et la découverte de jolis vins, pas toujours connus des Parisiens.

Nous avons dégusté avec plaisir en entrée, la royale de petits pois frais, plat fin et tendre au palais et la salade de petites crevettes rose, avocat, pamplemousse et vinaigrette aux fraises. Enchainons ensuite avec un filet de barbue français saisi sur peau avec ses courgettes vertes et jaunes au thym citron. Côté viande, les côtelettes d’agneau rôties au romarin, servies avec le velouté de petits pois de Provence, carottes jaunes et blanches, savoureux.
En dessert, les becs sucrés aimeront la mousse aux fraises et compoté de rhubarbe, et son crumble de spéculos, d’une part et la tuile de pistache farcie à la crème légère au citron et zestes d’agrumes.

Enclos - Terrasse (1)

Pour accompagner ces plats vifs et frais, côté vin, essayez avec confiance l’Enclos de la Croix rouge 2013, à robe grenat, aux tanins fondus, à la bouche ronde et douce. Ou encore le Cadet, vin lourd, aux arômes de cuir et d’animaux et de fruits rouges mûrs. La bouche est puissante et riche avec ses notes de pruneaux et d’Armagnac.

Pour les blancs, le Blanc des Filles, léger à l’attaque et fin avec une bouche charnue, un brin vanillé. La Folie, aux reflets d’or, au nez complexe, au palais suave, au profil liquoreux avec ses saveurs de miel.

Les rosés s’appellent le Cadet Rosé, vinifié en fûts donc assez hors du commun et les Fraicheurs rosé, presque gris, frais et rafraichissant, à robe très clair

Bref, voici une adresse originale à découvrir fissa à déjeuner ou à diner.

L’Enclos de la Croix, 18 Boulevard Exelmans – Paris 16è restaurant@enclosdelacroix.com
Métro : Exelmans, Porte de Saint Cloud (l.9) Chardon Lagache (l.10)
RER : Pont du Garigliano (RER C, tramway T3) Ouvert du mardi au samedi, midi et soir

Le premier jeudi de chaque mois, une soirée gastronomique thématique est organisée : une véritable découverte gourmande et gustative. Ne manquez pas les «Je dis» de l’Enclos de la Croix

Au déjeuner et au dîner, les convives peuvent choisir à la carte, avec un accord vins offert sur chaque met. Plat du jour : 19 euros. Déjeuner : formule déjeuner entrée, plat, dessert et deux verres de vin
à 33 euros. Formule entrée, plat ou plat dessert (Choix entre viande ou poisson) 25€. Diner : Menu « Découvrir l’Enclos » 65 euros

restaurantenclosdelacroix.com

Ultréïa, en avant vers Compostelle

C’est l’histoire d’une mère, photographe de son état, qui accompagne son fils de 7 ans sur le chemin de Compostelle. Soit presque 1200 kilomètres à pied, une initiation dans les larmes et les rires. La victoire au bout du Chemin.

Couv_Santiago_livrephoto_100dpiDe Nogaro à Santiago, à pied, une mère et son fils, du courage, des souffrances mais aussi de grandes joies, du soleil et la récompense au bout du Chemin de Compostelle.

« Je m’appelle Santiago, j’habite à Fontainebleau, prés de Paris. Ma maman est franco-péruvienne et moi, je suis à la fois français, espagnol et péruvien. » Ce petit garçon raconte le début de son histoire. Il poursuit : «  Au Pérou, à l’âge de 7 ans, les enfants indiens font un rituel pour devenir des petits hommes. …Je dois choisir mon épreuve. Alors, j’ai choisi de marcher sur mon chemin, le chemin de Santiago de Compostelle ».

Et voilà, en 42 jours de marche, la mère et son fils ont pris la route, comme les pélerins d’il y a mil ans. L’ouvrage est un livre d’images, de photos magnifiques, paysages jour après jour changeants, ciel et terre, églises, personnages. Des textes ciselés, brefs et précis qui complètent les photos.
Le lecteur est subjugué, passionné, rêveur et admiratif. L’enfant réussi, vainc sa peur, ses douleurs et termine au Finistère, dans la mer, la où le pèlerin brûle ses vieux habits et renait de ses cendres.
Bref, cet itinéraire d’un petit homme est aussi une démarche universelle. Que la suive ceux qui veulent ?

Santiago au pays de Compostelle, chemin initiatique d’un petit homme, par Céline Anaya Gautier, Editions de la Martinière.

 

Quand la recette est oeuvre d’art !

Que voici un joli ouvrage ! D’un grand format en papier épais, chaque recette assortie d’un extra ultra court est une vraie œuvre d’art. Bien faite pour être affichée, sauf qu’on ne veut pas détruite ce fameux livre !

Recettes à l'affiche

« Si les ingrédients sont frais, colorés et facile à trouver … » précise l’auteur dans son introduction, « que la préparation est simple et illustrée, les cuisiniers de tous les âges pourraient préparer les recettes. »

Et c’est bien vrai. Simplicité des produits, des gestes, cuisson courte ou absente, couleur dans l’assiette et vitamines au rendez-vous, voici un livre de recettes totalement original. Dans sa forme comme dans son contenu. Essentiellement visuel, les mots seuls expliquent et complètent le dessin, ravissant et évocateur.

Grand avantage de ce livre, la saisonnalité des recettes que l’on suit au fil des pages. C’est meilleur pour la santé, les produits sont sur les marchés ou dans les jardins en saison, leur fraicheur est au top !

Au printemps, vous aimerez la salade d’asperges et pommes, le guacamole ou plus original la banane plantain frite et purée d’avocat à la féta.

Quand le soleil est au mieux de sa forme, laissez vous séduire par les pancakes de mais au myrtille, les oeufs brouillés aux haricots verts ou les fraises ricotta et vinaigre balsamique.

A l’automne, quand la pluie se déchaine et frappe le carreau, concoctez donc une soupe aux tortillas, un panini chèvre fondu et poivron rouge ou un muesli revigorant.

Enfin, l’hiver s’installe, on brunch avec joie le week-end en dégustant une cassolette œufs brouillés, poireaux et mais, un smoothie banane, noisettes et chocolat ou une plaque aux deux chocolats.

Bref, ce livre d’art aquarellé est à offrir sans attendre pour faire des heureux !

Recettes à l’affiche, 52 recettes fraicheur à afficher et déguster au fils des saisons, par Lauren Stein, illustrations Katie Eberts, 19,95 euros.