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Exposition : Le Trésor de Naples au musée Maillol

Les napolitains s’enorgueillissent, à juste titre, de posséder une des plus belles collections de joyaux et de pièces rares du monde. Le musée Maillol les accueillera au cours du printemps 2014 à Paris.

L’exposition est centrée autour de San Gennaro, saint Janvier, mort martyr sous Dioclétien, grand patron de la ville de Naples. Son sang recueilli par une pieuse femme dans deux ampoules, se liquéfie trois fois l’an aux mêmes dates depuis des siècles, phénomène que même la science ne peut expliquer. Un contrat insolite, établi en janvier 1527, devant notaire, lie la ville bâtie sur un volcan toujours en activité le Vésuve et le saint, San Gennaro mort il y a plus de 1250 ans.

 

Ciboire en pierres précieuses avec croix Sainte Irene

 

But : protéger la ville de la peste et des éruptions du Vésuve. Le peuple en échange, s’engage à travers la Députation à constituer un trésor et à lui construire une nouvelle chapelle au sein de la cathédrale. La Députation, institution laïque, créée en 1601 est une ancienne organisation encore active en Italie, constituée de 10 représentants de la noblesse et de deux du peule. Elle garantit depuis quatre siècles , l’intangibilité des ampoules de sang et des saintes reliques, l’administration et la tutelle du culte et du trésor de San Gennaro.

Parmi les plus belles œuvres de l’immense trésor de San Gennaro, nous pouvons admirer quelque pièces exceptionnelles :

– Le reliquaire du sang du martyr en vermeil, du XIV e siècle crée par des orfèvres angevins, tout en finesse et un travail de toute beauté, qui ne sort pratiquement jamais de Naples.

– Le collier de San Gennaro, spéctaculaire assemblage de bijoux réalisé entre le XVII e et le XIX e siècle et donnés par des souverains comme Charles V de Bourbon, Joseph Bonaparte, Marie-Caroline de Habsbourg sœur de Marie-Antoinette et des Napolitains anonymes.

– La mitre du saint, réalisé en 1713 par Matteo Treglia, recouverte de 3326 diamants, 198 émeraudes et un rubis d’une si belle eau qu’on l’a surnommé « la lave du Vésuve ».

On pourra admirer également des ciboire, croix épiscopale, calice, croix d’autel, bustes de sainte Iréne, saint Joseph, saint Pierre Martyr… une exposition de toute beauté où l’on doit courir sous peine de manquer beaucoup.

Exposition Le Trésor de Naples, les joyaux de San Gennaro au musée Maillol du 19 mars au 20 juillet 2014.

A la table de Marie-Antoinette, 40 recettes gourmandes

Voici un bel ouvrage  tout imprégné du XVIII e siècle pour nous présenter des plats délicats et subtils que la reine Marie-Antoinette n’aurait pas désavouer !

Elle avait un goût classique, coûteux… comment poussé le raffinement à l’extrême.

Qui donc ?  La reine Marie-Antoinette bien sûr qui,  au Petit Trianon, recevait un cercle d’intimes et les régalait de chocolat chaud,  crème, beignets au miel. Son café du matin s’accompagnait d’un petit pain viennois souvenir de son enfance autrichienne. Les biscuits à la bergamote faisaient tout son bonheur, raconte Michèle Villemur, entre autres anecdotes joliment choisies.

Premiers service, onze entremets délicieux : Huitres pochées, tarte fine à la mousseline  d’asperges ou trois soupes « à la glace »…  chaque recette, parfaitement décrite et facile, est illustrée. Un encadré historique passionnant complète et enrichie la recette de détails véridiques et amusants. Ainsi, à la recette potage à la reine « aux petits oiseaux » pois verts, apprend-on que Marie-Antoinette se délectait de ce potage chez la comtesse de Provence. « Après avoir visité sa petite ferme, ses animaux, son jardin, elle revenait à Versailles avec  d’énormes bouquets de fleurs et tous les petits oiseaux qu’elle avait pris dans  son filet. Ces derniers étaient destinés  à une soupe qu’on préparait, non dans ses cuisines,  mais dans ses appartements ».

 

Marie Antoinette 3 Marie Antoinette 2

 

Le deuxième service ou douze plaisirs craquants  propose du bar en compotée de rhubarbe, des pigeons rôtis aux épices ou une blanquette de pintade aux artichauts. Et bien d’autres délices. Quand aux desserts, ils ont un petit goût d’antan : croissants frangipane, pain perdu « à la reine », soufflé au rhum ou gâteau confit à l’orange « Madame de Polignac »… Ils sont irrésistibles. Oui  vraiment, courrez acheter ce livre ou offrez-le à vos amis raffinés.

A la table de Marie-Antoinette, recettes gourmandes par Michèle Villemur, Plon, 25 euros.

La volaille dans tous ses états

La volaille dans tout ses états pourrait-on qualifier ce livre, consacré à ce volatile dont Yann Quéfélec dans sa préface fait l’apologie : «  J’aime à peu près tout  dans la volaille, la crête, la cervelle pas plus grosse qu’un cerneau, le cou, le croupion, la peau, la chair, la carcasse…

Outre les recettes fameuses de volailles comme le poulet au riesling, la poule au pot, le coq au vin, l’auteur,  chef  fameux depuis plus de 30 ans, en ses 3 établissements, Drouant, Mon  Vieil Ami et le Coq Rico son bistrot des belles volailles, consacre un chapitre à la noble basse-cour. Il y présente un aéropage  en photo, de volaille du faisan, à  l’oie d’Alsace, de la palombe au pigeon d’Alsace et au canard vert.

Amusant, un chapitre consacré aux œufs, avec moultes recettes des œufs au plat, à la salade de pissenlit,  à l’œuf frit aux amandes, œuf mimosa… Et un chapitre, consacré  aux abats, carcasses et autres restes avec des plats de consommé, rillettes, terrine et autre burger de volailles. Vous terminerez en beauté avec une île flottante, crème caramel, gratin, brioche et meringues.

Au total, 70 recettes savoureuses et faciles avec des photos en pleine page pour voir le résultat. Un bien beau livre !

Le Coq Rico, la cuisine des belles volailles, par Antoine Westerman, Marabout, 25 euros.