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Tête à tête : Christophe Felder, le passionné pâtissier !

Des origines alsaciennes, un père boulanger, une passion pour le sucre et sa maitrise, Christophe Felder  mène une vie équilibrée, sans se laisser tourner la tête par un succès bien mérité.  Son solide bon sens le garde d’une exposition trop médiatique. Après une vingtaine d’ouvrages sur  la cuisine, dont deux sur des plats salés  (les gratins et les plats mijotés) il nous  régale  d’un nouvel ouvrage. Et nous livre un peu de ses projets dans un Tête à Tête, amical et joyeux.

Christophe Felder 3 (c) Jean Claude Amiel-2 - copie

Vos joies.

–       « Mes joies, ce pourrait être,  outre   la gestion de 3 hôtels et la direction avec mon ami et complice, Camille Lesecq, d’une pâtisserie en Alsace, la transmission  de mon métier, le travail de la pâtisserie, l’exigence de la chose bien faite, guider et apprendre à des jeunes ce qui me fait vivre.  J’ai eu la chance de faire mes preuves au Crillon pendant 15 ans ce qui m’a permis de voir défiler nombre de jeunes futurs pâtissier et de les former. Beaucoup sont aujourd’hui au commande  de beaux établissements en France et dans le monde. C’est une grande satisfaction, une grande joie.

Par ailleurs,  je conseille depuis 12 ans une grosse entreprise au Japon : qu’on me fasse confiance, dans la durée, est toujours  valorisant et réjouissant

Je veux préciser aussi, que,  au de la de la création,  il est difficile  et super exigeant d’être dans la régularité  dans ce métier de la pâtisserie. Refaire tous les jours un coulant au chocolat, un baba ou une tarte au citron, au meilleur du possible, avec des produits ultra frais, une technique bien rodée et l’amour du métier, est  plus difficile, paradoxalement,  que de créer un nouveau gâteau ! Maintenir ce qu’on a reçu en tirant le meilleur des ingrédients est  exigeant, il est si facile de tomber dans la facilité ! Aujourd’hui, sans doute 70% des boulangers ne font plus leurs croissants  eux-mêmes mais les achètent surgelés. Transmettre aux jeunes ces valeurs d’exigences, c’est cela ma joie !

 

Vos projets.

Donner une part de rêve et un moment de gourmandise, en montant peut-être une pâtisserie à Paris, près de l’église de la Madeleine, un clin d’œil pour un pâtissier ! Un brin de nostalgie alsacienne  m’anime : le dimanche, après la messe, le gâteau  dans la boutique en face de l’église, toute notre enfance.

Savoir-vivre sur le vif !

Le monde  de la gastronomie et de la cuisine n’a pas toujours inspiré le respect ! J’ai déjà senti un certain mépris vis-à-vis de nous cuisiniers. Comme souvent, un banquier ou un  cadre soulève plus l’admiration qu’un travailleur « manuel » …Et pourtant…. »

Christophe Felder, simple, direct, décontracté, est un plaisir à interviewer. A souligner : il ne dit de mal de personne. Il vient de commettre un nouvel ouvrage.

Joie d’apprendre et de partager  quelques douceurs !

Maitriser l’art du macaron, réussir à tous les coups  la crème Chiboust,  confectionner une pâte d’amande en un clin d’œil, oui grâce à notre maitre-pâtissier Christophe Felder, c’est chose possible ! Suivez le guide, étape par étape.

Les recettes de base sont indispensables à maitriser : une génoise, une crème au beurre, une pâte sablée, une dacquoise, un glaçage couleur. Essentiellement visuel, le livre se lit comme une bd ! On s’y plonge avec délectation.

Vient ensuite le chapitre des recettes, une sélection astucieuse qui fait passer pour une virtuose. Jugez-en ! Bulles pamplemousse à base de biscuit Joconde, meringue à l’italienne, pamplemousses macérés et crème pamplemousse.  Cela parait compliquer, le résultat a fier allure ! Les noms sont des poèmes : Fragilité pistache, macaron Bisous Bisous, la Fondante, Russe à la fleur d’oranger  ou la charlotine !

C’est la beauté de cet ouvrage : nous initier étape par étape, à une recette a priori compliquée, en nous prenant par la main. Crème citron, truffe chocolat… toutes les saveurs sont proposées. Christophe Felder a écrit main livres, celui-ci est magnifique et surtout bien utile. Bref, précipitez-vous !

Christophe Felder, les petits gâteaux, Workshop, Editions de la Martinière, 20,00 euros.

Caviar et Bordeaux, surprenants accords !

       Proposer des expériences uniques voici l’ambition de la nouvelle grande épicerie de Paris, c’est tout naturellement sous sa lumineuse verrière au restaurant la Table que nous avons été convié jeudi 27 novembre par les  17 vignerons du club In A Bottle pour célébrer leur union avec la prestigieuse maison de caviar d’Aquitaine Sturia.
Milens Valerie Martin 12
Surprenant cette association avec des bordeaux rouges ! Pourtant c’est ce que nous allons célébrer grâce à la créativité des chefs du restaurant, Jean Jacques Massé et Émilien Windels qui ont su harmoniser les mets et les vins .
Ambe Lannoye Tour Pourret Saint Emilion Grand cru
Blissa 2012 Cotes de Bourg
          Alors que la fête commence, trois entrées, trois caviars, trois vins, tout d’abord la pomme de terre Charlotte fumée avec son caviar Sturia primeur ferme et délicat doux en bouche (que nous retrouverons sur le blanc manger aux agrumes ) accompagnée par la fraîcheur et la palette aromatique d’un Saint Emilion le Château Ambe Tour Pourret.
Un caviar vintage Sturia plus salé, plus complexe sublimait la dégustation de ce foie gras de canard aux zestes de mandarine et pour cela la puissance du Château Tessendey Fronsac ; panier de fruits noirs mûrs accompagné d’une pointe de truffe était parfait.
Un Pomerol Château Le Caillou avec sa robe rouge soutenue et son léger boisé éveille nos papilles pour la dégustation de ce tartare de bœuf de Kobé et son caviar Sturia Origin à la texture onctueuse, à la saveur intense, ce même caviar long en bouche ; (six à huit mois de maturité dans les caves) nous le retrouvons farci dans le Brillât Savarin, le sel permet d’arrondir les tanins des vins rouges c’est pourquoi le Château Blissa Côtés de Bourg à la robe sombre et aux tanins veloutés d’une belle longueur était fusionnel.
Tessendey 2012 Fronsac
L’idée originale d’accorder les vins rouges de Bordeaux avec le caviar fut un mariage détonant pour nos papilles le bouquet séduisant de ces vins fait écho à la note iodée du caviar.
Nous avons découvert des vins agréables s’adaptant la preuve en est à tous les plats, au prix raisonnable, un vin qu’on aime boire et partager comme nous le dit si bien Valerie Martin en nous présentant avec passion son Château Millens un Saint Emilion grand cru.
Bref, une bien belle dégustation !
Véronique Chatel.

Un restaurant où la cuisine n’est pas du théâtre !

Situé à côté du monumental théâtre de l’Est Parisien, le TOP, à Boulogne, le Café du Théâtre vient d’ouvrir ses portes, pour le bonheur des gourmets.

Augustin Grisoni, restaurateur déjà créateur de la Villa Corse à Paris, a choisi avec précision cet établissement si bien placé. Son idée, un joli bistro au décor chaleureux violet et rouge, velours et rideau léger, pour déguster quelques plats typiques et bien traités. Le décor, mis en scène  par l’architecte d’intérieur Pierre Canot, est donc assez épuré, tout en simplicité et en décontraction.

Un restaurant où la cuisine n’est pas du théâtre !Voilà ce que le propriétaire explique de son concept : « Mon souhait est de faire un lieu à dimension plus humaine, où la clientèle puisse être bien accueillie par une équipe qui la reconnaisse et soit attentive à ses attentes »

Le jeune chef, Ken Tomkowiak s’est formé  au côté d’un chef étoilé, le merveilleux Frederic Anton du proche Pré Catelan. Ses idées, son exigence de qualité et son inspiration donnent une carte émoustillante qui change pratiquement tous les dix jours selon les produits du marché. Clin d’œil au monde du théâtre tout proche, la carte s’appelle Le Programme, les entrées « Entrées des Artistes », le plat « A l’affiche » le dessert « Epilogue ».
Nous avons goûté et  fort apprécié  le Tataki de thon, 5 tranches de thon  enveloppées de graines de sésame avec une petite salade et une sauce wasabi. Le velouté de potiron émulsion de noisette et la salade d’artichauts, haricots verts frais et copeaux de parmesan faisaient aussi bonne figure ! Le plat s’appelle filet de bœuf sauce poivre, frites  brûlantes et délicieuses. Admirons au passage, le pavé de cabillaux rôti, sauce vierge, purée à la truffe et le macaroni aux gambas, bisque truffée.

Côté sucré, savourons sans fin la crème brûlée  vanille bourbon, la brioche  comme un pain perdu, glace vanille Tahiti ou le fondant au chocolat cœur caramel, glace caramel beurre salé.

Chaque plat est ajusté, frais, goûteux. Le service très aimable est rapide.

Vraiment, une bonne table pour inviter son bon ami, son collaborateur ou son mari, et oui !

 

Café du Théâtre, 62 ter av Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne, tel : 01 46 03 05 28. Service continu 12h  jusqu’à 23 h, et tout est fait maison, bien sûr.