Archives de catégorie : Culture

Culture (expo, cine, musée…)

La pureté d’un champagne signé François Dubois.

 

Sa robe est blonde, ses arômes exhalent la poire et la chair de mangue. La bouche est fruitée, nette et emprunte d’une pureté magnifique. Un vin de champagne François Dubois, à déguster pour Noël !

 

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 La cuvée Pure Sélection est un programme en soi : raisins des cépages chardonnay pour 60%, pinot noir et pinot meunier cueillis à parfaitement maturité car c’est primordial et ensuite joliment assemblés.

Servi dans des flûtes fragiles, ce vin sera mis en valeur. De fines bulles persistances, un nez net et précis, une texture en bouche crémeuse, fine, longue, enveloppante. Servi à 10° à l’apéritif avec des gougère, des brisures de parmesan, c’est merveilleux. Mais, proposé  avec un  carré d’agneau, une limande, une aile de raie, fait ressortir au palais sa finesse.

Servez-le alors à 12°C.

Bref, un champagne à découvrir pour les fêtes.
27,95 euros  en GMS, Champagne François Dubois, Pure Séléction

 

le personnage désincarné, ou la révolte du personnage !

Une pièce étrange, décalée, incongrue mais pour finir,  riche de messages se joue actuellement au théâtre de la Huchette. Et si les personnages sous le joug de leur auteur décidaient de se révolter ? Tout l’enjeu de cette pièce à clefs.

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La salle grande comme une poche contient une 20 de places. Cette promiscuité vous met déjà dans la tension à venir, vous rend si proche des comédiens qu’elle dérange un peu. D’autant que l’auteur de la pièce est debout  dans la salle, à proximité des spectateurs. Fumée, atmosphère lugubre, noir diffus, silhouettes sombres qu’on découvre peu à peu …l’ambiance est  posée, le drame peut commencer.

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 Un homme jeune, dépenaillé, bien nommé  gamin, barbichu semble « l’objet » de l’auteur qui lui commande le rythme, le reprend, le tance, le commande. Il semble vouloir se rebeller mais, bientôt soumis, courbe l’échine et se rend à cette fin tragique qu’on lui impose, le suicide. L’auteur alors, le prenant dans les bras,  se penche sur lui, comme pour lui extorquer le secret de l’ »après ».  Voulant savoir… »de l’autre côté du miroir, comment est-ce ? » Il ne lui sera pas donner de réponse. 

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Le jeu se déroule devant nous, spectateurs impliqués malgré nous dans l’histoire. 

Mais la créature bientôt échappe à son  créateur ! « Je vais le faire monter sur scène et ainsi le réduire à ma merci » pense t’il. 

 La pièce est riche, rebondissante, servie par des acteurs justes et sincères, troublants même. La réalité de la vie  avec ses peines et ses erreurs tragiques nous apparait par le récit haché qu’en fait l’auteur habilement interviewé par le jeune-homme.  Ce dernier a pris la main, ne lâche pas la personne de l’auteur devenu son personnage. C’est l’inversion fatale et la fin pressentie.

La tension retombe, le malaise est encore palpable comme la fumée noire qui s’estompe alentours.

Dehors il fait doux, la cathédrale Notre-Dame rayonne dans sa dentelle de pierre. Nous avons l’Espérance.

Le personnage désincarné, avec Marcel Philippot, Audran Cattin et Grégoire Bourbier, mise en scène Arnaud Denis. Réservation : tel 01 43 26 38 99, théâtre de la Huchette, 75005 Paris.

Fantin-Latour , à fleur de peau.

Peintre du XIXe siècle, Henri Fantin-Latour (1836-1904) est à l’honneur au musée du Luxembourg. L’occasion d’admirer plus de 120 œuvres d’un artiste de grande sensibilité.

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En 1982, le Grand Palais avait consacré une rétrospective des œuvres de Fantin-Latour, ici sont exposées les œuvres plus emblématiques, dîtes « d’imagination ».

Au fil des salles, le parcours suit la vie de l’artiste. Des œuvres de jeunesse, comme ces autoportraits précis et troublants réalisés entre 1850-60, on admire les tableaux de ses sœurs mises en scène en liseuses puis ces fameuses natures mortes peintes dans les années 1860 à 1870. Ainsi, la nature morte dite « de fiançailles » est magnifique de délicatesse, fraises et camélias précises à toucher, vase à la mode chinoise et composition équilibrée. Ce tableau fut offert par l’auteur à sa fiancée Victoria Dubourg rencontrée au Louvre en 1866 alors que tous deux copiaient pour apprendre, en bons élèves !

 

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Mais, Henri Fantin-Latour est bien connu pour ces portraits de groupe, fameux et historiquement si passionnants qui nous font voir les têtes de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Elzéar Bonnier, Léon Valade, Emile Blémont, Jean Aicart, Ernest d’Hervilly, Camille Pelletan, peint en 1872. Comme Hommage à Delacroix, où il fait preuve d’originalité pour faire passer un message.

Les salles suivantes invitent à la découverte de ces natures mortes et portraits, que l’auteur qualifie lui-même « d’études d’après nature ». Elles font preuve d’une grande virtuosité et sens de l’observation de Fantin-Latour.

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Les dernières œuvres dans les années 90 signent des huiles dans une veine différente comme Lohengrin qui le place comme un des précurseurs du Symbolisme.

Cette exposition dense et bien mise en scène érige Fantin-Latour en véritable portraitiste de fleurs, et d’hommes Il nous laisse de magnifiques œuvres parfois un peu sombre mais d’une belle sensibilité.

Fantin-Latour, 14 septembre 2016-12 février 2017, Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris.