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Comment recevoir à la Française ?

FE—Couverture—14.04.08.inddQue voici un bel ouvrage ! Il touche au beau puisqu’il le magnifie, parlant de l’art de recevoir à la Française. Et il tient, dans ce site, une place à part puisqu’il nous touche de près. Recevoir, une alchimie  dont tous les détails comptent, depuis l’envoie des invitations, jusqu’à la table bellement dressée, l’élégance des invités et le soin des plats…Sans oublier, presque le plus important, la conversation qui doit rythmer la soirée, valorisant chacun autour de la table.

Et oui, le choix des invités est d’importance dans l’exercice. Entre 10 et 12 pour que la magie opère, des amis  aux goûts communs avec certains originaux, une personnalité importante au milieu pour « mettre un peu » de fantaisie ou d’intérêt au diner.

Car comme le dit l’auteur Jacqueline Quenau, historienne des arts de la table, « la table demeure une cérémonie sociale autant  qu’un repas et peut se transformer  en véritable examen, tant la connaissance ou la méconnaissance des règles de savoir-vivre  peut opérer,  dans certain milieu, une redoutable discrimination silencieuse. »

Ce livre est donc  un bel outil pour pénétrer par la grande porte, sans  faute de goût, ces milieux assez fermés. Connaître les coutumes immuables pour maitriser les codes qui facilitent la vie en société. Et le repas  demeure une référence, un idéal à atteindre. Suivez donc le guide et vous maitriserez l’essentiel !

Une fois l’invitation  reçue, le jour arrive, quelle tenue vestimentaire adoptée ? Que veut dire « black tie » sur le carton pour une soirée ? Pochette ou pas pour les hommes ? Bijoux précieux, robe longue  pour les femmes ?  Sachez qu’à une soirée, une femme ne met pas de montre, eh oui, le temps ne compte plus !

Le menu, que proposez aux amis ? S’ils sont allergiques, ont des empêchements à cause de leur religion, que faire ?  Une entrée marine, un plat de viande, pas de fromages trop lourds et un dessert léger comme un sorbet ou salade de fruits. Ou  une entrée à base de viande et un poisson en plat de résistance ?  Tout est bien, si les produits sont frais et cuisinés  la veille ou le jour même.

Très importantes sont les règles du placement à table, si la table est ronde, ovale, rectangulaire, tout change. Vous l’apprendrez avec moultes dessins faciles à appréhender.

Comment présenter les invités, cadeau ou pas cadeau à apporter, se sert-on seul de vin pour ne femme ? Toutes ces questions sont abordées dans l’ouvrage qui y répond  précisément. De même, les formules de politesse pour la correspondance sont-elles précieuses à rappeler. Quand à l’élégance verbale,  elle est fondamentale et vous ouvrira toutes portes.

Désormais, ne dites plus jamais «  Enchanté, bon appétit et de rien ! » qui vous classe définitivement.

Vraiment un livre précieux, beau et superbe, à offrir sans se lasser !

Comment recevoir à la Française, par Jacqueline Queneau, Editions de la Martinière 45, 00 euros.

François Schechter, brillantissime exercice de style au service de l’Histoire.

Un ouvrage très original, écrit d’une langue incisive, précise, pure comme le cristal, et bâtie sur la réalité historique, voilà tout l’enjeu du livre de François Schechter, élégant homme de lettre, aujourd’hui pour nous. Qu’on en juge, le genre littéraire choisie, celui d’un échange de lettres entre mai 1822 et avril 1838, relie et lie deux personnages fameux qu’a priori rien ne rapproche, le prince de Talleyrand, flamboyant homme politique de l’Ancien régime et du nouveau et le peintre Eugène Delacroix, certes talentueux mais d’envergure plus modeste. Car le mystère plane, Talleyrand est-il le père du peintre ?  Pourquoi Eugène Delacroix a –t-il bénéficié de tant d’appuis ? Chacun pourra entrevoir SA vérité entre ces correspondances échangées qui suggèrent, dessinent, laissent entrevoir une grande tendresse de l’un et une admiration respectueuse de l’autre. La langue est acérée, la lecture jubilatoire, on en sort heureux, réjouis, grandis, enrichis  et pour finir,  par la magie talentueuse de l’auteur,  très acteur !

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François Schechter, 52 ans, énarque, inspecteur général à l’Igas, n’a pourtant pas fait profession d’écrivain. Porté par sa passion de l’histoire, il dévoile ici une riche facette de sa personnalité.  Une barbe soignée, un oeil vif et volontiers taquin, un sourire éblouissant  et la vêture toujours élégante, notre homme répond  à cœur ouvert à nos questions.

Vos joies.

Ma famille me réjouit et me comble, voir mon épouse chaque jour, mes  trois enfants grandir,  plutôt dans le bons sens, dans un monde qui n’est pas très facile. C’est vraiment une joie pour moi et l’assurance d’avoir semé avec Caroline, quelque bonne et solide base éducative, pour les voir se responsabiliser et s’élever dans la vie.
Mon job aussi à l’IGAS, bien qu’assez bureaucratique, me fait rencontrer des gens intéressants, une variété  de PME qui constituent l’entrelacs industrieux de la France. Après  un passage dans le privé, je peux mesurer l’importance du dynamisme, de la créativité des chefs d’entreprise, malgré les difficultés de notre temps.

Vos espérances.

Depuis toujours, je suis passionné d’Histoire, toutes les époques me subjuguent, de l’Antiquité, à l’époque Moderne ou Contemporaine. Ecrire ce livre sur Talleyrand et Delacroix fut pour moi un grand bonheur, me plongeant  dans ce XIXe siècle passionnant, voir et lire la grande ambition de la France dans tous les domaines et le développement industriel tout azimut.

Je continue dans cette époque avec un ouvrage sur Balzac, une forme d’hommage à cet écrivain hors norme. Je dois beaucoup à Honoré de Balzac  que j’ai lu très jeune avec passion, qui m’a ouvert des horizons si vastes.

Côté savoir-vivre.

Trois points  me frappent en ce domaine. Dans la rue, les visages sont fermés, les gens ne sourient pas. Quel dommage ! c’est si beau , l’œil qui brille et les dents qui se découvrent ! Et cela rend heureux.

D’autre part, tenir la porte à la personne derrière soi, se lever pour une femme enceinte, être attentif aux autres …constitueraient une réponse au mal être quotidien qu’on ressent fortement. On est heureux quand on fait plaisir alentours  par de modestes gestes de la vie quotidienne.
Les  hommes, enfin, devraient être plus courtois vis à vis des femmes, qui du coup développent une forme d’agressivité. C’est un malentendu permanent au lieu d’un équilibre subtil entre homme et femme. La courtoisie bien vécue n’est jamais le visage de la drague ordinaire.

Il n’est qu’un mot à dire, courez acheter cet ouvrage « Talleyrand-Delacroix , Correspondances (1822-1838) »  avec la préface de l’historien  de l’Institut Jean Tulard, aux Editions S.P.M.

La pensée positive, très utile en ce début d’année scolaire

La Pensée positive c'est malin_c1Vous râlez souvent, vous voyez le verre à moitié vide, vous broyez du noir…ce livre est pour vous !

Oui, il faut changer son regard sur sa vie, oui, il faut considérer avec plus de bienveillance le monde qui nous entoure, oui, ce livre peut vous aider.
L’ouvrage commence par forcer le lecteur à faire un bilan de sa vie : quelle est votre vision du monde ? Comment vous positionnez-vous ? Pas moins de 16 questions clé pour faire le point, sachant qu’aucune réponse n’est négative ou positive. En fonction des résultats, vous pourrez vous positionner et aborder en toute lucidité un programme de « restauration de son optimisme ». Mais ce livre n’est pas une formule magique, incantatoire qui leurre le lecteur, non, il est plus une prise de conscience pour changer de regard sur le monde, sur soi-même, dont on peut tirer grand bénéfice.
L’intérêt du livre est aussi sa série d’exercices pratiques pour se mieux connaître et éprouver ses sentiments, distinguer dans ce qui nous habite le bon du mauvais.
Parmi les exercices, nous retenons celui de faire la queue dans un supermarché : choisissez la plus longue et changer votre regard. Profitez de ce temps mort, pour au lieu de pester, de récriminer : de respirer, regarder alentours, profiter de ce moment de répit dans la journée, échanger quelques mots avec un client, rêver. Analyser ensuite comme cela fait du bien, apaise, plonge dans la bienveillance ! « Un test grandeur nature à répéter pour mieux gérer les frustrations qui ne manquent jamais de venir » précise le livre.
L’encadré sur le sourire est plus que précieux : « Nous ne saurons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable d efaire » disait mère Térésa. Il paraît que les vertus du sourire sont prouver scientifiquement. « Le sourire est contagieux, rend beau, met de bonne humeur, stimule les défenses immunitaires, diminue le stress, dope la confiance en soi, aide à rester positif ».
Oui, vraiment ce livre est u remède à lui seul, lisez-le de A à Z vous en tirez grand bénéfice ! Et offrez-le à votre belle-mère grognon !