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Les vins liquoreux, ce n’est pas ce que vous croyez.

Déjeuner fort instructif dans un restaurant spécialisé dans la volaille pour découvrir que le sucre ne fait pas toute l’affaire des vin liquoreux !

Ingénieur œnologue, Fabrice Dubourdieu, membre du conseil d’administration des vins de Sauternes Barsac et propriétaire d’un domaine, château Doisy-Daëne, a réfléchi à l’avenir de ces vins atteints par la grâce de Dieu, de la pourriture noble qui leur confère ce goût, cette délicatesse, cette saveur inouïe, unique au monde.Les vins liquoreux, ce n’est pas ce que vous croyez.


Pour lui, l’action chimique du botrytis permet par la transformation du grain de raisin, cette véritable alchimie pourvoyeuse de tant d’arômes. Cette amplification aromatique unique, qu’on ne retrouve pas chez les autres vins liquoreux, est une vraie opportunité pour la singularité des accords gastronomiques. Il est vrai que la poularde à chair tendre parfaitement cuite, servie accompagnée d’une sauce onctueuse qui la sublimait, était en plein accord avec les divins breuvages dorés servis avec !

Notre ingénieur distingué poursuit avec une thèse aussi originale, selon lui un verre de Sauternes Barsac servi à l’apéritif aurait un rôle relaxant et régulateur de l’appétit. Relaxant, comme tout verre d’alcool qui détend le consommateur, mais pour lui, la boisson sucrée et alcoolisée permet d’obtenir cet effet relaxant plus rapidement. Par ailleurs, la concentration en sucre enverrai un stimulus de satiété au système nerveux régulateur de l’appétit. Du coup, on mangerai moins de biscuits apéritif et de pain en attendant le premier plat. Pourquoi pas ?

Enfin, les caractéristiques propres du vin liquoreux étant la couleur dorée, miellée du liquide, son intensité, sa puissance aromatique, sa douceur, toutes ces caractéristiques le feraient choisir pour fêter un anniversaire, célébrer un événement heureux..plus qu’un autre vin. A voir ?

En tous cas, nous avons fait honneur au sauternes du château Villefranche, entre élégance et nervosité. Château Sigalas Rabaud, 2014, à robe dorée, à nez d’abricot et d’agrumes, à bouche très aromatique, à la finale subtilement épicée et minérale. Château Doisy Daene, 2010, nerveux et fin, avec une touche acidulé se dégageant de la douceur. Château Cantegril, 2014, au nez fruité, à la saveur moelleuse parfumée de zestes d’agrumes, à la finale longue.

 

Château Villefranche, tel : 05 56 27 05 77

Château Sigalas Rabaud, tel : 05 57 31 07 45

Château Doisy Daene, tel : 05 56 62 96 51

Château Cantegril, tel : 05 56 62 96 51

Des infos : www.sauternes-barsac.com

Pour l’été : rosé, rouge Aureto pour vous servir !

Un rosé et un rouge signés Aureto ou « brise légère » pour les diners de copains sous la tonnelle ou les pique-niques chics en famille.  On aime.

Les vignes âgées de 20 ans poussent sur un sol surtout argilo-calcaire. Les cépages choisis s’appellent cinsault et grenache. Ce rosé cuvée Autan, à la robe lumineuse et transparente, offre un nez de fleurs blanches et de fraises et framboises discret. En bouche, l’attaque est vive d’abord avec une impression de fruits rouges et la finale pleine et grasse. Ce rosé sera parfait sur tout un repas de bouillabaisse, rougets grillés, tarte aux tomates-anchois, dessert à base de fruits. Servez-le entre 8 et 10°C. Pour un pique-nique, faites tremper la bouteille dans le ruisseau et dégustez avec des cochonailles, des fromages du terroir…

Cuvée Autan, AOP Ventoux, 9,50 euros.

 

 

Un joli rouge à boire frais.

A base de syrah et grenache, ce luberon bien appelé cuvée « Petit Miracle » dévoile une robe dense et sombre, signe d’une belle concentration. Le nez exhale des notes de mûres et de cassis. Au palais, on retrouve ces impressions olfactives doublées d’un bel épanouissement de la matière, une jolie plénitude qui dure en bouche. Ce vin se boit idéalement entre 16 et 17°C pour en gouter toutes les facettes. Dégustez-le avec une belle pièce de bœuf, des fromages odorants, un carré d’agneau au thym. Gage de qualité, ce vin a été primé médaille d’Argent au concours général Agricole de Paris en 2016. Il se conserve 4 à 5 ans en cave

Cuvée Petit Miracle, AOP Luberon 2014, 14 euros la bouteille.

www.aureto.fr

Des rosés pour l’été ! Oui da

Idée fausse souvent répandue, tous les rosés se ressemblent et se boivent facilement !

Que non, la preuve par 5, qui, s’ils se plaisent à l’apéritif, raviront aussi une table estivale aux mets choisis !

Mon premier, une appellation coteaux d’Aix, le Château la Coste 2015 (14 euros), provient d’un beau domaine planté en vieilles vignes sur un sol calcaire. Il est issu des cépages grenache (95%) et vermentino, d’après une sélection parcellaire et élevé en cuves sur lies fines. Résultat : une couleur rose léger et délicat, des arômes de mirabelle, poire avec une note florale. En bouche, une plénitude, un velouté précieux, avec une certaine complexité marquée par la fraicheur, l’équilibre et la richesse. Un vin de qualité à associer à une pintade au thym, un rôti de veau aux olives, un miroir aux framboises, une dorade au fenouil…

CHATEAU ROSE 15

Mon second, cru classé rosé en AOP côtes de Provence le château Sainte Roseline 2015 (16,50 euros), issu d’un sol argilo-calcaire sur un vignoble de 30 hectares, provient des cépages grenache (40%), mourvèdre (35%) et tibouren (25%). Résultat : une robe pâle, un nez d’iris, avec une note girofle, une bouche très équilibrée entre acidité et rondeur, tout en finesse avec une belle expression de fraicheur, une persistance sur le palais. Un vin à servir entre 12 et 14°C avec un tartare de poisson, des sushis, des huitres cuisinées. A noter la beauté et l’originalité de la bouteille opalescente en forme de lampe de Méduse, emblème de la propriété.

 

Mon troisième, IGP méditerranée, Tendance Caladoc 2015 (14 euros la bouteille), du nom du cépage, mariage entre grenache et malbec, provient du clos Saint Michel entre Avignon et Orange à Sorgues. Il est élevé par les frères Mousset héritiers du domaine. Sa robe est délicate, rose soutenu, ses arômes de fruits rouges et de pamplemousse donne un vin à la fois soyeux, riche avec une fraicheur agréable et persistante. Dégustez-le entre 11 et 12°C à l’apéritif avec des gougères au fromage, des bouchées salines, et même un toast de foie gras. La bouteille à la base large à col fin est épurée et très belle. 

Mon quatrième, AOP Languedoc-pic saint loup (8 euros), cultivé par la famille Rambier depuis 1848, fait partie des domaines emblématiques de l’appellation : 95 hectares dans la garrigue, en terrasses et sur les pentes du Pic Saint-Loup, sous un climat ensoleillé idéal pour produire de jolis vins frais et vifs. C’est le cas de ce Haut-Lirou 2015, à la couleur framboise écrasée, au nez de fraise des bois et cerise, à la saveur de fruits rouges, aubépine, rehaussée d’une pointe de poivre. Une vivacité bien faite pour servir un veau tendre, une bouillabaisse, un plateau de chèvre frais. Servez-le à 10°C.

Enfin, mon cinquième encore un autre genre, un côtes du Rhône 2015, au joli jeu de mot Mademoiselle « R » Osez (4,70 euros), à base des cépage grenache (70%) et cinsault (25%) et Syrah (5%), de la Cave de Rasteau. Sa couleur saumonée vive, ses arômes de fruits rouges donnent un vin avec une ampleur généreuse en bouche, une personnalité riche idéal en apéritif avec une friture de la mer, une tagine de bœuf aux légumes de printemps, des fruits de saison en salade…Servez-le entre 10 et 12 °C.