Archives de catégorie : Culture

Culture (expo, cine, musée…)

Pour tout l’art de l’apéro !

L’apéro remplacerai-t-il le diner désormais ? Voici une vraie « bible » pour vous dire ce qu’on boit, mange, raconte.. au cours de ce moment amical et précieux bien nommé l’heure heureuse !

Alors un whisky à 40°, un bourbon, gin ou vodka ? Autour de 20° , essayez Marie Brizard, ou gentiane jaune ? Ou encore un apéritif parfumé type Lillet, guignolet, Kirsch ? Un vin doux ou liquoreux, un effervescent comme champagne, crémant, clairette ou saumur… Et encore un blanc sec, une sangria, un pineau des Charentes..
Les boissons sont variées, chacune est mise en valeur, et son histoire contée avec multes détails et références cinématographiques très amusantes.

Les photos sont plaisantes, un brin vieillotte ce qui pimente l’ouvrage. Et on aime ! Les recettes de cocktail sont faciles et délicieuses comme le champagne orange, la Joséphine à base de whisky et tant d’autres.

On apprend mil choses comme la bière de banane ou de miel, l’apéro thaï ou japonnais, pourquoi l’absinthe rendait zinzin, l’origine du Pernod..

Bref, lisez ce livre magique par tant d’infos et offrez-le aux amateurs de l’heure heureuse !

Happy Hours, par Christophe Casazza, tout ce qu’i faut savoir sur l’apéro pur ne pas boire idiot !, Editons Filidalo, 15 €.

Marco Polo et l’Hirondelle du khan.

Un spectacle complet entre danse et théâtre, nous est donné d’admirer au théâtre La Bruyère. Surprise, beauté et parfois malaise, des sentiments contradictoires se côtoient !

 

Un décor minimaliste constitué d’un grand lit recouvert d’une couverture épaisse et d’un banc compose la scène. Un grand Khan magnifiquement grimé habillé à l’orientale, souvent torse nu, semble souffrir d’un mal étrange. Sa concubine préférée, l’Hirondelle, superbe jeune femme élégante et déliée, l’assiste, l’entoure, l’aide. Des personnages étranges, habillés de soie vive, évoluent, chantant ou jouant d’instruments. Nous sommes à la cour de Khan, petit-fils du Mongol Ghengis Khan, qui entreprend d’agrandir encore son empire.

Le souverain accueille Marco Polo de la lignée des grands marchands. L’histoire nous enseigne que ce dernier resta 16 ans à la cour du Mongol.

Entre les trois protagonistes se noue sous nos yeux, un jeu subtil de domination, séduction, emprise charnelle. L’ambiance passe de maléfique avec le chant lyrique qui accentue le côté tragique, une certaine violence du Khan qui joue parfaitement du sabre ; à comique par le texte parfois plein d’humour. Le trio évolue fluidement, magnétiquement, subtilement entre les trois personnages chantant ou jouant d’instruments à corde de belle résonance.

On reste fasciné, presque médusé de l’enchainement. Entre l’oeil qui admire, l’ouïe charmée par les accords mélodieux, l’histoire qui parle à la connaissance, le spectacle enchante. Nous ne dévoilerons pas l’intrigue et la fin un peu rapide de cette belle tragédie. Courez-y !

Marco Polo et l’Hirondelle du Khan, écrit et mis en scène par Eric Bouvron avec Jade Phan Gia, Kamel Isker en alternance avec Eliott Lerner et laurent Maurel, musique et chants Ganchimeg Sandag, Bouzhigmaa Santaro, Cécilia Meltzer et Didier Simione
Théâtre La Bruyère, 5 rue La Bruyère 75009 Paris, 01 48 74 76 99. 

Irving Penn, au Grand Palais.

Il est né en 1917, juste cent ans, et a marqué de son emprunte sensible la photographie du XX e siècle. Organisée par le Metropolitain Museum of Art à New York et la RMN-Grand Palais, l’exposition consacrée à Irving Penn (1917-2009) est simplement magnifique.
Que voici une belle retrospective d’un grand nombre de tirages réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, une sélection de 235 photo offrant une vision de son œuvre. Avec dessins et peintures tout à fait intéressantes.

Son œuvre est vaste et choisie, entre mode, nus, portraits, natures mortes, débris de la rue…

La personnalité de l’artiste apparait bien au travers de ses photos, guidées par une grande exigence, une rigueur acérée et un grand soin dans le tirage de ses œuvres. Scènes de rue à New York, natures mortes en couleur marquent le début de sa carrière de photographe. Il connait ensuite un succès mérité avec ses portraits de personnalités diverses voulus par le magazine Vogue. Spencer Tracy, Dali, Charles James, Alfred Hitchcock..il se plait à révéler la vraie personnalité de chacun en les faisant parler et saisissant tout d’un coup l’image.

Pour Vogue il réalisera des photos de mode, révélant les mannequins, les sublimant par son art, les rendant célèbres par son style. Il voyagera à travers l’Afrique et le Pacifique, en vrai reporter fixant les indigènes, leurs mœurs, leurs métiers.

Il se passionne ensuite pour les détritus, mégots, boites de conserve, se laissant prendre par l’éphémère et le processus de désintégration.

Elégance, soin, originalité, recul et réel talent, ainsi peut-on qualifier son acheter du cialis en ligne oeuvre.

Irving Penn, au Grand Palais du 21 septembre au 29 janvier 2018.