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Incroyables bûches

On aime cette collection à la couverture presque phosphorescente qui remue quand on la bouge, qui nous offre 31 recettes de bûches ! De quoi épuiser la gourmandise de tous ses amis et sa famille ! Et l’époque en plein pour les croquer.

Toujours très didactique, l’ouvrage commence par nous apprendre la génoise qui fait la base de la bûche, souvent. Très simple à confectionner avec œufs, farine, sucre, huile, levure et le tour est joué ! La garniture s’appelle ganache au chocolat, crème au beurre ; les sauces,  coulis de fruits rouges ou sauce au caramel.

A vous ensuite, la farandole des bûches, et donc assez évidentes à faire grâce à la magie du verbe explicatoire. Nous avons aimé la « pur chocolat », un régal qui fond en bouche. La bûche « Trois chocolats » plait aussi par son esthétisme avant de l’avaler. La « marron-Whisky » séduit fatalement les hommes par la puissance de son parfum et la douceur de  sa crème au marron. La bûche façon profiteroles  est ludique et plaisante à l’œil comme au palais..
Bref, vous ne serez pas déçu mais épaterez vos amis par la variété et la réussite de ses desserts de fête.

Les bûches incroyablesLes bûches incroyables, par Sue Su, Les Petites Plats Marabout, 7,99 euros.

 

Déjeuner mi–bourguignon mi-pyrénéen.

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Délicieux déjeuner chez Allard, une institution crée en 1932, qui a su valoriser à merveille des vins généreux et précieux d’un côté bourguignon avec des saint-véran et des mâcon-villages, de l’autre en terre de Limoux avec un chardonnay étonnant.

Le domaine des Deux-Roches proche de la roche de Solutré est né en 1986 à l’initiative de deux compères, Christian Collovray et Jean-Luc terrier. Le domaine couvre 36 hectares d’un terroir qui produit  saint-véran,  mâcon-villages,  mâcon et un peu de mâcon rouge.

Nous avons apprécié le mâcon-villages Plants du Carré 2013 avec le pâté en croûte maison, l’alliance d’un vin aux arômes d’aubépine et d’une bouche citronnée et abricotée. Un bel équilibre entre  une fraicheur acidulée et une belle plénitude, ajustée et bienfaisante.

Pour compléter l’ensemble,  Kévin Tessieux, qui développe l’export pour les deux maison,  nous a servi un chardonnay original de la région de Limoux du domaine Antugnac. Propriété de 95 hectares, achetée en 1997 par les deux associés et amis Collovray et Terrier. Une maison implantée dans l’Aude prés de Limoux pour développer le cépage chardonnay, et avec quelle originalité ! Ce chardonnay, à robe jaune, au nez complexe de pamplemousse et de violette, nous a charmé par sa bouche ample, fine et équilibrée, minérale et fraîche.

Avec le turbot poché au beurre blanc, le saint véran P.R.C, domaines des Deux Roches, sa vivacité et son fruité acidulé s’accomodait avec bonheur avec ce poisson noble à chair blanche, relevé d’un beurre blanc splendide !

En écho, différent mais intéressant, le limoux « Terres Amoureuses » au nez de fruits confits, à la saveur agrume, d’une belle opulence était tout à fait agréable.

Avec un poulet tendre à la bourbonnaise, un Las Gravas Limoux Haute Vallée  et le saint véran Les Cras, des deux Roches constituaient une belle alliance, joliment impertinente, à la fois raffinée et enveloppante. Nous en reprîmes deux fois des deux !

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Pour clore ce  splendide repas, les profiteroles sauce chocolat chaud, étaient accompagnées d’un pinot noir côté Pierre Lys, du domaine Antugnac , au nez de fruits noirs, à la bouche ample, enveloppante et longue, idéal avec ce dessert gourmand.

Joie dans les yeux et les coeurs après ces agapes gentiment enivrantes.

Domaine Antugnac : 09 67 22 32 06

Domaines des Deux Roches : 03 85 35 86 51

Stendhal, un grand homme incarné !

 

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Voici un bel ouvrage, aussi savoureux à compulser qu’à « croquer », qui donne de l’appétit et le régale, quelle prouesse, Bravo Monsieur Beyle, appelé Stendhal !

« Tous les chemins mènent à Stendhal : le sens des mets comme le goût des mots »  explique la couverture du livre ! On en fera notre miel, par la magie du verbe de Gonzague Saint Bris qui nous conduit à une première partie consacrée au grand homme ! Ses amours, « il existe   quatre formes d’amour, écrit-il, l’amour-passion, l’amour-goût, l’amour-physique, l’amour de vanité ». La géographie, très importante dans la vie de chacun, Henri Beyle, futur Stendhal, qui est né à Grenoble et nous emméne  en Dauphiné, terre de saveurs. De la terre au goût, fatalement car on se nourrit des produits trouvés dans la terre immédiate.

Sa vie nous est décrite par ses découvertes, son travail, ses amours. Et fatalement l’Italie donc, d’où il dira : « il y a cent fois plus de passion, ici, qu’en France ».

Dans la deuxième partie, le chef Guy Savoy, entre en scène toujours avec Gonzague Saint Bris pour mettre en musique une quarantaine de recettes, toutes inspirées des goûts de Stendhal. Les entrées en matière s’appellent soupe de potiron et marrons, trompettes de la mort servie brûlante, sabodet et pommes de terre en salade typique lyonnaiserie ou pâté en croûte. Comme au théâtre, nous avons les « avants goûts », gratin d’écrevisses, gnocchis à la milanaise, grosses ravioles du Royans. « Au cœur de l’action », essayons le poulet au vin de Seyssel, le jarret de veau confit braisé, le tournedos Rossini..

Pour finir en beauté, goûtons  le saint-marcellin et crème de noix, le clafoutis aux cerises ou la guimauve chartreuse…Au total, une quarantaine de recettes faciles pour nous enchanter les papilles en relisant « Le Rouge et le Noir ».

A offrir à un passionné de littérature.

Le goût de Stendhal, par Gonzague Saint Bris et Guy Savoy, Editions Télémaque, 26 euros.